003-3330607-3724463

WyrokETPCz2010-11-09

Analiza orzeczenia

Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.

Zagadnienie prawne
Czy intensywny ruch drogowy i związane z nim uciążliwości (hałas, wibracje, zanieczyszczenia) naruszyły prawo skarżącego do poszanowania życia prywatnego i mieszkania (art. 8 Konwencji), oraz czy długość postępowania sądowego w tej sprawie naruszyła prawo do rzetelnego procesu w rozsądnym terminie (art. 6 ust. 1 Konwencji)?
Ratio decidendi
Trybunał uznał, że pomimo podjętych przez władze działań mających na celu ograniczenie ruchu i uciążliwości, środki te okazały się niewystarczające. Skarżący był przez długi czas narażony na nadmierny hałas, który przekraczał normy prawne, co uniemożliwiło mu spokojne korzystanie z jego domu. W konsekwencji, państwo nie wywiązało się ze swojego pozytywnego obowiązku zapewnienia poszanowania życia prywatnego i mieszkania skarżącego, co stanowi naruszenie art. 8 Konwencji. Ponadto, Trybunał stwierdził, że postępowanie sądowe w sprawie odszkodowania, które trwało sześć lat i dziewięć miesięcy przez dwie instancje, było nadmiernie długie, co naruszyło prawo skarżącego do rzetelnego procesu w rozsądnym terminie zgodnie z art. 6 ust. 1 Konwencji.
Stan faktyczny
Skarżący, György Deés, mieszkał w Alsónémedi na Węgrzech. Jego ulica, będąca częścią drogi krajowej, stała się alternatywną trasą dla ciężarówek unikających opłat drogowych na pobliskiej autostradzie. Spowodowało to znaczne uciążliwości (hałas, wibracje, zanieczyszczenia, zapachy), które skarżący uważał za czyniące jego dom praktycznie niezdatnym do zamieszkania. W jego domu pojawiły się pęknięcia, a pomiary hałasu z 2003 roku wykazały przekroczenie dopuszczalnych norm.
Rozstrzygnięcie
Stwierdza naruszenie artykułu 8 (prawo do poszanowania życia prywatnego i rodzinnego oraz mieszkania) i artykułu 6 ust. 1 (prawo do rzetelnego procesu w rozsądnym terminie) Konwencji.

