003-2350254-2518024
WyrokETPCz2008-05-06
Analiza orzeczenia
Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.
Zagadnienie prawne
Czy 48-dniowe tymczasowe aresztowanie 17-letniego skarżącego oraz brak skutecznego środka odwoławczego do zakwestionowania jego legalności naruszyły prawo do wolności i bezpieczeństwa oraz prawo do szybkiego rozstrzygnięcia o legalności zatrzymania z art. 5 ust. 3 i 4 Konwencji?Ratio decidendi
Trybunał uznał, że 48-dniowe tymczasowe aresztowanie było nadmierne, zwłaszcza biorąc pod uwagę fakt, że skarżący był w tym czasie nieletni. W odniesieniu do art. 5 ust. 4, Trybunał stwierdził, że skarżący nie miał dostępu do skutecznego środka prawnego, który pozwoliłby mu zakwestionować legalność jego tymczasowego aresztowania, co jest zgodne z jego wcześniejszym orzecznictwem w podobnych sprawach.Stan faktyczny
Skarżący, Tolga Nart, obywatel Turcji urodzony w 1986 roku, został aresztowany 28 listopada 2003 roku, gdy miał 17 lat, pod zarzutem kradzieży z bronią w ręku. Został osadzony w areszcie tymczasowym i zwolniony 16 stycznia 2004 roku, co oznaczało 48 dni pozbawienia wolności. Postępowanie karne przeciwko niemu jest nadal w toku. Skarżący przebywa obecnie w areszcie w związku z innym przestępstwem.Rozstrzygnięcie
Trybunał stwierdził naruszenie art. 5 ust. 3 Konwencji (pięcioma głosami przeciwko dwóm) oraz naruszenie art. 5 ust. 4 Konwencji (jednogłośnie). Zasądził skarżącemu 750 euro tytułem zadośćuczynienia za szkody niemajątkowe.Pełny tekst orzeczenia
COUR EUROPÉENNE DES DROITS DE L’HOMME
6.5.2008
Communiqué du Greffier
Arrêt de chambre concernant la Turquie
La Cour européenne des droits de l’homme a communiqué aujourd’hui par écrit l’arrêt de chambre suivant, qui n’est pas définitif[1].
Violation de l’article 5 §§ 3 et 4
Nart c. Turquie (requête no 20817/04)
Le requérant, Tolga Nart, est un ressortissant turc né en 1986. Il se trouve actuellement en détention provisoire à la prison d’Uşak (Turquie) en raison d’une infraction sans rapport avec sa requête à la Cour européenne des droits de l’homme.
Le 28 novembre 2003, le requérant, alors âgé de 17 ans, fut arrêté et mis en détention provisoire parce qu’il était soupçonné de vol à main armée. Il fut libéré le 16 janvier 2004. La procédure à son encontre est apparemment toujours pendante. Invoquant l’article 5 §§ 3 et 4 (droit à la liberté et à la sûreté) de la Convention européenne des droits de l’homme, il dénonçait la durée excessive de sa détention provisoire et se plaignait de n’avoir disposé d’aucun recours effectif pour en contester la légalité.
La Cour européenne des droits de l’homme juge excessive la durée de la détention provisoire du requérant (48 jours), compte tenu en particulier du fait qu’il était mineur à l’époque des faits. En conséquence, elle constate, par cinq voix contre deux, la violation de l’article 5 § 3 de la Convention. Par ailleurs, elle juge, comme elle l’a fait dans d’autres affaires ayant soulevé des questions similaires, que le requérant n’a pas disposé d’un recours effectif qui lui aurait permis de contester la légalité de sa détention provisoire. Dès lors, elle dit, à l’unanimité, qu’il y a eu violation de l’article 5 § 4. Elle alloue au requérant 750 euros (EUR) pour préjudice moral. (L’arrêt n’existe qu’en anglais.)
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Rédigés par le greffe, ces résumés ne lient pas la Cour. Le texte complet des arrêts de la Cour est disponible sur son site Internet (http://www.echr.coe.int).
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La Cour européenne des droits de l’homme a été créée à Strasbourg par les Etats membres du Conseil de l’Europe en 1959 pour connaître des allégations de violation de la Convention européenne des droits de l’homme de 1950.
[1] L’article 43 de la Convention européenne des droits de l’homme prévoit que, dans un délai de trois mois à compter de la date de l’arrêt d’une chambre, toute partie à l’affaire peut, dans des cas exceptionnels, demander le renvoi de l’affaire devant la Grande Chambre (17 membres) de la Cour. En pareille hypothèse, un collège de cinq juges examine si l’affaire soulève une question grave relative à l’interprétation ou à l’application de la Convention ou de ses protocoles ou encore une question grave de caractère général. Si tel est le cas, la Grande Chambre statue par un arrêt définitif. Si tel n’est pas le cas, le collège rejette la demande et l’arrêt devient définitif. Pour le reste, les arrêts de chambre deviennent définitifs à l’expiration dudit délai de trois mois ou si les parties déclarent qu’elles ne demanderont pas le renvoi de l’affaire devant la Grande Chambre.
© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 15.07.2026. · Źródło