003-4560388-5508734
WyrokETPCz2013-11-07
Analiza orzeczenia
Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.
Zagadnienie prawne
Czy odmowa usunięcia z rejestru karnego wyroków skazujących za czyny, które później uznano za niekonstytucyjne i dyskryminujące, narusza zakaz dyskryminacji w połączeniu z prawem do poszanowania życia prywatnego (art. 14 w zw. z art. 8) oraz prawo do skutecznego środka odwoławczego (art. 13)?Ratio decidendi
Trybunał uznał, że utrzymywanie w rejestrach karnych wyroków skazujących za czyny, których podstawa prawna została uznana za niekonstytucyjną i dyskryminującą, stanowi naruszenie zakazu dyskryminacji w połączeniu z prawem do poszanowania życia prywatnego. Dodatkowo, brak skutecznego środka odwoławczego umożliwiającego skarżącym zakwestionowanie tych wyroków po ich unieważnieniu na poziomie krajowym, narusza prawo do skutecznego środka odwoławczego.Stan faktyczny
Czterech obywateli Austrii (E.B., H.G., A.S., A.V.) zostało skazanych za stosunki seksualne z nieletnimi mężczyznami w wieku 14-18 lat. Odpowiedni przepis kodeksu karnego został później uznany za niekonstytucyjny przez austriacki Sąd Konstytucyjny i uchylony. Skarżący złożyli wnioski o usunięcie tych wyroków z ich rejestrów karnych, ale zostały one oddalone przez sądy krajowe.Rozstrzygnięcie
Trybunał stwierdził naruszenie artykułu 14 w połączeniu z artykułem 8 Konwencji. Trybunał stwierdził naruszenie artykułu 13 Konwencji.Pełny tekst orzeczenia
du Greffier de la Cour
CEDH 326 (2013) 07.11.2013
Arr�ts concernant l'Autriche, la Gr�ce, la Pologne, la Russie, la Slov�nie et l'Ukraine
La Cour europ�enne des droits de l'homme a communiqu� aujourd'hui par �crit les 11 arr�ts suivants dont trois (en italique) sont des arr�ts de comit� d�finitifs. Les autres sont des arr�ts de chambre1 et ne sont pas d�finitifs.
Les affaires r�p�titives2 ainsi que les affaires de dur�e de proc�dure, o� est indiqu�e la conclusion principale de la Cour, figurent � la fin du pr�sent communiqu� de presse. Ces arr�ts n'existent qu'en anglais.
E.B. et Autres c. Autriche (requ�te nos 31913/07, 38357/07, 48098/07 et 48779/07)
Les requ�rants, E.B., H.G., A.S. and A.V., sont quatre ressortissants autrichiens n�s entre 1947 et 1968. Ils avaient �t� tous dans le pass� reconnus coupables d'avoir eu des relations sexuelles, en tant qu'adultes de sexe masculin, avec un mineur de sexe masculin �g� de 14 � 18 ans. La disposition pertinente du code p�nal ayant �t� jug� inconstitutionnelle par la Cour constitutionnelle autrichienne puis abolie, les requ�rants demand�rent chacun la suppression de leur casier judiciaire de leurs condamnations respectives. Ils furent d�bout�s devant le juge. Ils soutenaient que ces condamnations � alors m�me que leur base l�gale avait �t� jug�e inconstitutionnelle et que la Cour europ�enne des droits de l'homme l'avait estim�e discriminatoire � avaient port� atteinte � leurs droits d�coulant de l'article 14 (interdiction de discrimination) de la Convention europ�enne des droits de l'homme en combinaison avec l'article 8 (droit au respect de la vie priv�e et familiale). Ils estimaient en outre ne pas avoir b�n�fici� d'un recours effectif pour ces griefs, en violation de l'article 13 (droit � un recours effectif).
