003-3860230-4439999

WyrokETPCz2012-02-28

Analiza orzeczenia

Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.

Zagadnienie prawne
Czy warunki detencji, w tym brak artykułów higienicznych i brak prywatności w toalecie w celi, naruszyły zakaz nieludzkiego lub poniżającego traktowania z art. 3 Konwencji?
Ratio decidendi
Trybunał uznał, że brak separacji toalety od reszty celi oraz konieczność korzystania z niej na widoku współwięźniów, w połączeniu z niemożnością utrzymania podstawowej higieny osobistej z powodu braku artykułów higienicznych, stanowiły nieludzkie i poniżające traktowanie. Skarżący przez pięć miesięcy czuł się stale brudny i upokorzony, co wywołało u niego cierpienie i udrękę przekraczające poziom nieodłączny od detencji. Trybunał podkreślił również niedopuszczalną postawę władz krajowych, które zlekceważyły uzasadnione prośby skarżącego o artykuły higieniczne.
Stan faktyczny
Skarżący, Aigars Melntis, obywatel Łotwy, był tymczasowo aresztowany w więzieniu Valmiera przez pięć miesięcy, od 19 maja do 14 października 2005 roku. W tym czasie, jak twierdził, nie otrzymywał mydła, papieru toaletowego, szczoteczki do zębów ani pasty, a toaleta w jego celi nie była oddzielona od reszty pomieszczenia, co zmuszało go do załatwiania potrzeb fizjologicznych na widoku współwięźniów. Skarżący złożył skargę do prokuratury, ale został poinformowany, że więzienie nie dysponuje wystarczającymi środkami finansowymi na zapewnienie artykułów higienicznych.
Rozstrzygnięcie
Trybunał stwierdza naruszenie art. 3 (zakaz nieludzkiego lub poniżającego traktowania) Konwencji. Trybunał odrzuca argument rządu dotyczący niewyczerpania krajowych środków odwoławczych. Trybunał zasądza na rzecz skarżącego 7 000 euro tytułem zadośćuczynienia za krzywdę moralną.

