003-3847016-4421049
WyrokETPCz2012-02-15
Analiza orzeczenia
Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.
Zagadnienie prawne
Czy pozbawienie wolności skarżącego w dniu 16 lipca 2003 r. oraz jego tymczasowe aresztowanie w dniu 25 lipca 2003 r. były zgodne z art. 5 ust. 1 Konwencji, w szczególności w kontekście braku podstawy prawnej i niewystarczającej motywacji?Stan faktyczny
Skarżący, Sorin Creang, rumuński oficer policji sądowej, został wezwany i przesłuchany przez Krajową Prokuraturę Antykorupcyjną w związku z dochodzeniem karnym. 16 lipca 2003 r. wszczęto przeciwko niemu postępowanie karne i został tymczasowo aresztowany. Sąd wojskowy apelacyjny przedłużył areszt, ale Sąd Najwyższy Sprawiedliwości uchylił tę decyzję i nakazał jego zwolnienie. Po nadzwyczajnym odwołaniu Prokuratora Generalnego, Sąd Najwyższy Sprawiedliwości uznał areszt tymczasowy za uzasadniony, co doprowadziło do ponownego aresztowania skarżącego 25 lipca 2003 r. Ostatecznie, 22 lipca 2010 r., sąd apelacyjny w Bukareszcie skazał go na trzy lata więzienia w zawieszeniu za korupcję bierną i ukrywanie przestępców.Rozstrzygnięcie
Tekst jest zapowiedzią wyroku Wielkiej Izby i nie zawiera jej rozstrzygnięcia. Wcześniej, Izba ETPCz stwierdziła jednomyślnie naruszenie artykułu 5 § 1 w związku z pozbawieniem wolności M. Creanga w dniu 16 lipca 2003 r. w godzinach od 10:00 do 22:00 oraz jego umieszczeniem w areszcie w dniu 25 lipca 2003 r., w następstwie nadzwyczajnego odwołania Prokuratora Generalnego. Izba uznała, że nie doszło do naruszenia artykułu 5 § 1 w odniesieniu do jego aresztowania w dniach 16-18 lipca 2003 r.Pełny tekst orzeczenia
du Greffier de la Cour
CEDH 063 (2012) 15.02.2012
Annonce d'arr�t de Grande Chambre concernant une privation de libert� et un placement en d�tention
provisoire d'un officier de police
La Cour europ�enne des droits de l'homme rendra un arr�t de Grande Chambre dans l'affaire Creang c. Roumanie (requ�te no 29226/03) en audience publique le jeudi 23 f�vrier 2012 � 10 h 00 (heure locale) au Palais des droits de l'homme � Strasbourg.
Dans cette affaire, le requ�rant se plaignait d'avoir �t� priv� de sa libert� le 16 juillet 2003 sans base l�gale lorsqu'il avait �t� interrog� dans le cadre d'une enqu�te p�nale de grande envergure visant � d�manteler un r�seau de trafic de produits p�troliers, impliquant des agents de police et des gendarmes. Il soutenait en outre que l'ordonnance de placement en d�tention provisoire rendue � son encontre le 16 juillet 2003, n'avait pas �t� motiv�e par des �l�ments concrets. Il se plaignait enfin de sa mise en d�tention provisoire apr�s intervention du procureur g�n�ral dans la proc�dure, par le biais d'un recours extraordinaire en annulation.
Principaux faits
Le requ�rant, M. Sorin Creang, est un ressortissant roumain, n� en 1956 et r�sidant � Bucarest (Roumanie). Officier de police judiciaire au sein de la police de Bucarest, il fut convoqu� puis interrog� par le Parquet national anti-corruption (� PNA �), dans le cadre d'une enqu�te p�nale relative � des faits de vols de produits p�troliers dans des ol�oducs aux alentours de Bucarest.
