003-4371739-5247325

WyrokETPCz2013-05-28

Analiza orzeczenia

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Zagadnienie prawne
Czy nieregularne pozbawienie wolności skarżącej w wyniku przymusowej hospitalizacji oraz brak możliwości uzyskania odszkodowania za poniesioną szkodę naruszyły jej prawo do wolności i bezpieczeństwa oraz prawo do odszkodowania, zgodnie z art. 5 ust. 1 i 5 Konwencji?
Ratio decidendi
Trybunał uznał, że przymusowa hospitalizacja skarżącej, która nastąpiła po jej agresywnym zachowaniu w sądzie, stanowiła nieregularne pozbawienie wolności, co zostało potwierdzone przez sądy krajowe. Ponadto, Trybunał stwierdził, że skarżąca nie miała skutecznego środka prawnego umożliwiającego uzyskanie odszkodowania za to nieregularne pozbawienie wolności, co stanowiło naruszenie jej praw konwencyjnych.
Stan faktyczny
Skarżąca, Jadwiga Baran, obywatelka Polski, została w 2002 roku, po agresywnym zachowaniu podczas rozprawy sądowej, skazana na jeden dzień pozbawienia wolności. Podczas transportu na posterunek policji została poddana badaniu psychiatrycznemu, w wyniku którego przymusowo hospitalizowano ją na kilka dni. Pozbawienie wolności związane z tą hospitalizacją zostało później uznane przez polskie sądy za nieregularne. Skarżąca wszczęła następnie postępowanie o odszkodowanie, które jednak pozostało bezskuteczne.
Rozstrzygnięcie
Stwierdza naruszenie art. 5 ust. 1 Konwencji. Stwierdza naruszenie art. 5 ust. 5 Konwencji. Zasądza 6 000 EUR za szkody niemajątkowe.