Violation de l'article 14 combin� avec l'article 8 Violation de l'article 13
Satisfaction �quitable : 5 000 euros (EUR) pour pr�judice moral � chacun des quatre requ�rants, ainsi que 11 000 EUR � M. E.B., 16 000 EUR � M. H.G., et 9 000 EUR chacun � MM. A.S. et A.V. pour frais et d�pens.
Matrakas et autres c. Pologne et Gr�ce (no 47268/06)
Les requ�rants, Dawid Matrakas, Lukasz Mitroudis et leur m�re Beata Mitroudis, sont trois ressortissants polonais n�s respectivement en 1987, 1992 et 1968 et habitant � Cracovie (Pologne). L'affaire avait pour objet trois instances form�es devant les juridictions polonaises et grecques par les requ�rants en vue de recouvrer en Gr�ce une pension alimentaire aupr�s des p�res de
1 Conform�ment aux dispositions des articles 43 et 44 de la Convention, les arr�ts de chambre ne sont pas d�finitifs. Dans un d�lai de trois mois � compter de la date du prononc� de l'arr�t, toute partie peut demander le renvoi de l'affaire devant la Grande Chambre de la Cour. En pareil cas, un coll�ge de cinq juges d�termine si l'affaire m�rite plus ample examen. Si tel est le cas, la Grande Chambre se saisira de l'affaire et rendra un arr�t d�finitif. Si la demande de renvoi est rejet�e, l'arr�t de chambre deviendra d�finitif � la date de ce rejet. Conform�ment aux dispositions de l'article 28 de la Convention, les arr�ts rendus par un comit� sont d�finitifs. D�s qu'un arr�t devient d�finitif, il est transmis au Comit� des Ministres du Conseil de l'Europe qui en surveille l'ex�cution. Des renseignements suppl�mentaires sur le processus d'ex�cution sont consultables � l'adresse suivante : www.coe.int/t/dghl/monitoring/execution 2 Dans lesquelles la Cour est parvenue aux m�mes conclusions que dans des affaires similaires soulevant des questions analogues au regard de la Convention.
MM. Matrakas et Mitroudis, tous deux de nationalit� grecque. Les proc�dures, ouvertes en 1988 � l'�gard de M. Matrakas et en 2003 � l'�gard de M. Mitroudis, ne se sont sold�es jusqu'� pr�sent que par le versement d'une partie des sommes dues. Invoquant en particulier l'article 6 � 1 (droit � un proc�s �quitable dans un d�lai raisonnable), les requ�rants soutenaient que les autorit�s polonaises et grecques n'avaient pas effectivement assur� le recouvrement des pensions alimentaires et que la dur�e des proc�dures avait �t� excessive.
Violation de l'article 6 � 1 par la Gr�ce La Cour a par ailleurs d�clar� irrecevables les griefs des requ�rants dirig�s contre la Pologne
Satisfaction �quitable : 9 600 EUR � M. Matrakas, 4 800 EUR � M. Mitroudis et 4 000 � Mme Mitroudis pour pr�judice moral, ainsi que 850 EUR aux trois requ�rants conjointement pour frais et d�pens.
