003-3380477-3789894
WyrokETPCz2010-12-21
Analiza orzeczenia
Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.
Zagadnienie prawne
Czy niemożność prawnego ustalenia ojcostwa biologicznego przez mężczyznę wobec dzieci urodzonych w trakcie jego konkubinatu z zamężną kobietą, w sytuacji gdy prawo krajowe nie pozwala na podważenie domniemania ojcostwa męża, stanowi naruszenie prawa do poszanowania życia rodzinnego z art. 8 Konwencji?Ratio decidendi
Trybunał uznał, że między skarżącym a dziećmi istniało "życie rodzinne" w rozumieniu art. 8 Konwencji, biorąc pod uwagę długotrwałe wspólne pożycie i więzi uczuciowe. Jednakże, Trybunał stwierdził, że władze bułgarskie nie zagroziły istnieniu tej rodziny. Trybunał podkreślił szeroki margines oceny państwa w regulowaniu kwestii filiacji i brak europejskiego konsensusu co do obowiązku umożliwienia ojcu biologicznemu podważenia domniemania ojcostwa męża. Ponadto, Trybunał zauważył, że prawo bułgarskie oferowało skarżącemu inne możliwości prawne (np. adopcję, umieszczenie dzieci pod jego opieką), z których nie skorzystał, co oznacza, że państwo nie może być odpowiedzialne za jego pasywność.Stan faktyczny
Skarżący, Atanas Chavdarov, mieszkał z zamężną kobietą (żyjącą w separacji z mężem) w latach 1989-2002. W tym czasie urodziło się troje dzieci, których ojcem prawnym był mąż kobiety. Po rozstaniu z kobietą w 2002 roku, skarżący zamieszkał z dziećmi i próbował ustalić swoje ojcostwo biologiczne, jednak bułgarskie prawo nie przewidywało takiej możliwości, ponieważ domniemanie ojcostwa męża było niepodważalne.Rozstrzygnięcie
Trybunał jednogłośnie stwierdził brak naruszenia artykułu 8 (prawa do poszanowania życia rodzinnego) Europejskiej Konwencji Praw Człowieka.Pełny tekst orzeczenia
du Greffier de la Cour
n� 988 21.11.2010
L'impossibilit� juridique de faire �tablir une paternit� biologique n'�tait pas contraire au droit au respect de la vie familiale
Dans son arr�t de chambre, non d�finitif1, rendu ce jour dans l'affaire Chavdarov c. Bulgarie (requ�te no 3465/03) la Cour europ�enne des droits de l'homme dit, � l'unanimit�, qu'il y a eu :
Non-violation de l'article 8 (droit au respect de la vie familiale) de la Convention europ�enne des droits de l'homme.
L'affaire concerne l'impossibilit� pour un homme, en vertu du droit bulgare, de faire reconna�tre sa paternit� � l'�gard de trois enfants n�s d'une femme mari�e au cours d'une p�riode (1989-2002) durant laquelle ils v�curent ensemble.
Principaux faits
Le requ�rant, Atanas Chavdarov, est un ressortissant bulgare n� en 1973 et r�sidant � Ruptzi (Bulgarie). En 1989, il s'installa avec une femme mari�e (mais vivant s�par�ment de son �poux), qui donna naissance � trois enfants en 1990, 1995 et 1998, alors qu'ils vivaient ensemble. L'�poux de la femme apparaissait comme p�re des enfants dans leurs actes de naissance et les enfants portent son nom de famille.
Fin 2002, la femme quitta M. Chavdarov et les enfants pour s'�tablir avec un autre partenaire. Depuis lors et selon ses dires, M. Chavdarov vit avec les trois enfants.
D�but 2003, M. Chavdarov consulta un avocat dans la perspective d'ouvrir une proc�dure de reconnaissance de paternit�. L'avocat l'informa toutefois que le droit bulgare ne lui offrait pas de possibilit� en ce sens, car la pr�somption de paternit� de l'�poux ne pouvait pas �tre contest�e. M. Chavdarov saisit donc la Cour directement, quelques jours plus tard.
Griefs, proc�dure et composition de la Cour
Invoquant l'article 8, M. Chavdarov se plaignait de l'impossibilit� de faire �tablir sa paternit� vis-�-vis des trois enfants dont il se dit le p�re biologique.
La requ�te a �t� introduite devant la Cour europ�enne des droits de l'homme le 20 janvier 2003.
