003-4089368-4795894

WyrokETPCz2012-09-25

Analiza orzeczenia

Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.

Zagadnienie prawne
Czy przewlekła bezczynność władz krajowych w procesie restytucji mienia skonfiskowanego w okresie komunistycznym, prowadząca do długotrwałej niepewności prawnej, naruszyła prawo do poszanowania mienia z art. 1 Protokołu nr 1 Konwencji?
Ratio decidendi
Trybunał uznał, że blisko czternaście lat po wszczęciu procedury restytucyjnej przewidzianej w rumuńskich przepisach, skarżącemu nie przekazano żadnej decyzji. Brak powołania wspólnej komisji, brak terminu na dokonanie transferu mienia oraz brak sądowego środka odwoławczego przyczyniły się do przewlekłości postępowania, niwecząc uzasadnione oczekiwania skarżącego. Trybunał stwierdził, że przedłużająca się bezczynność państwa, zwłaszcza w kontekście kulturowego i historycznego znaczenia mienia, stanowiła naruszenie prawa do poszanowania mienia.
Stan faktyczny
Skarżący, Archidiocèse Katolickie Alba Iulia, jest organizacją religijną w Rumunii, która w 1798 roku otrzymała w darowiźnie instytut astronomiczny i Bibliotekę Batthyaneum z bogatą kolekcją starożytnych ksiąg. W 1947 roku władze komunistyczne skonfiskowały to mienie. Po upadku reżimu komunistycznego, w 1998 roku przyjęto rozporządzenie nadzwyczajne nr 13/1998, przewidujące restytucję skonfiskowanych nieruchomości. Mimo to, przez 14 lat skarżący nie odzyskał posiadania mienia, a władze krajowe nie podjęły żadnej decyzji w sprawie jego restytucji, pomimo odrzucenia w 2003 roku powództwa mającego na celu uniemożliwienie restytucji.
Rozstrzygnięcie
Trybunał stwierdza naruszenie artykułu 1 Protokołu nr 1 (ochrona własności) Konwencji europejskiej praw człowieka. Trybunał zasądza na rzecz skarżącego zadośćuczynienie.