Bopayeva et autres c. Russie (no 40799/06)
Les requ�rants sont dix ressortissants russes de trois familles, n�s entre 1917 et 1970 et habitant ou ayant habit� au village de Martan-Chu (district d'Urus-Martan) et � Grozny (R�publique de Tch�tch�nie, Russie). L'affaire avait pour objet la disparition de membres proches de leurs familles : Luiza Dagayeva (n�e Bopayeva), n�e en 1972 ; Sharip Khaysumov, n� en 1956, et Ramzan Alaudinov, n� en 1963. Ces trois personnes furent toutes appr�hend�es le 17 avril 2000 � Grozny et conduites au d�partement temporaire de l'int�rieur du district Oktyabrskiy (l'Oktyabrskiy VOVD) ; leurs familles sont sans nouvelles d'eux depuis lors. Les requ�rants commenc�rent aussit�t � rechercher leurs proches et contact�rent les autorit�s en vue de signaler leur disparition. Aux mois d'ao�t et de septembre 2000, une enqu�te p�nale fut ouverte. Elle fut ult�rieurement ajourn�e puis rouverte � plusieurs reprises, et reste en cours depuis des ann�es sans avoir permis d'identifier les auteurs des faits ni d'�tablir ce qu'il est advenu des proches disparus des requ�rants. L'enqu�te criminelle men�e par les autorit�s permit d'�tablir un certain nombre d'autres � disparitions � suspectes ainsi qu'un cas de torture concernant des personnes ayant � la m�me �poque �t� conduites � l'Oktyabrskiy VOVD. Invoquant l'article 2 (droit � la vie), les requ�rants soutenaient que des agents de l'�tat �taient responsables de la disparition de leurs proches et que les autorit�s n'avaient pas conduit d'enqu�te effective � ce sujet. Ils d�non�aient en outre une violation des articles 3 (interdiction des traitements inhumains ou d�gradants) et 5 (droit � la libert� et � la s�ret�) � raison des souffrances psychologiques que leur auraient caus�es la disparition de leurs proches et l'irr�gularit� de leur d�tention. Enfin, ils s'estimaient victimes d'une violation de l'article 13 (droit � un recours effectif) faute d'un recours effectif pour faire valoir ces griefs.
Violation de l'article 2 (droit � la vie) � dans le chef de Luiza Dagayeva, Sharip Khaysumov et Ramzan Alaudinov Violation de l'article 2 (proc�dure) � en raison du manquement des autorit�s � mener une enqu�te effective sur la disparition et les d�c�s des proches des requ�rants Violation de l'article 3 � dans le chef des requ�rants Violation de l'article 5 � dans le chef des proches des requ�rants, en raison du caract�re ill�gal de leur d�tention Violation de l'article 13 combin� avec les articles 2 et 3
Satisfaction �quitable : 3 000 EUR aux parents de Sharip Khaysumov, 3 000 EUR � la m�re de Ramzan Alaudinov et 6 000 EUR � la femme de Ramzan Alaudinov pour pr�judice materiel ; 60 000 EUR conjointement � la m�re et au fr�re de Luiza Dagayeva, 60 000 EUR conjointement aux parents, fr�re et soeur de Sharip Khaysumov et 60 000 EUR conjointement � la m�re et � la femme de Ramzan Alaudinov pour pr�judice moral ; ainsi que 7 183 EUR aux requ�rants conjointement pour frais et d�pens.
Ermakov c. Russie (no 43165/10)
Le requ�rant, Azamatzhon Ermakov, est un ressortissant ouzbek n� en 1972. Il est actuellement en d�tention � Andijan (Ouzb�kistan). L'affaire concernait les all�gations initiales de M. Ermakov selon lesquelles, en cas d'expulsion vers l'Ouzb�kistan, il courrait un risque de mauvais traitement, et ses all�gations ult�rieures concernant son transfert forc� de la Russie vers l'Ouzb�kistan. Arriv� en Russie en mars 2009, il fut arr�t� dans la r�gion de Nijni-Novgorod en novembre 2009 et plac� en d�tention dans l'attente de son extradition vers l'Ouzb�kistan, o� il avait entre-temps �t� inculp� de plusieurs infractions qu'il aurait commises en tant que membre d'un groupe religieux extr�miste. Son extradition fut ordonn�e par les autorit�s russes dans une d�cision confirm�e par les tribunaux en septembre 2010. Le sursis � son ex�cution fut cependant prononc� en vertu d'une mesure temporaire prise par la Cour europ�enne des droits de l'homme en vertu de l'article 39 de son r�glement, indiquant au gouvernement russe de ne pas extrader M. Ermakov pendant la dur�e de la proc�dure devant elle. M. Ermakov demeura