003-4156496-4908564
WyrokETPCz2012-11-15
Analiza orzeczenia
Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.
Zagadnienie prawne
Czy nakaz przekazania dokumentów mogących prowadzić do identyfikacji źródeł dziennikarskich oraz stosowanie środków nadzoru naruszyły prawo do wolności wyrażania opinii i poszanowania życia prywatnego dziennikarzy, zgodnie z art. 10 i 8 Konwencji?Stan faktyczny
Skarżącymi są holenderska spółka medialna Telegraaf Media Nederland Landelijke Media B.V. oraz dziennikarze Joost de Haas i Bart Mos. Po opublikowaniu artykułów opartych na poufnych informacjach holenderskich służb specjalnych (AIVD), skarżący zostali wezwani do przekazania dokumentów, które mogłyby ujawnić ich źródła. Odmówili, powołując się na tajemnicę dziennikarską, jednak sądy krajowe uznały, że ochrona tajemnic państwowych uzasadnia ingerencję, a ochrona źródeł nie jest prawem absolutnym. Dziennikarze byli również rzekomo podsłuchiwani i inwigilowani, a także aresztowani za odmowę zeznań w sprawie karnej, mającej na celu ochronę ich źródeł.Pełny tekst orzeczenia
du Greffier de la Cour
CEDH 422 (2012) 15.11.2012
Annonce d'un arr�t de chambre dans l'affaire Telegraaf Media Nederland Landelijke Media B.V. et autres c. Pays-Bas
La Cour europ�enne des droits de l'homme rendra un arr�t de chambre dans l'affaire Telegraaf Media Nederland Landelijke Media B.V. et autres c. Pays-Bas (requ�te no 39315/06) en audience publique le jeudi 22 novembre 2012 � 15h.
L'affaire concerne la protection des sources journalistiques.
Principaux faits et griefs
Les requ�rants sont une soci�t� � responsabilit� limit�e de droit n�erlandais (Telegraaf Media Nederland Landelijke Media B.V.), �ditrice du quotidien � grand tirage De Telegraaf, ainsi que Joost de Haas et Bart Mos, journalistes. Ce derniers sont des ressortissants n�erlandais n�s respectivement en 1967 et 1963 et r�sidant respectivement � Bovenkarspel et Ridderkerk.
En janvier 2006, De Telegraaf publia des articles de ces deux journalistes consacr�s � des enqu�tes de l'AIVD (les services secrets n�erlandais), laissant entendre que des informations hautement confidentielles avaient �t� communiqu�es aux milieux criminels d'Amsterdam. Apr�s que le service d'enqu�te interne de la police nationale lui eut ordonn� de remettre les documents relatifs aux activit�s des services secrets, la soci�t� requ�rante pr�senta une objection au tribunal r�gional de La Haye (� le tribunal r�gional �) et invoqua le secret professionnel pour ne pas divulguer ses sources. Elle all�gua que l'�tude des empreintes digitales figurant sur les documents pourrait conduire � identifier sa source. Le tribunal r�gional jugea que le droit prot�g� par l'article 10 (libert� d'expression et d'information) de la Convention europ�enne des droits de l'homme n'avait pas �t� viol� dans le chef des journalistes �tant donn� que ceux-ci n'avaient pas �t� amen�s � coop�rer activement � l'identification de la source. Il estima en outre que la protection de secrets d'Etat justifiait l'atteinte au droit de prot�ger les sources journalistiques. La Cour supr�me rejeta le recours form� par la soci�t� requ�rante.
En juin 2006, les requ�rants engag�rent une proc�dure civile pour se plaindre que M. de Haas et M. Mos avaient �t� plac�s sur �coute t�l�phonique et �taient surveill�s, probablement par des agents de l'AIVD. L'Etat refusa de confirmer ou de nier le recours � de telles mesures de surveillance. Toutefois, les requ�rants all�gu�rent que ces mesures �taient irr�guli�res car elles visaient en r�alit� les sources des journalistes. La Cour supr�me d�clara que la protection des sources journalistiques n'�tait pas un droit absolu et que le recours � des pouvoirs sp�ciaux n'�tait pas � exclure par principe.
En novembre 2006, MM. de Haas et Mos comparurent devant le tribunal r�gional pour y �tre interrog�s en qualit� de t�moins dans une proc�dure p�nale dirig�e contre trois individus soup�onn�s d'avoir divulgu� des informations secr�tes de l'AIVD. Ils refus�rent de r�pondre aux questions pour ne pas risquer de conduire � l'identification de la personne qui leur avait fourni des documents secrets de l'AIVD. Ils furent arr�t�s pour inobservation de l'ordre d'un tribunal et lib�r�s quelques jours plus tard, apr�s que le tribunal r�gional eut reconnu l'importance de la protection des sources journalistiques. Le tribunal r�gional jugea de plus qu'aucune question ne se posait sur le terrain de la s�curit� de l'Etat �tant donn� que la disponibilit� des documents en dehors de l'AIVD �tait connue des m�dias. L'un des trois individus fut condamn� ; le jugement indiquait
que les documents saisis dans les locaux de la soci�t� requ�rante avaient �t� examin�s par l'Institut n�erlandais de criminalistique mais qu'aucune empreinte digitale n'y avait �t� relev�e. Invoquant les articles 8 (droit au respect de la vie priv�e et familiale) et 10 (libert� d'expression et d'information), les requ�rants d�noncent l'ordre qui leur a �t� donn� de remettre des documents susceptibles de conduire � l'identification de sources journalistiques ainsi que le recours par l'Etat � des pouvoirs sp�ciaux.
Proc�dure
La requ�te a �t� introduite devant la Cour europ�enne des droits de l'homme le 29 septembre 2006. Dans sa d�cision du 18 mai 2010, la Cour a rejet� la requ�te pour autant qu'elle avait �t� soumise par deux associations � Nederlandse Vereniging van Journalisten (association n�erlandaise des journalistes) et Nederlands Genootschap van Hoofdredacteuren (association n�erlandaise des r�dacteurs en chef) � au motif que lesdites associations n'avaient pas �t� directement touch�es par les questions litigieuses. Une audience de chambre a eu lieu le 19 juin 2012 (voir retransmission).
R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci, peuvent �tre obtenus sur www.echr.coe.int. Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire ici : www.echr.coe.int/RSS/fr. Contacts pour la presse [email protected] | tel: +33 3 90 21 42 08 Tracey Turner-Tretz (tel: + 33 3 88 41 35 30) C�line Menu-Lange (tel: + 33 3 90 21 58 77) Nina Salomon (tel: + 33 3 90 21 49 79) Denis Lambert (tel: + 33 3 90 21 41 09)
La Cour europ�enne des droits de l'homme a �t� cr��e � Strasbourg par les �tats membres du Conseil de l'Europe en 1959 pour conna�tre des all�gations de violation de la Convention europ�enne des droits de l'homme de 1950.
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© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 15.07.2026. · Źródło