1 Conform�ment aux dispositions des articles 43 et 44 de la Convention, cet arr�t de chambre n'est pas d�finitif. Dans un d�lai de trois mois � compter de la date de son prononc�, toute partie peut demander le renvoi de l'affaire devant la Grande Chambre de la Cour. En pareil cas, un coll�ge de cinq juges d�termine si l'affaire m�rite plus ample examen. Si tel est le cas, la Grande Chambre se saisira de l'affaire et rendra un arr�t d�finitif. Si la demande de renvoi est rejet�e, l'arr�t de chambre deviendra d�finitif � la date de ce rejet. D�s qu'un arr�t devient d�finitif, il est transmis au Comit� des Ministres du Conseil de l'Europe qui en surveille l'ex�cution. Des renseignements suppl�mentaires sur le processus d'ex�cution sont consultables � l'adresse suivante : www.coe.int/t/dghl/monitoring/execution.
L'arr�t a �t� rendu par une chambre de sept juges compos�e de :
Peer Lorenzen (Danemark), pr�sident, Renate Jaeger (Allemagne), Rait Maruste (Estonie), Isabelle Berro-Lef�vre (Monaco), Mirjana Lazarova Trajkovska (Ex-R�publique Yougoslave de Mac�doine), Zdravka Kalaydjieva (Bulgarie), Ganna Yudkivska (Ukraine), juges,
ainsi que de Claudia Westerdiek, greffi�re de section.
D�cision de la Cour
La Cour note que la Bulgarie a l'obligation d'assurer le respect de la � vie familiale �, lorsqu'une telle vie existe, mais qu'elle dispose d'une certaine marge d'appr�ciation pour ce faire.
La Cour v�rifie donc tout d'abord si les relations existant entre M. Chavdarov et les trois enfants constituent une � vie familiale �. Elle rel�ve tout d'abord que la longue cohabitation (1989-2002) de M. Chavdarov et son ancienne compagne et la naissance des trois enfants au cours de celle-ci indiquent que l'on est en pr�sence d'une cellule familiale de fait, au sein de laquelle M. Chavdarov a pu d�velopper des liens d'affection avec les enfants. Son attachement � leur �gard ressort �galement des d�marches qu'il a rapidement entreprises apr�s la s�paration en vue de pallier l'abence de tout lien de filiation entre les enfants et lui, ainsi que du fait que les enfants habiteraient avec lui depuis la s�paration. Pour la Cour, il est donc �tabli que les liens entre M. Chavdarov et les trois enfants dont il dit �tre le p�re biologique rel�vent bien de la � vie familiale � au sens de la Convention.
La Cour examine ensuite si la Bulgarie a fait ce qu'elle devait pour assurer le respect effectif de cette � vie familiale �. Sur ce point elle constate avant tout que l'existence de la famille form�e par M. Chavdarov et les trois enfants n'a �t� menac�e � aucun moment ni par les autorit�s ni par la m�re ou son mari. La Cour prend �galement en compte la marge d'appr�ciation confi�e � l'Etat dans la r�glementation des relations de filiation, et constate qu'il n'y a pas de consensus � l'�chelle europ�enne sur le point de savoir si la l�gislation interne doit permettre au p�re biologique de contester la pr�somption de paternit� du mari. Elle souligne que m�me si M. Chavdarov ne peut pas intenter d'action en contestation de la filiation paternelle des trois enfants, le droit interne ne le privait pas de toute possibilit� d'�tablir un lien de paternit� vis-�-vis de ceux-ci ou de pallier les inconv�nients d'ordre pratique engendr�s par l'absence d'un tel lien (il pouvait notamment solliciter l'adoption des enfants, ou demander aux services sociaux le placement des enfants sous sa responsabilit� en tant que proche personne de mineurs abandonn�s). Etant donn� qu'il n'a pas d�montr� s'�tre pr�valu de ces possibilit�s, la Cour ne saurait tenir les autorit�s de l'Etat pour responsables de sa propre passivit�. Le respect des int�r�ts l�gitimes des enfants a �galement �t� assur� par la l�gislation interne.
La Cour conclut, � l'unanimit�, qu'il n'y a pas eu violation de l'article 8.
L'arr�t n'existe qu'en fran�ais.
R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci,
peuvent �tre obtenus sur son site Internet. Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire aux fils RSS de la Cour. Contacts pour la presse [email protected] | tel: +33 3 90 21 42 08 Fr�d�ric Dolt (tel: + 33 3 90 21 53 39) Emma Hellyer (tel: + 33 3 90 21 42 15) Tracey Turner-Tretz (tel: + 33 3 88 41 35 30) Kristina Pencheva-Malinowski (tel: + 33 3 88 41 35 70) C�line Menu-Lange (tel: + 33 3 90 21 58 77) Nina Salomon (tel: + 33 3 90 21 49 79) La Cour europ�enne des droits de l'homme a �t� cr��e � Strasbourg par les Etats membres du Conseil de l'Europe en 1959 pour conna�tre des all�gations de violation de la Convention europ�enne des droits de l'homme de 1950.
3
© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 15.07.2026. · Źródło