en d�tention pendant 18 mois avant d'�tre assign� � r�sidence. Par la suite, il passa 16 autres mois en d�tention, � la suite de son arrestation pour possession d'armes � feu et en application de sa condamnation, jusqu'� sa mise en libert� le 2 novembre 2012 au petit matin. Il all�gue avoir �t� embarqu� � cette m�me date dans un avion vers l'Ouzb�kistan, o� il fut ensuite plac� en d�tention. Initialement, M. Ermakov soutenait en particulier, sur le terrain des articles 3 (interdiction de la torture et des traitements inhumains ou d�gradants), 5 � 1 f) (droit � la libert� et � la s�ret�) et 5 � 4 (droit � faire statuer � bref d�lai par un tribunal sur la l�galit� d'une d�tention), que son retour en Ouzb�kistan l'exposerait � un risque r�el de mauvais traitements, que sa d�tention en instance d'extradition avait �t� excessive dans sa dur�e, que cette d�tention avait �t� contr�l�e par les tribunaux russes � des intervalles trop espac�s et que les tribunaux n'avaient pas examin� ses recours contre son maintien en d�tention ou avaient insuffisamment motiv� le rejet de ceux-ci. � la suite du retour de M. Ermakov en Ouzb�kistan, ses repr�sentants soutenaient, sous l'angle de l'article 3, qu'il avait �t� enlev� et conduit dans ce pays contre son gr�, que les autorit�s russes avaient forc�ment �t� impliqu�es dans cet enl�vement et que l'enqu�te conduite sur l'incident du 2 novembre 2012 avait �t� ineffective. Ils voyaient en outre dans le renvoi en Ouzb�kistan de M. Ermakov en m�connaissance de la mesure provisoire indiqu�e par la Cour europ�enne des droits de l'homme une violation de l'article 34 (droit de recours individuel).
Violation de l'article 3 � en raison du manquement des autorit�s � prot�ger le requ�rant contre le risque r�el et imminent de torture et de mauvais traitements en emp�chant son transfert forc� de la Russie vers l'Ouzb�kistan, ainsi que de l'absence d'enqu�te effective sur cet incident Non-violation de l'article 5 � 1 f) � s'agissant de la dur�e de la d�tention du requ�rant dans l'attente de son extradition Non-violation de l'article 5 � 4 � s'agissant des all�gations selon lesquelles la port�e des contr�les effectu�s les 2 novembre 2010 et 14 janvier 2011 avait �t� insuffisante Violation de l'article 5 � 4 � en raison du manquement des tribunaux internes � examiner le recours contre le maintien en d�tention du requ�rant en septembre 2010 Non-violation de l'article 5 � 4 � s'agissant de l'impossibilit� pour le requ�rant de voir r�examiner son maintien en d�tention entre le 2 novembre 2010 et le 13 mai 2011 Violation de l'article 34
Satisfaction �quitable : 30 000 EUR pour pr�judice moral, ainsi que 10 000 EUR pour frais et d�pens.
Belousov c. Ukraine (no 4494/07)
Le requ�rant, Vyacheslav Belousov, est un ressortissant ukrainien n� en 1979 et habitant � Kharkiv (Ukraine). Il all�guait que, le 18 juillet 2005 au matin, il avait �t� conduit dans un poste de police, tortur� par des agents et contraint d'avouer des abus sexuels sur mineurs. Ce m�me jour, au soir, la police perquisitionna son domicile et saisit plusieurs objets. M. Belousov fut ensuite arr�t�. Il porta
plainte et une proc�dure p�nale fut ouverte contre certains des policiers en ao�t 2005. Ajourn�e puis rouverte � de nombreuses reprises, la proc�dure reste cependant toujours en cours. Invoquant l'article 3 (interdiction de la torture et des traitements inhumains ou d�gradants), M. Belousov affirmait que des policiers lui avaient tordu les bras, et l'avaient frapp� et �trangl�, et il estimait que ses all�gations n'avaient pas fait l'objet d'une enqu�te ad�quate. Sur le terrain de l'article 5 �� 1 c) et 3 (droit � la libert� et � la s�ret�), il soutenait que sa d�tention le 18 juillet 2005 n'avait �t� ni consign�e ni r�guli�re, que son arrestation ce soir-l� avait �t� faite en l'absence de toute d�cision de justice et que, pendant quatre jours, il n'avait pas �t� conduit devant un magistrat apr�s sa premi�re mise en d�tention. Enfin, sous l'angle de l'article 8 (droit au respect de la vie priv�e et familiale), il estimait que la police avait irr�guli�rement perquisitionn� son domicile.