Pełny tekst orzeczenia

du Greffier de la Cour CEDH 081 (2012) 28.02.2012 Ineffectivit� d'une nouvelle voie de droit en Lettonie permettant de se plaindre de conditions de d�tention Dans son arr�t de chambre, non d�finitif1, rendu ce jour dans l'affaire Melntis c. Lettonie (requ�te no 30779/05), la Cour europ�enne des droits de l'homme dit, � l'unanimit�, qu'il y a eu : Violation de l'article 3 (interdiction des traitements inhumains ou d�gradants) de la Convention europ�enne des droits de l'homme. L'affaire concerne le grief de M. Melntis relatif aux conditions inhumaines dans lesquelles il aurait �t� d�tenu pendant cinq mois � la prison de Valmiera. Principaux faits Le requ�rant, Aigars Melntis, est un ressortissant letton n� en 1969 et r�sidant � Rencni parish (Lettonie). Le 19 mai 2005, M. Melntis fut plac� en d�tention provisoire � la prison de Valmiera pour r�sistance � un fonctionnaire. Il fut d�clar� coupable le 14 octobre 2005 ; condamn� � une peine de trois ans d'emprisonnement avec sursis, il fut imm�diatement remis en libert�. Le requ�rant all�gue notamment que, durant les cinq mois de d�tention effectu�s, il s'est constamment senti sale et humili� parce que les autorit�s p�nitentiaires refusaient de lui fournir savon, papier toilette, brosse � dents ou dentifrice, et qu'il devait faire ses besoins naturels � la vue de ses compagnons de cellule compte tenu de l'absence de cloison entre les toilettes et le reste de la pi�ce. En juillet 2005, � la suite d'une plainte aupr�s du parquet, il fut inform� que la prison ne disposait pas de ressources financi�res suffisantes pour lui fournir des articles d'hygi�ne. Ce point fut plus tard confirm� par l'administration p�nitentiaire ainsi que par un organe letton charg� de veiller au respect des droits de l'homme. Le Gouvernement ne nie pas qu'� l'�poque les d�tenus de la prison de Valmiera ne recevaient pas d'articles d'hygi�ne, mais il soutient que la zone des toilettes, dans la cellule de M. Melntis, �tait s�par�e du reste de la pi�ce par un paravent. Il argue �galement que M. Melntis aurait d� soumettre sa plainte aux juridictions administratives, dans le cadre du nouveau dispositif judiciaire �tabli en Lettonie en 2004 aux fins du contr�le juridictionnel des actes des pouvoirs publics (dont rel�veraient les conditions de d�tention dans les prisons). Selon le Gouvernement, ne pas obliger le requ�rant � exercer cette nouvelle voie de recours interne serait in�quitable vis-�-vis de ceux qui s'en sont pr�valus et ont ainsi contribu� � son d�veloppement et � celui de la jurisprudence interne. 1 Conform�ment aux dispositions des articles 43 et 44 de la Convention, cet arr�t de chambre n'est pas d�finitif. Dans un d�lai de trois mois � compter de la date de son prononc�, toute partie peut demander le renvoi de l'affaire devant la Grande Chambre de la Cour. En pareil cas, un coll�ge de cinq juges d�termine si l'affaire m�rite plus ample examen. Si tel est le cas, la Grande Chambre se saisira de l'affaire et rendra un arr�t d�finitif. Si la demande de renvoi est rejet�e, l'arr�t de chambre deviendra d�finitif � la date de ce rejet. D�s qu'un arr�t devient d�finitif, il est transmis au Comit� des Ministres du Conseil de l'Europe qui en surveille l'ex�cution. Des renseignements suppl�mentaires sur le processus d'ex�cution sont consultables � l'adresse suivante : http://www.coe.int/t/dghl/monitoring/execution. Griefs, proc�dure et composition de la Cour Invoquant l'article 3 (interdiction des traitements inhumains ou d�gradants), M. Melntis all�guait qu'il s'�tait constamment senti sale et humili� pendant les cinq mois pass�s � la prison de Valmiera, en raison du manque d'articles d'hygi�ne et de l'absence de cloison entre les toilettes et le reste de la cellule. La requ�te a �t� introduite devant la Cour europ�enne des droits de l'homme le 15 ao�t 2005. L'arr�t a �t� rendu par une chambre de sept juges compos�e de : Josep Casadevall (Andorre), pr�sident, Corneliu B�rsan (Roumanie), Egbert Myjer (Pays-Bas), J�n Sikuta (Slovaquie), Ineta Ziemele (Lettonie), Nona Tsotsoria (G�orgie), Kristina Pardalos (Saint-Marin), juges, ainsi que de Marialena Tsirli, greffi�re adjointe de section. D�cision de la Cour Article 3 (conditions de d�tention) Recevabilit� La Cour n'est pas convaincue qu'� l'�poque une plainte aupr�s des juridictions administratives � propos des conditions de d�tention constituait � comme l'avance le Gouvernement � un recours accessible en pratique aux d�tenus tels que M. Melntis. Elle reconna�t qu'il est important de permettre aux recours relativement nouveaux de se d�velopper, mais souligne que la disponibilit�, la port�e et le champ d'application de ces recours doivent �tre expos�s avec clart� et confirm�s ou compl�t�s par la jurisprudence des tribunaux nationaux, et qu'il appartient au Gouvernement de soumettre des exemples. Il est regrettable que la Cour n'ait jamais re�u copie d'une certaine d�cision des juridictions administratives qui aurait reconnu la comp�tence de celles-ci pour examiner les plaintes des d�tenus concernant leurs conditions de d�tention, et qui aurait �tabli que les conditions de d�tention rel�vent de la notion d' � action des pouvoirs publics � au sens du droit interne. Il reste donc tr�s malais� de d�terminer si, en ao�t 2005, lorsque M. Melntis a introduit sa requ�te, et au moins � la date de la d�cision mentionn�e (15 juin 2006), les juridictions administratives avaient d�j� examin� des plaintes de d�tenus concernant les conditions de d�tention. D�s lors, la Cour rejette l'argument du Gouvernement selon lequel M. Melntis n'aurait pas �puis� les voies de recours internes, et d�clare recevable le grief tir� de l'article 3. Fond La Cour consid�re que les toilettes, dans la cellule occup�e par M. Melntis, n'�taient pas s�par�es du reste de la pi�ce, contrairement � ce qu'affirme le Gouvernement. Les all�gations de M. Melntis selon lesquelles il devait utiliser les toilettes � la vue de ses compagnons de cellule et voyait ces derniers lorsqu'ils en faisaient autant sont claires et coh�rentes. Sa version est d'ailleurs confirm�e par des informations �manant tant de l'organe national charg� de surveiller le respect des droits de l'homme que du Comit� pour la pr�vention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou d�gradants (CPT), organe du Conseil de l'Europe. En outre, pendant sa d�tention M. Melntis � ainsi que l'a d'ailleurs conc�d� le Gouvernement � s'est trouv� dans l'incapacit� de garder une bonne hygi�ne corporelle et d�s lors a d� se sentir constamment sale et humili� pendant cinq mois. Cette situation a manifestement soumis l'int�ress� � une d�tresse et � une �preuve ayant exc�d� le niveau de souffrance qui est inh�rent � la d�tention. L'attitude clairement d�daigneuse des autorit�s internes face aux demandes l�gitimes du requ�rant, qui souhaitait des articles d'hygi�ne, est encore plus inacceptable. En cons�quence, la Cour conclut que les conditions dans lesquelles M. Melntis a �t� d�tenu ont d� provoquer chez lui des sentiments d'angoisse, d'inf�riorit� et d'humiliation propres � briser sa r�sistance physique ou morale, et que d�s lors il y a eu violation de l'article 3. Article 41 Au titre de la satisfaction �quitable, la Cour dit que la Lettonie doit verser � M. Melntis 7 000 euros (EUR) pour pr�judice moral. L'arr�t n'existe qu'en anglais. R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci, peuvent �tre obtenus sur www.echr.coe.int. Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire aux fils RSS de la Cour. Contacts pour la presse [email protected] | tel: +33 3 90 21 42 08 Kristina Pencheva-Malinowski (tel: + 33 3 88 41 35 70) Tracey Turner-Tretz (tel: + 33 3 88 41 35 30) C�line Menu-Lange (tel: + 33 3 90 21 58 77) Nina Salomon (tel: + 33 3 90 21 49 79) Denis Lambert (tel: + 33 3 90 21 41 09) La Cour europ�enne des droits de l'homme a �t� cr��e � Strasbourg par les Etats membres du Conseil de l'Europe en 1959 pour conna�tre des all�gations de violation de la Convention europ�enne des droits de l'homme de 1950. 3

© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 13.07.2026. · Źródło