Pełny tekst orzeczenia

du Greffier de la Cour CEDH 157 (2013) 28.05.2013 Arr�ts concernant la Bulgarie, la Hongrie, la Lettonie, la Pologne, la Serbie et la Turquie La Cour europ�enne des droits de l'homme a communiqu� aujourd'hui par �crit les 11 arr�ts suivants dont huit (en italique) sont des arr�ts de comit� d�finitifs. Les autres sont des arr�ts de chambre1 et ne sont pas d�finitifs. Les affaires r�p�titives2 ainsi que les affaires de dur�e de proc�dure, o� est indiqu�e la conclusion principale de la Cour, figurent � la fin du pr�sent communiqu� de presse. Les arr�ts en fran�ais sont indiqu�s par un ast�risque (*). La Cour a �galement rendu ce jour des arr�ts dans les affaires Nedelcheva et autres c. Bulgarie (requ�te n� 5516/05), Eremia et autres c. R�publique de Moldova (n� 3564/11) et Leventolu Abdulkadirolu c. Turquie (n� 7971/07), qui font l'objet de communiqu�s de presse s�par�s. Sabev c. Bulgarie (requ�te no 27887/06) Le requ�rant, Miroslav Sabev, est un ressortissant bulgare n� en 1966. Condamn� pour meurtre et vol qualifi�, il purge actuellement � la prison de Lovech (Bulgarie) une peine de r�clusion � perp�tuit� sans commutation. Il se plaignait des conditions de sa d�tention � la prison de Lovech d'ao�t 1999 � novembre 2008, p�riode pendant laquelle il fut soumis � un � r�gime sp�cial �, en vertu duquel il fut constamment enferm� dans une cellule sous surveillance renforc�e. Il d�non�ait notamment le r�gime d'isolement s�v�re qu'impliquait une telle d�tention et le fait qu'il ait �t� contraint d'utiliser un seau pour faire ses besoins �tant donn� qu'il n'y avait pas de toilettes dans la cellule. Il invoquait les articles 3 (interdiction des traitements inhumains ou d�gradants) et 13 (droit � un recours effectif) de la Convention europ�enne des droits de l'homme. Violation de l'article 3 (conditions de d�tention) Violation de l'article 13 Satisfaction �quitable : 6 000 euros (EUR) pour pr�judice moral, ainsi que 1 677,55 EUR pour frais et d�pens. Sorokins et Sorokina c. Lettonie (no 45476/04) Les requ�rants, Aleksandrs Sorokins et Marija Sorokina, sont des ressortissants lettons n�s en 1971 et 1939 respectivement et r�sidant � Rga. Le premier requ�rant est le fils de la deuxi�me requ�rante. L'affaire concernait principalement l'all�gation de M. Sorokins selon laquelle, lors de son arrestation en juin 1997, la police l'aurait maltrait� pour lui faire avouer un vol. Il soutenait �galement que sa condamnation 1 Conform�ment aux dispositions des articles 43 et 44 de la Convention, les arr�ts de chambre ne sont pas d�finitifs. Dans un d�lai de trois mois � compter de la date du prononc� de l'arr�t, toute partie peut demander le renvoi de l'affaire devant la Grande Chambre de la Cour. En pareil cas, un coll�ge de cinq juges d�termine si l'affaire m�rite plus ample examen. Si tel est le cas, la Grande Chambre se saisira de l'affaire et rendra un arr�t d�finitif. Si la demande de renvoi est rejet�e, l'arr�t de chambre deviendra d�finitif � la date de ce rejet. Conform�ment aux dispositions de l'article 28 de la Convention, les arr�ts rendus par un comit� sont d�finitifs. D�s qu'un arr�t devient d�finitif, il est transmis au Comit� des Ministres du Conseil de l'Europe qui en surveille l'ex�cution. Des renseignements suppl�mentaires sur le processus d'ex�cution sont consultables � l'adresse suivante : www.coe.int/t/dghl/monitoring/execution 2 Dans lesquelles la Cour est parvenue aux m�mes conclusions que dans des affaires similaires soulevant des questions analogues au regard de la Convention. ult�rieure (par la Cour supr�me en mars 2004) avait �t� fond�e sur des aveux obtenus sous la contrainte et que les autorit�s n'avaient pas enqu�t� sur ses all�gations quant aux mauvais traitements qui lui auraient �t� inflig�s par la police. Enfin, il se plaignait de la dur�e � pr�s de six ans et neuf mois � de la proc�dure p�nale dirig�e contre lui. Il invoquait les articles 3 (interdiction des traitements inhumains et d�gradants) et 6 � 1 (droit � un proc�s �quitable dans un d�lai raisonnable). Violation de l'article 3 sous l'angle proc�dural (ineffectivit� de l'enqu�te sur les all�gations de mauvais traitements par la police) Non-violation de l'article 6 � 1 (quant aux all�gations selon lesquelles les aveux ayant fond� la condamnation ult�rieure auraient �t� obtenus de mani�re ill�gale) Violation de l'article 6 � 1 (dur�e de la proc�dure p�nale) Satisfaction �quitable : 5 000 EUR pour pr�judice moral � M. Sorokins. Baran c. Pologne (no 53315/09)* La requ�rante, Jadwiga Baran, est une ressortissante polonaise n�e en 1947 et r�sidant � Oltarzew (Pologne). L'affaire concernait l'irr�gularit� de la privation de libert� de la requ�rante suite � son l'hospitalisation sous contrainte et l'impossibilit� pour elle d'obtenir des dommages et int�r�ts en r�paration du pr�judice subi. Au cours de sa comparution � une audience en 2002, la requ�rante fit preuve d'agressivit� envers un magistrat et fut condamn�e � une journ�e de privation de libert�. Lors de sa conduite au poste de police, elle fut soumise � un examen psychiatrique � l'issue duquel elle fut hospitalis�e sous contrainte pendant plusieurs jours. La privation de libert� cons�cutive � son hospitalisation fut plus tard d�clar�e irr�guli�re par les juridictions polonaises. La requ�rante engagea donc une proc�dure en vue d'obtenir r�paration, laquelle demeura infructueuse. Mme Baran all�guait que sa privation de libert� suite � son hospitalisation sous contrainte avait �t� contraire � l'article 5 (droit � la libert� et � la s�ret�). Elle se plaignait en outre de ne pas avoir obtenu d'indemnisation. Violation de l'article 5 � 1 Violation de l'article 5 � 5 Satisfaction �quitable : 6 000 EUR pour pr�judice moral. Affaires r�p�titives Les affaires suivantes soulevaient des questions qui avaient d�j� �t� soumises � la Cour auparavant. Aneli et autres c. Serbie (no 57611/10 et 166 autres requ�tes) L'affaire concernait l'inex�cution d'un jugement d�finitif octroyant aux requ�rants des arri�r�s de salaire dans le cadre d'un litige du travail. Ils invoquaient l'article 6 � 1 (droit � un proc�s �quitable) de la Convention et l'article 1 du Protocole no 1 (protection de la propri�t�) � la Convention. Violation de l'article 6 Violation de l'article 1 du Protocole n� 1 Yaar Eri c. Turquie (no 53214/09)* Le requ�rant se plaignait de la dur�e de sa d�tention provisoire et de l'absence de recours effectif en vue d'obtenir r�paration. Violation de l'article 5 � 3 Violation de l'article 5 � 5 Affaires de dur�e de proc�dure Dans les affaires suivantes, les requ�rants se plaignaient notamment, sous l'angle de l'article 6 � 1 (droit � un proc�s �quitable dans un d�lai raisonnable), de la dur�e excessive de proc�dures ne relevant pas du droit p�nal. Magyar Cement Kft c. Hongrie (no 33795/08) Akman et autres c. Turquie (no 2267/08)* Akmansoy c. Turquie (no 14787/07)* Kirma� c. Turquie (no 36233/06)* Taner G�nd�z c. Turquie (no 32000/06)* Tekin c. Turquie (no 26252/06)* Violation de l'article 6 � 1 � dans les six affaires R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci, peuvent �tre obtenus sur www.echr.coe.int. Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire ici : www.echr.coe.int/RSS/fr ou de nous suivre sur Twitter @ECHR_Press. Contacts pour la presse [email protected] | tel: +33 3 90 21 42 08 Tracey Turner-Tretz (tel: + 33 3 88 41 35 30) Nina Salomon (tel: + 33 3 90 21 49 79) Denis Lambert (tel: + 33 3 90 21 41 09) Jean Conte (tel: + 33 3 90 21 58 77) La Cour europ�enne des droits de l'homme a �t� cr��e � Strasbourg par les �tats membres du Conseil de l'Europe en 1959 pour conna�tre des all�gations de violation de la Convention europ�enne des droits de l'homme de 1950. 3

© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 15.07.2026. · Źródło