003-3414235-3832860

WyrokETPCz2011-01-27

Analiza orzeczenia

Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.

Zagadnienie prawne
Czy skazanie karne za podpisanie deklaracji poparcia dla zakazanej organizacji (PKK) i aktywne uczestnictwo w kampanii na jej rzecz naruszyło prawo do wolności wyrażania opinii z art. 10 Konwencji?
Ratio decidendi
Trybunał uznał, że skazanie skarżącej nie opierało się na wyrażeniu przez nią określonej opinii, lecz na aktywnym wspieraniu zakazanej organizacji. Sąd krajowy odróżnił wyrażanie żądań wolności i samostanowienia dla narodu kurdyjskiego od zobowiązania się do nieprzestrzegania zakazu działalności PKK. Ingerencja w wolność wyrażania opinii była przewidziana prawem (ustawa o stowarzyszeniach i orzecznictwo sądów krajowych), dążyła do uzasadnionych celów ochrony porządku i bezpieczeństwa publicznego, a także była konieczna w społeczeństwie demokratycznym i proporcjonalna. Trybunał podkreślił, że zakaz działalności PKK byłby nieskuteczny, gdyby jego zwolennicy mogli swobodnie realizować działania zakazanej organizacji, a skarżąca mogła zwrócić się do Ministerstwa Spraw Wewnętrznych w celu zniesienia zakazu bez ryzyka ścigania karnego.
Stan faktyczny
Skarżąca, Aysel Aydin, obywatelka Turcji mieszkająca w Niemczech, w lipcu 2001 roku podpisała deklarację poparcia dla Partii Pracujących Kurdystanu (PKK), która jest zakazana w Niemczech od 1993 roku. Deklaracja, będąca częścią kampanii PKK, wzywała do uznania praw Kurdów i zniesienia zakazu PKK, a także stwierdzała, że sygnatariusz jest członkiem PKK i nie uznaje zakazu. Skarżąca organizowała zbieranie podpisów, przekazała setki deklaracji prokuraturze i dokonywała darowizn na rzecz sekcji PKK. W lipcu 2003 roku została skazana przez sąd regionalny w Berlinie za naruszenie zakazu działalności stowarzyszenia i ukarana grzywną 1200 euro, co zostało potwierdzone przez sądy wyższych instancji.
Rozstrzygnięcie
Stwierdza brak naruszenia artykułu 10 (wolność wyrażania opinii) Europejskiej Konwencji Praw Człowieka.

