003-2274561-2437918
WyrokETPCz2008-02-26
Analiza orzeczenia
Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.
Zagadnienie prawne
Czy wywłaszczenie nieruchomości bez ustalonej daty i bez możliwości uzyskania odszkodowania, oparte na przepisach prawa miejscowego, stanowiło naruszenie prawa do poszanowania mienia zgodnie z art. 1 Protokołu nr 1 do Konwencji?Ratio decidendi
Trybunał uznał, że ingerencja w prawo własności skarżących, oparta na ustawie o zagospodarowaniu przestrzennym z 1994 r. i późniejszych przepisach, była "przewidziana prawem" i służyła uzasadnionemu celowi publicznemu, jakim było wdrożenie planu zagospodarowania przestrzennego. Jednakże, biorąc pod uwagę wszystkie okoliczności sprawy, Trybunał uznał, że niepewny charakter przedmiotowego planu naruszył sprawiedliwą równowagę, którą należy zachować między interesem publicznym a interesem prywatnym. Brak jasności co do terminu wywłaszczenia i brak możliwości uzyskania odszkodowania doprowadziły do nadmiernego obciążenia skarżących.Stan faktyczny
Skarżący, Wanda i Antoni Buczkiewicz, obywatele polscy, odziedziczyli w 1993 roku działkę w Warszawie. W 1992 roku władze lokalne podjęły decyzję o wywłaszczeniu tej działki w celu budowy dużej drogi łączącej gminę z Warszawą. Skarżący twierdzili, że nie ustalono konkretnej daty wywłaszczenia, co uniemożliwiało im wykorzystanie terenu do celów innych niż rolnicze, a prawo polskie nie pozwalało im na dochodzenie odszkodowania.Rozstrzygnięcie
Trybunał jednogłośnie stwierdził naruszenie art. 1 Protokołu nr 1 do Konwencji. Trybunał zasądził skarżącym łącznie 5 000 euro tytułem zadośćuczynienia za szkodę niemajątkową.Pełny tekst orzeczenia
COUR EUROPÉENNE DES DROITS DE L’HOMME
26.2.2008
Communiqué du Greffier
Arrêts de chambre concernant
la Pologne
La Cour européenne des droits de l’homme a communiqué aujourd’hui par écrit les deux arrêts de chambre suivants, dont aucun n’est définitif[1]. Une affaire de durée de procédure, où est indiquée la conclusion principale de la Cour, figure à la fin du communiqué de presse. (Les arrêts n’existent qu’en anglais.)
Violation de l’article 1 du Protocole n° 1
Buczkiewicz c. Pologne (requête no 10446/03)
Les requérants, Wanda Buczkiewicz et Antoni Buczkiewicz, sont des ressortissants polonais nés en 1947 et 1951 respectivement. Ils résident à Varsovie. En 1993, ils héritèrent d’un terrain situé dans la commune de Warszawa-Włochy.
L’affaire concerne la décision d’expropriation du terrain prise en 1992 par les autorités locales en vue de la construction d’une grande route reliant la commune à Varsovie. Les requérants alléguaient qu’aucune date précise n’avait été fixée pour l’expropriation, ce qui les empêchaient d’utiliser leur terrain à des fins autres qu’agricoles, et que le droit polonais ne leur permettait pas de prétendre à une indemnisation. Ils invoquaient l’article 1 du Protocole n° 1 (protection de la propriété) à la Convention européenne des droits de l'homme.
La Cour européenne des droits de l’homme conclut que l'ingérence dans le droit de propriété des requérants, qui se fondait sur la loi de 1994 relative à l'aménagement local et sur des dispositions postérieures, était « prévue par la loi » et poursuivait un objectif légitime d’intérêt général, à savoir la mise en œuvre d’un plan d’aménagement local. Toutefois, compte tenu de l’ensemble des circonstances de l’affaire, la Cour considère que le caractère aléatoire du plan en question rompait le juste équilibre à ménager entre l’intérêt public et l’intérêt privé qui s'opposaient. Partant, elle dit, à l'unanimité, qu'il y a eu violation de l’article 1 du Protocole n° 1 à la Convention et alloue conjointement aux requérants 5 000 euros (EUR) au titre du dommage moral. (L'arrêt n'existe qu'en anglais).
Affaire de durée de procédure
Dans l’affaire suivante, le requérant se plaignait notamment, sous l’angle de l’article 6 § 1 (droit à un procès équitable dans un délai raisonnable), de la durée excessive d’une procédure ne relevant pas du droit pénal.
Violation de l’article 6 § 1 (durée)
Karpow c. Pologne (n° 3429/03)
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Rédigés par le greffe, ces résumés ne lient pas la Cour. Le texte complet des arrêts de la Cour est disponible sur son site Internet (http://www.echr.coe.int).
Contacts pour la presse
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La Cour européenne des droits de l’homme a été créée à Strasbourg par les Etats membres du Conseil de l’Europe en 1959 pour connaître des allégations de violation de la Convention européenne des droits de l’homme de 1950.
[1] L’article 43 de la Convention européenne des droits de l’homme prévoit que, dans un délai de trois mois à compter de la date de l’arrêt d’une chambre, toute partie à l’affaire peut, dans des cas exceptionnels, demander le renvoi de l’affaire devant la Grande Chambre (17 membres) de la Cour. En pareille hypothèse, un collège de cinq juges examine si l’affaire soulève une question grave relative à l’interprétation ou à l’application de la Convention ou de ses protocoles ou encore une question grave de caractère général. Si tel est le cas, la Grande Chambre statue par un arrêt définitif. Si tel n’est pas le cas, le collège rejette la demande et l’arrêt devient définitif. Pour le reste, les arrêts de chambre deviennent définitifs à l’expiration dudit délai de trois mois ou si les parties déclarent qu’elles ne demanderont pas le renvoi de l’affaire devant la Grande Chambre.
© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 16.07.2026. · Źródło