Violation de l'article 3 (proc�dure) � en raison de l'absence d'enqu�te effective sur les all�gations de torture du requ�rant par la police Violation de l'article 3 (torture) Violation de l'article 5 � 1 Violation de l'article 5 � 3 Violation de l'article 8
Satisfaction �quitable : 25 000 EUR pour pr�judice moral, ainsi que 3 500 EUR pour frais et d�pens.
Gerashchenko c. Ukraine (no 20602/05)
Le requ�rant, Anatoliy Gerashchenko, est un ressortissant ukrainien n� en 1958 et purgeant actuellement une peine d'emprisonnement � Odessa (Ukraine). Il fut reconnu coupable de possession, production et distribution ill�gales de stup�fiants et condamn� � cinq ans et deux mois d'emprisonnement par un jugement confirm� en d�cembre 2007. Il affirmait que, le 2 juillet 2004, il avait �t� battu par des policiers � ce qui lui aurait caus� une contusion � un rein � et que des policiers avaient ensuite ill�galement perquisitionn� son domicile, sans avoir d�clin� leur identit� ni donn� les raisons de l'op�ration. Il invoquait en particulier les articles 3 (interdiction des traitements inhumains ou d�gradants) et 8 (droit au respect de la vie priv�e et familiale). En outre, sur le terrain de l'article 5 �� 1 c), 3 et 4 (droit � la libert� et � la s�ret�), il soutenait que sa d�tention provisoire de d�cembre 2005 � juin 2007 avait �t� irr�guli�re et excessive dans sa dur�e et que la r�gularit� de sa d�tention n'avait pas fait l'objet d'un contr�le judiciaire ad�quat. Enfin, invoquant en substance l'article 34 (droit de recours individuel), il disait que l'administration carc�rale avait fait obstacle � sa communication avec la Cour europ�enne des droits de l'homme.
Violation de l'article 3 � en raison des mauvais traitements dont a fait l'objet le requ�rant aux mains de la police Violation de l'article 5 � 1 c) � s'agissant de la d�tention du requ�rant du 20 d�cembre 2005 au 6 juin 2007 Violation de l'article 5 � 3 Violation de l'article 5 � 4 Violation de l'article 8 � s'agissant de la perquisition conduite par la police au domicile du requ�rant le 2 juillet 2004 Violation de l'article 34
Satisfaction �quitable : 9 000 EUR pour pr�judice moral.
Lobas c. Ukraine (no 21380/04)
Le requ�rant, Sergiy Lobas, est un ressortissant ukrainien n� en 1964 et purgeant actuellement une peine d'emprisonnement dans la colonie p�nitentiaire de Sokal (Ukraine). Reconnu coupable de meurtre aggrav�, il fut condamn� � la r�clusion � perp�tuit� par un jugement confirm� en d�finitive en novembre 2003. Invoquant l'article 3 (interdiction de la torture et des traitements inhumains ou
d�gradants), il disait que la police l'avait maltrait� en d�cembre 2002 et janvier 2003 pour lui faire avouer le crime. Il all�guait en particulier que des policiers l'avaient �touff� � l'aide d'un masque � gaz, l'avaient rou� de coups et lui avaient inflig� des d�charges �lectriques. Sur le terrain de l'article 6 �� 1 et 3 c) et d) (droit � un proc�s �quitable), il soutenait que la proc�dure p�nale dirig�e contre lui avait �t� in�quitable en particulier parce que sa condamnation aurait �t� fond�e sur de fausses preuves et des d�clarations � charge qui lui auraient �t� extorqu�es sous la torture. Enfin, sous l'angle de l'article 34 (droit de recours individuel), il estimait que les autorit�s l'avaient emp�ch� d'obtenir copie des pi�ces du dossier d'enqu�te qu'il souhaitait communiquer � la Cour europ�enne des droits de l'homme.