Pełny tekst orzeczenia

du Greffier de la Cour n� 068 27.01.2011 Une condamnation p�nale pour avoir enfreint l'interdiction du PKK n'�tait pas contraire � la Convention Dans son arr�t de chambre, non d�finitif1, rendu ce jour dans l'affaire Aydin c. Allemagne (requ�te no 16637/07), la Cour europ�enne des droits de l'homme dit, � la majorit�, qu'il y a eu : Non-violation de l'article 10 (libert� d'expression) de la Convention europ�enne des droits de l'homme. L'affaire porte sur le grief de la requ�rante relatif � sa condamnation pour avoir sign� une d�claration de soutien au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Principaux faits La requ�rante, Aysel Aydin, est une ressortissante turque n�e en 1972 et r�sidant � Wuppertal (Allemagne). En juillet 2001, elle signa une d�claration de soutien au PKK, qui est interdit en Allemagne depuis 1993 en vertu de la loi sur les associations (Vereinsgesetz). La d�claration, qui s'inscrivait dans le cadre d'une campagne lanc�e par les dirigeants du PKK, appelait � la reconnaissance des droits des Kurdes et � la lev�e de l'interdiction frappant les activit�s du PKK. Elle indiquait que tout signataire �tait membre du PKK et qu'il condamnait l'interdiction du PKK et les poursuites p�nales contre les dirigeants du parti ; elle d�clarait aussi que le signataire ne reconnaissait pas l'interdiction et assumerait toute responsabilit� d�coulant de cette prise de position. Mme Aydin organisa avec d'autres personnes une collecte de signatures et remit au parquet de Berlin deux dossiers contenant quelques centaines de d�clarations sign�es. Par ailleurs, elle fit des dons � une section du PKK, elle aussi soumise � l'interdiction. En tout, quelque 100 000 d�clarations furent remises aux autorit�s allemandes dans le cadre de la campagne. En juillet 2003, le tribunal r�gional de Berlin condamna Mme Aydin pour avoir enfreint une interdiction frappant les activit�s d'une association et lui infligea une amende de 1 200 euros. Le tribunal jugea que, si le fait d'exiger la libert� et l'autod�termination pour le peuple kurde et d'appeler � la lev�e de l'interdiction pesant sur le PKK relevait de la libert� d'expression de la requ�rante, celle-ci �tait n�anmoins pass�e outre l'interdiction en signant la d�claration, en participant � la campagne et en faisant des dons � une section du parti. La Cour f�d�rale de justice confirma ce jugement en janvier 2004, estimant en particulier que l'objectif de Mme Aydin consistant � entraver les poursuites p�nales li�es � l'interdiction �tait �tabli par le fait qu'elle et les autres militants ne s'�taient pas adress�s au minist�re de l'Int�rieur, lequel aurait �t� comp�tent pour lever l'interdiction, mais avaient au lieu de cela soumis un grand nombre 1 Conform�ment aux dispositions des articles 43 et 44 de la Convention, cet arr�t de chambre n'est pas d�finitif. Dans un d�lai de trois mois � compter de la date de son prononc�, toute partie peut demander le renvoi de l'affaire devant la Grande Chambre de la Cour. En pareil cas, un coll�ge de cinq juges d�termine si l'affaire m�rite plus ample examen. Si tel est le cas, la Grande Chambre se saisira de l'affaire et rendra un arr�t d�finitif. Si la demande de renvoi est rejet�e, l'arr�t de chambre deviendra d�finitif � la date de ce rejet. D�s qu'un arr�t devient d�finitif, il est transmis au Comit� des Ministres du Conseil de l'Europe qui en surveille l'ex�cution. Des renseignements suppl�mentaires sur le processus d'ex�cution sont consultables � l'adresse suivante : www.coe.int/t/dghl/monitoring/execution. de d�clarations au parquet. Par une d�cision du 26 septembre 2006, la Cour constitutionnelle f�d�rale �carta le recours form� par Mme Aydin contre le jugement. Les deux juridictions f�d�rales s'appuy�rent sur un arr�t de principe de la Cour f�d�rale de justice du 27 mars 2003, par lequel elle confirmait sa jurisprudence en d�clarant qu'une personne enfreignait une interdiction frappant une association si ses propres activit�s se r�f�raient aux activit�s interdites de l'association et �taient favorables � celles-ci. La Cour f�d�rale de justice avait jug� que le d�p�t des d�clarations dans le cadre d'une vaste campagne visait � soutenir les activit�s du PKK. Griefs, proc�dure et composition de la Cour Invoquant en particulier l'article 10, Mme Aydin se plaignait que sa condamnation p�nale pour avoir sign� la d�claration emportait violation de son droit � la libert� d'expression. La requ�te a �t� introduite devant la Cour europ�enne des droits de l'homme le 16 avril 2007. L'arr�t a �t� rendu par une chambre de sept juges compos�e de : Peer Lorenzen (Danemark), pr�sident, Renate Jaeger (Allemagne), Karel Jungwiert (R�publique tch�que), Rait Maruste (Estonie), Mark Villiger (Liechtenstein), Isabelle Berro-Lef�vre (Monaco), Zdravka Kalaydjieva (Bulgarie), juges, ainsi que de Claudia Westerdiek, greffi�re de section. D�cision de la Cour Article 10 La Cour observe que la condamnation p�nale de Mme Aydin ne repose pas sur le fait qu'elle a exprim� une certaine opinion, les juridictions nationales ayant reconnu que le fait d'exiger la libert� et l'autod�termination pour le peuple kurde et d'appeler � la lev�e de l'interdiction du PKK relevait de sa libert� d'expression. Elles ont toutefois estim� que la d�claration sign�e par la requ�rante devait �tre interpr�t�e comme un engagement � ne plus respecter � l'avenir l'interdiction frappant les activit�s du PKK. D�s lors, la t�che de la Cour se borne � rechercher si la condamnation p�nale de Mme Aydin pour avoir apport� son soutien � une organisation ill�gale a emport� violation de son droit � la libert� d'expression en vertu de l'article 10. Le gouvernement allemand ne conteste pas que la condamnation de Mme Aydin s'analyse en une ing�rence dans son droit � la libert� d'expression. Sur le point de savoir si cette ing�rence �tait justifi�e, la Cour constate que la condamnation litigieuse �tait pr�vue par la loi, au sens de l'article 10. Si les dispositions pertinentes de la loi nationale sur les associations, qui met en jeu la responsabilit� p�nale de quiconque enfreint l'interdiction � susceptible d'�tre sanctionn�e en justice � frappant une association, �taient libell�es dans des termes g�n�raux, la jurisprudence de la Cour f�d�rale de justice �tait en revanche suffisamment pr�cise pour rendre pr�visibles aux yeux de Mme Aydin les cons�quences de ses propres actes. De plus, sa condamnation visait � prot�ger l'ordre et la s�ret� publics et poursuivait donc des buts l�gitimes. Concernant la question de savoir si l'ing�rence �tait n�cessaire dans une soci�t� d�mocratique, la Cour observe que la mesure d'interdiction frappant les activit�s du PKK serait ineffective si les adeptes de ce parti �taient dans les faits libres de mettre en oeuvre les activit�s de l'organisation interdite. Les parties ne contestent pas que la mesure d'interdiction �tait soumise � un contr�le et pouvait �tre lev�e par le minist�re de l'Int�rieur. Mme Aydin aurait donc pu s'adresser au minist�re pour demander la lev�e de l'interdiction sans risquer de poursuites p�nales. En outre, les juridictions nationales ont examin� de mani�re approfondie le contenu de la d�claration, tenant compte du fait qu'elle avait �t� r�dig�e dans le cadre d'une vaste campagne lanc�e par les dirigeants du PKK et du fait que Mme Aydin avait fait un don � l'une des sections du parti. En outre, la sanction inflig�e n'appara�t pas disproportionn�e au but poursuivi. A la lumi�re de ces consid�rations, la Cour conclut � la non-violation de l'article 10. Opinion s�par�e La juge Kalaydjieva a exprim� une opinion dissidente, dont le texte se trouve joint � l'arr�t. L'arr�t n'existe qu'en anglais. R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci, peuvent �tre obtenus sur son site Internet. Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire aux fils RSS de la Cour. Contacts pour la presse [email protected] | tel: +33 3 90 21 42 08 Nina Salomon (tel: + 33 3 90 21 49 79) Emma Hellyer (tel: + 33 3 90 21 42 15) Tracey Turner-Tretz (tel: + 33 3 88 41 35 30) Kristina Pencheva-Malinowski (tel: + 33 3 88 41 35 70) C�line Menu-Lange (tel: + 33 3 90 21 58 77) Fr�d�ric Dolt (tel: + 33 3 90 21 53 39) La Cour europ�enne des droits de l'homme a �t� cr��e � Strasbourg par les Etats membres du Conseil de l'Europe en 1959 pour conna�tre des all�gations de violation de la Convention europ�enne des droits de l'homme de 1950. 3

© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 15.07.2026. · Źródło