Le 15 juillet 2003, M. Creang et plusieurs autres coll�gues policiers furent cit�s � compara�tre devant le PNA afin de d�poser pour les besoins de l'enqu�te p�nale. Le 16 juillet 2003, vers 12 heures, il fut inform� par le procureur que des poursuites p�nales avaient �t� ouvertes contre lui ainsi que dix autres de ses coll�gues, pour faits de corruption passive, complicit� de vol qualifi� et association de malfaiteurs. Sept autres agents furent d�clar�s libres de quitter les locaux. Aux alentours de 22 heures, le procureur inculpa M. Creang ainsi que plusieurs autres agents de police et pronon�a le placement en d�tention de M. Creang � titre provisoire.
Le 18 juillet 2003, la cour militaire d'appel prolongea de vingt-sept jours la d�tention provisoire. M. Creang et les autres co-inculp�s form�rent un recours contre ce jugement. Par un arr�t du 21 juillet 2003, la Cour supr�me de justice fit droit � ce recours, cassa le jugement et ordonna la remise en libert� de M. Creang et des autres co-inculp�s.
Le procureur g�n�ral de la Roumanie forma alors un recours en annulation de cet arr�t. Il estimait que la Cour supr�me de justice avait commis de graves erreurs de droit.
Par un arr�t d�finitif du 25 juillet 2003, la Cour supr�me de justice fit droit au recours en annulation. Elle jugea que la d�tention provisoire �tait justifi�e, le dossier de l'affaire renfermant des renseignements suffisants permettant de croire que chacun des inculp�s aurait pu commettre les faits reproch�s.
Le 25 juillet 2003, M. Creang fut plac� en d�tention provisoire. Par un jugement avant dire droit du 29 juin 2004, le tribunal militaire territorial ordonna sa remise en libert�, avec interdiction de quitter le pays.
Par un arr�t rendu le 22 juillet 2010, la cour d'appel de Bucarest condamna M. Creang � une peine de trois ans de prison avec sursis pour corruption passive et recel de malfaiteurs.
Griefs et proc�dure
Invoquant l'article 5 � 1 (droit � la libert� et � la s�ret�), M. Creang estime que sa privation de libert� du 16 juillet 2003 �tait d�pourvue de base l�gale. Il soutient en outre que l'ordonnance de placement en d�tention provisoire rendue � son encontre le 16 juillet 2003, n'a pas �t� motiv�e par des �l�ments concrets, particuli�rement quant au danger que sa remise en libert� aurait repr�sent� pour l'ordre public. Il estime �galement ill�gal son placement en d�tention provisoire le 25 juillet 2003, apr�s intervention du procureur g�n�ral.
La requ�te a �t� introduite devant la Cour europ�enne des droits de l'homme le 4 septembre 2003. Dans son arr�t de chambre du 15 juin 2010, elle a conclu, � l'unanimit�, � la violation de l'article 5 � 1 en raison de la privation de libert� de M. Creang le 16 juillet 2003 de 10 heures � 22 heures et de son placement en d�tention le 25 juillet 2003, � la suite du recours en annulation du procureur g�n�ral. La Cour a estim� qu'il n'y avait pas eu violation de l'article 5 � 1 concernant son placement en d�tention du 16 au 18 juillet 2003. Le 3 septembre 2010, le Gouvernement a demand� le renvoi de l'affaire devant la Grande Chambre conform�ment � l'article 43 de la Convention (renvoi devant la Grande Chambre). Le 22 novembre 2010, le coll�ge de la Grande Chambre a accept� ladite demande.
R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci, peuvent �tre obtenus sur www.echr.coe.int. Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire aux fils RSS de la Cour. Contacts pour la presse [email protected] | tel: +33 3 90 21 42 08 Denis Lambert (tel: + 33 3 90 21 41 09) Tracey Turner-Tretz (tel: + 33 3 88 41 35 30) Kristina Pencheva-Malinowski (tel: + 33 3 88 41 35 70) C�line Menu-Lange (tel: + 33 3 90 21 58 77) Nina Salomon (tel: + 33 3 90 21 49 79)
La Cour europ�enne des droits de l'homme a �t� cr��e � Strasbourg par les �tats membres du Conseil de l'Europe en 1959 pour conna�tre des all�gations de violation de la Convention europ�enne des droits de l'homme de 1950.
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© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 15.07.2026. · Źródło