Violation de l'article 34 � s'agissant du refus des autorit�s de fournir au requ�rant copie des documents pour sa requ�te devant la Cour La Cour a par ailleurs d�clar� irrecevables les griefs sur le terrain des articles 3 et 6
Satisfaction �quitable : 3 000 EUR pour pr�judice moral.
Pichkur c. Ukraine (no 10441/06)
Le requ�rant, Anatoliy Pichkur, est un ressortissant ukrainien n� en 1938 et habitant � Br�me (Allemagne). Il quitta l'Ukraine pour l'Allemagne en ao�t 2000. En septembre 2005, la caisse de retraite ukrainienne d�cida de cesser de lui verser la pension qu'il recevait depuis son d�part � la retraite en 1996 au motif qu'il r�sidait � titre permanent � l'�tranger. Les dispositions sur la base desquelles la d�cision avait �t� prise furent d�clar�es inconstitutionnelles par la Cour constitutionnelle ukrainienne le 7 octobre 2009. En avril 2011, un tribunal de district ordonna � la caisse de retraite de continuer � verser � M. Pichkur sa pension � compter de la date de l'arr�t de la Cour constitutionnelle. Invoquant l'article 14 (interdiction de discrimination) en combinaison avec l'article 1 du Protocole no 1 (protection de la propri�t�), M. Pichkur estimait avoir �t� priv� de son bien du fait de son lieu de r�sidence.
Violation de l'article 14 combin� avec l'article 1 du Protocole n� 1
Satisfaction �quitable : 5 000 EUR pour pr�judice mat�riel et moral.
Affaires r�p�titives
Les affaires suivantes soulevaient des questions qui avaient d�j� �t� soumises � la Cour auparavant.
Vinnik et autres c. Ukraine (no 13977/05 et 45 autres requ�tes)
Les requ�rants dans cette affaire se plaignaient principalement de l'inex�cution prolong�e de d�cisions en leur faveur et d'une absence de recours interne effectif � l'�gard de ce grief. Ils invoquaient l'article 6 � 1 (droit � un proc�s �quitable dans un d�lai raisonnable), l'article 13 (droit � un recours effectif) et l'article 1 du Protocole no 1 (protection de la propri�t�).
Violation de l'article 6 � 1 Violation de l'article 1 du Protocole n� 1 Violation de l'article 13
Affaires de dur�e de proc�dure
Dans les affaires suivantes, les requ�rants se plaignaient notamment, sous l'angle de l'article 6 � 1 (droit � un proc�s �quitable dans un d�lai raisonnable), de la dur�e excessive de proc�dures ne relevant pas du droit p�nal. Sotosek c. Slov�nie (no 33333/11) Zavodnik c. Slov�nie (no 36261/08)
Violation de l'article 6 � 1 � dans les deux affaires Violation de l'article 13 � dans l'affaire Sotosek R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci, peuvent �tre obtenus sur www.echr.coe.int. Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire ici : www.echr.coe.int/RSS/fr ou de nous suivre sur Twitter @ECHR_Press. Contacts pour la presse [email protected] | tel: +33 3 90 21 42 08 Tracey Turner-Tretz (tel: + 33 3 88 41 35 30) Nina Salomon (tel: + 33 3 90 21 49 79) Denis Lambert (tel: + 33 3 90 21 41 09) Jean Conte (tel: + 33 3 90 21 58 77) La Cour europ�enne des droits de l'homme a �t� cr��e � Strasbourg par les �tats membres du Conseil de l'Europe en 1959 pour conna�tre des all�gations de violation de la Convention europ�enne des droits de l'homme de 1950.
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© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 16.07.2026. · Źródło