Pełny tekst orzeczenia

du Greffier de la Cour CEDH 346 (2012) 25.09.2012 Manquement � restituer � une communaut� religieuse l'une des plus riches collections de livres anciens de Roumanie confisqu�e pendant la p�riode communiste Dans son arr�t de chambre, non d�finitif1, rendu ce jour dans l'affaire Archidioc�se Catholique D'Alba Iulia c. Roumanie (requ�te no 33003/03), la Cour europ�enne des droits de l'homme dit, � l'unanimit�, qu'il y a eu : Violation de l'article 1 du Protocole no 1 (protection de la propri�t�) de la Convention europ�enne des droits de l'homme. L'affaire concernait une communaut� religieuse catholique souhaitant r�cup�rer, en vertu d'un r�glement d'urgence adopt� en 1998, la propri�t� de biens confisqu�s par les autorit�s roumaines pendant la p�riode communiste. La Cour a constat� que pr�s de quatorze ann�es apr�s le d�but de la proc�dure pr�alable pr�vue par ce r�glement, aucune d�cision n'a �t� port�e � la connaissance du requ�rant, laissant ce dernier dans une situation d'incertitude quant au sort de ces biens. La Cour a observ� que l'importance culturelle et historique du patrimoine en question rendait cette inaction d'autant plus difficile � comprendre. Principaux faits Le requ�rant, l'Archidioc�se Catholique Alba Iulia, est une organisation religieuse �tablie en Roumanie et ayant son si�ge � Alba Iulia (Roumanie). Le 31 juillet 1798, le requ�rant a b�n�fici� d'une donation portant sur un Institut d'astronomie ainsi qu'une biblioth�que comportant une riche collection d'anciens et pr�cieux ouvrages (la � Biblioth�que Batthyaneum �). Un des livres les plus pr�cieux de la collection est un fragment d'un manuscrit carolingien enlumin�, datant de 810, �crit en latin, � l'encre dor�e, l'�vang�liaire de Lorsch (ou Codex aureus). Conform�ment aux voeux du donateur, la biblioth�que et l'institut �taient ouverts au public, pas seulement aux croyants de confession catholique, et ne pouvaient pas �tre d�plac�s d'Alba Iulia. Jusqu'en 1947, date � laquelle les autorit�s communistes ferm�rent et scell�rent le b�timent, le requ�rant fut le seul possesseur des lieux. L'�tat roumain en fut par la suite reconnu propri�taire et la biblioth�que fut plac�e sous l'administration de la biblioth�que centrale d'�tat. Apr�s la fin du r�gime communiste, un r�glement d'urgence fut adopt� (le � R�glement d'urgence no 13/1998 �) le 7 juillet 1998, pr�voyant la restitution de divers immeubles confisqu�s apr�s 1940, dont l'Institut d'astronomie et la Biblioth�que Batthyaneum, � des communaut�s, organisations, ou �glises. Ce r�glement pr�voyait la mise en place d'une commission paritaire, compos�e de repr�sentants du Gouvernement et des 1 Conform�ment aux dispositions des articles 43 et 44 de la Convention, cet arr�t de chambre n'est pas d�finitif. Dans un d�lai de trois mois � compter de la date de son prononc�, toute partie peut demander le renvoi de l'affaire devant la Grande Chambre de la Cour. En pareil cas, un coll�ge de cinq juges d�termine si l'affaire m�rite plus ample examen. Si tel est le cas, la Grande Chambre se saisira de l'affaire et rendra un arr�t d�finitif. Si la demande de renvoi est rejet�e, l'arr�t de chambre deviendra d�finitif � la date de ce rejet. D�s qu'un arr�t devient d�finitif, il est transmis au Comit� des Ministres du Conseil de l'Europe qui en surveille l'ex�cution. Des renseignements suppl�mentaires sur le processus d'ex�cution sont consultables � l'adresse suivante : http://www.coe.int/t/dghl/monitoring/execution. communaut�s concern�es, et charg�e d'examiner les demandes de ces derni�res et proc�der aux transferts des biens � restituer. Par une loi entr�e en vigueur en mars 2004, cette comp�tence fut transmise � une autre Commission d�j� existante. En 1998, le PSD (parti social-d�mocrate roumain) assigna le requ�rant dans le but de faire �chec � toute restitution. Au terme de plusieurs ann�es de proc�dure, cette demande fut finalement rejet�e par un arr�t de la Cour d'appel d'Alba Iuglia du 22 octobre 2003. Malgr� diverses demandes formul�es ensuite par le requ�rant, celui-ci n'a jamais �t� remis en possession de la Biblioth�que Batthyaneum et de l'Institut d'astronomie. Griefs, proc�dure et composition de la Cour Invoquant notamment l'article 1 du protocole no 1 (protection de la propri�t�), l'Archidioc�se Catholique Alba Iulia se plaignait � titre principal de l'impossibilit� de jouir de ses biens depuis quatorze ans. La requ�te a �t� introduite devant la Cour europ�enne des droits de l'homme le 14 octobre 2003. L'arr�t a �t� rendu par une chambre de sept juges compos�e de : Josep Casadevall (Andorre), pr�sident, Egbert Myjer (Pays-Bas), Alvina Gyulumyan (Arm�nie), J�n Sikuta (Slovaquie), Ineta Ziemele (Lettonie), Luis L�pez Guerra (Espagne), Kristina Pardalos (Saint-Marin), ainsi que de Santiago Quesada, greffier de section. D�cision de la Cour Observation pr�liminaire Dans l'arr�t pilote Maria Atanasiu et autres c. Roumanie (no 30767/05 et 33800/06), la Cour a d�cid� d'ajourner les affaires relatives aux nationalisations de biens � l'�poque communiste en Roumanie dans l'attente de mesures nationales g�n�rales. Constatant la singularit� de la r�glementation issue du r�glement no13/1998 par rapport aux lois g�n�rales relatives aux restitutions de propri�t�s en Roumanie, la Cour estime que ses conclusions dans cet arr�t ne s'appliquent pas � la pr�sente affaire. Article 1 du Protocole no1 La Cour constate que pr�s de quatorze ans apr�s la proc�dure pr�alable pr�vue par la r�glementation roumaine, aucune d�cision n'a �t� port�e � la connaissance du requ�rant. La Commission paritaire qui devait op�rer le transfert des biens en vertu du r�glement d'urgence no 13/1998 ne fut jamais mise en place. L'absence de date limite et de proc�dure pour parvenir au transfert des biens, ainsi que le d�faut de recours juridictionnel pr�vu par le r�glement pour l'application de ses dispositions ont contribu� � favoriser une proc�dure dilatoire qui pouvait bloquer l'esp�rance l�gitime du requ�rant � ce que la question du statut des biens en cause soit finalement r�solue. La Cour observe �galement que la seconde Commission comp�tente � partir de mars 2004 n'a quant � elle jamais communiqu� au requ�rant ni le r�sultat ni la date de reprise de l'examen de sa demande. Ne d�celant aucune justification l�gitime pour l'inaction prolong�e de l'�tat faisant �chec � la mise en oeuvre du r�glement d'urgence no13/1998, la Cour consid�re que l'incertitude affectant le requ�rant depuis quatorze ans sur le statut juridique du patrimoine r�clam� est d'autant plus difficile � comprendre au regard de l'importance culturelle et historique du patrimoine en question. La Cour conclut donc � la violation de l'article 1 du Protocole no1. Satisfaction �quitable (Article 41) Au titre de la satisfaction �quitable, la Cour dit que la Roumanie doit verser 15 000 euros (EUR) � l'Archidioc�se catholique Alba Iulia au titre du pr�judice moral, ainsi que 10 000 EUR au total pour frais et d�pens. L'arr�t n'existe qu'en fran�ais. R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci, peuvent �tre obtenus sur www.echr.coe.int. Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire ici : www.echr.coe.int/RSS/fr. Contacts pour la presse [email protected] | tel: +33 3 90 21 42 08 C�line Menu-Lange (tel: + 33 3 90 21 58 77) Tracey Turner-Tretz (tel: + 33 3 88 41 35 30) Nina Salomon (tel: + 33 3 90 21 49 79) Denis Lambert (tel: + 33 3 90 21 41 09) La Cour europ�enne des droits de l'homme a �t� cr��e � Strasbourg par les �tats membres du Conseil de l'Europe en 1959 pour conna�tre des all�gations de violation de la Convention europ�enne des droits de l'homme de 1950. 3

© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 17.07.2026. · Źródło