Pełny tekst orzeczenia

du Greffier de la Cour n� 843 09.11.2010 Les mesures prises par l'Etat pour r�duire les nuisances caus�es � un riverain par une intense circulation routi�re �taient insuffisantes Dans son arr�t de chambre � non d�finitif1 � rendu ce jour en l'affaire De�s c. Hongrie (requ�te no 2345/06) la Cour europ�enne des droits de l'homme conclut, � l'unanimit�, � la : Violation des articles 8 (droit au respect de sa vie priv�e et de son domicile) et 6 � 1 (droit � un proc�s �quitable dans un d�lai raisonnable) de la Convention europ�enne des droits de l'homme. L'affaire concerne les nuisances (bruits, vibrations, pollution, odeurs) caus�es � un riverain par la circulation routi�re intense dans sa rue, situ�e non loin d'une autoroute � p�age. Principaux faits Le requ�rant, Gy�rgy De�s, est un ressortissant hongrois, n� en 1950 et r�sidant � Als�n�medi (Hongrie). M. De�s all�gue qu'afin d'�viter un p�age mis en place en 1997 sur une autoroute privatis�e pr�s de Als�n�medi, de nombreux camions choisissent d'autres itin�raires, notamment la rue o� il habite (qui est une portion d'une route nationale). Le 23 f�vrier 1999, le requ�rant engagea une proc�dure d'indemnisation contre la soci�t� d'entretien des routes publiques du comt� de Pest. Il soutint qu'en raison de l'augmentation de la circulation dans sa rue, des fissures �taient apparues dans les murs de sa maison. Il fut finalement d�bout� en appel le 15 novembre 2005. Les tribunaux internes estim�rent en particulier que, bien que le bruit � mesur� par un expert � deux reprises en mai 2003 � ait, lors des mesures, d�pass� de 15% et 12% la limite l�gale de 60 dB(A), les vibrations ou les bruits caus�s par la circulation n'�taient pas assez forts pour causer des dommages � la maison de M. De�s. Dans l'intervalle, les autorit�s s'employ�rent � partir de 1998 � ralentir et r�organiser la circulation dans ce secteur. En particulier, elles construisirent trois bretelles de contournement, impos�rent une limite de vitesse de 40 km/h la nuit et dot�rent deux carrefours voisins de feux tricolores. En 2001 furent install�s des panneaux de signalisation visant � interdire l'acc�s des v�hicules de plus de 6 tonnes et � canaliser la circulation. 1 Conform�ment aux dispositions des articles 43 et 44 de la Convention, les arr�ts de chambre ne sont pas d�finitifs. Dans un d�lai de trois mois � compter de la date du prononc� de l'arr�t, toute partie peut demander le renvoi de l'affaire devant la Grande Chambre de la Cour. En pareil cas, un coll�ge de cinq juges d�termine si l'affaire m�rite plus ample examen. Si tel est le cas, la Grande Chambre se saisira de l'affaire et rendra un arr�t d�finitif. Si la demande de renvoi est rejet�e, l'arr�t de chambre deviendra d�finitif � la date de ce rejet. Conform�ment aux dispositions de l'article 28 de la Convention, les arr�ts rendus par un comit� sont d�finitifs. D�s qu'un arr�t devient d�finitif, il est transmis au Comit� des Ministres du Conseil de l'Europe qui en surveille l'ex�cution. Des renseignements suppl�mentaires sur le processus d'ex�cution sont consultables � l'adresse suivante : www.coe.int/t/dghl/monitoring/execution. Griefs, proc�dure et composition de la Cour Invoquant l'article 8 (droit au respect du domicile) de la Convention, M. De�s all�guait que son domicile �tait devenu pratiquement inhabitable en raison du bruit, de la pollution et des odeurs caus�s par la circulation intense dans sa rue. Il d�non�ait en outre, au regard de l'article 6 (droit � un proc�s �quitable dans un d�lai raisonnable), la dur�e excessive de la proc�dure judiciaire qu'il avait engag�e � cet �gard. La requ�te a �t� introduite devant la Cour europ�enne des droits de l'homme le 6 janvier 2006. L'arr�t a �t� rendu par une chambre de sept juges compos�e de : Fran�oise Tulkens (Belgique), pr�sidente, Danut Jocien (Lituanie), Dragoljub Popovi (Serbie), Andr�s Saj� (Hongrie), Nona Tsotsoria (G�orgie), Kristina Pardalos (Saint-Marin), Guido Raimondi (Italie), juges, ainsi que de Stanley Naismith, greffier de section. D�cision de la Cour Article 8 La Cour rappelle que la Convention prot�ge le droit d'un individu non seulement au simple espace physique que constitue son domicile (ce qui implique, par exemple, une protection contre l'entr�e dans le domicile d'une personne non autoris�e) mais �galement � la jouissance paisible, dans des limites raisonnables, dudit espace contre des nuisances telles que les bruits, les �missions ou les odeurs. La Cour reconna�t en particulier la complexit� de la t�che dont ont d� s'acquitter les autorit�s dans l'affaire de M. De�s s'agissant de g�rer les questions d'infrastructure � ce qui impliquait de prendre des mesures exigeant beaucoup de temps et de ressources � et de m�nager l'�quilibre entre les usagers de la route et les int�r�ts des riverains. Toutefois, malgr� les efforts consentis en vue de limiter et canaliser la circulation, les mesures prises se sont av�r�es constamment insuffisantes, en cons�quence de quoi M. De�s a �t� expos� � un bruit excessif pendant une longue p�riode (au moins jusqu'en mai 2003, �poque � laquelle un expert a mesur� le niveau sonore et a conclu qu'il d�passait la limite l�gale). En somme, � l'�poque des faits, la rue o� habitait M. De�s a �t� le th��tre de nuisances graves et directes, qui ont emp�ch� le requ�rant de jouir de son domicile. D�s lors, l'Etat a failli � son obligation de garantir le droit du requ�rant au respect de son domicile et de sa vie priv�e, au m�pris de l'article 8. Article 6 � 1 La Cour estime que la dur�e de la proc�dure, qui s'est �tendue sur six ans et neuf mois pour deux degr�s de juridiction, a �t� excessive ; partant, il y a eu violation de l'article 6 � 1. Article 41 (satisfaction �quitable) La Cour dit que la Hongrie doit verser au requ�rant 6,000 euros (EUR) au titre du dommage moral. L'arr�t n'existe qu'en anglais. R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci, peuvent �tre obtenus sur son site Internet. Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire aux fils RSS de la Cour. Contacts pour la presse [email protected] | tel: +33 3 90 21 42 08 Tracey Turner-Tretz (tel: + 33 3 88 41 35 30) Emma Hellyer (tel: + 33 3 90 21 42 15) Kristina Pencheva-Malinowski (tel: + 33 3 88 41 35 70) C�line Menu-Lange (tel: + 33 3 90 21 58 77) Fr�d�ric Dolt (tel: + 33 3 90 21 53 39) Nina Salomon (tel: + 33 3 90 21 49 79) La Cour europ�enne des droits de l'homme a �t� cr��e � Strasbourg par les Etats membres du Conseil de l'Europe en 1959 pour conna�tre des all�gations de violation de la Convention europ�enne des droits de l'homme de 1950. 3

© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 15.07.2026. · Źródło