003-4582845-5539869
WyrokETPCz2013-11-26
Analiza orzeczenia
Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.
Zagadnienie prawne
Czy przewlekłość postępowań sądowych w Rumunii oraz brak skutecznych środków odwoławczych w tym zakresie naruszyły prawo do rzetelnego procesu w rozsądnym terminie (art. 6 ust. 1) oraz prawo do skutecznego środka odwoławczego (art. 13) Konwencji?Ratio decidendi
Trybunał uznał, że długość postępowań sądowych, w których uczestniczyli skarżący, była nadmierna i nie spełniała wymogu „rozsądnego terminu” z art. 6 ust. 1 Konwencji, za co odpowiedzialne były władze rumuńskie. Ponadto, Trybunał stwierdził brak skutecznego środka odwoławczego w prawie krajowym Rumunii, który pozwoliłby skarżącym uzyskać odszkodowanie za przewlekłość postępowania, co stanowiło naruszenie art. 13 w związku z art. 6 ust. 1. Trybunał podkreślił, że problem przewlekłości postępowań i braku skutecznych środków odwoławczych ma charakter systemowy w Rumunii, co wymaga dalszych reform legislacyjnych i praktycznych.Stan faktyczny
Trzech skarżących, Mihai Vlad, Flaviu Plaa i Vasilica Bratu, było stronami w długotrwałych postępowaniach sądowych w Rumunii. Pan Vlad był sądzony za zabójstwo przez 12 lat, jego wyrok był trzykrotnie uchylany, zanim został ostatecznie potwierdzony. Sprawa cywilna pana Plaa dotycząca podziału majątku trwa już około 16 lat i nadal jest w toku. Sprawa pani Bratu dotycząca zarzutów malwersacji w służbie publicznej trwała 9 lat. We wszystkich przypadkach Trybunał uznał długość postępowań za nadmierną.Rozstrzygnięcie
Trybunał jednogłośnie stwierdził naruszenie art. 6 § 1 Konwencji; naruszenie art. 13 w związku z art. 6 § 1 Konwencji; że źródłem tych naruszeń jest dysfunkcja ustawodawstwa i praktyki krajowej; oraz że na mocy art. 46 Konwencji Rumunia musi przyjąć dodatkowe reformy, aby strony nadmiernie długich postępowań mogły otrzymać odszkodowanie. Trybunał zasądził również zadośćuczynienie za szkodę niemajątkową.Pełny tekst orzeczenia
du Greffier de la Cour
CEDH 347 (2013) 26.11.2013
La Roumanie doit adopter des r�formes suppl�mentaires pour indemniser de mani�re ad�quate
les justiciables victimes d'une proc�dure excessivement longue
Dans son arr�t de chambre, non d�finitif1, rendu ce jour dans l'affaire Vlad et autres c. Roumanie (requ�te no 40756/06), la Cour europ�enne des droits de l'homme dit, � l'unanimit� :
Qu'il y a eu violation de l'article 6 � 1 (droit � un proc�s �quitable dans un d�lai raisonnable) de la Convention europ�enne des droits de l'homme ;
Qu'il y a eu violation de l'article 13 (droit � un recours effectif) combin� avec l'article 6 � 1 ;
Qu'� l'origine de ces violations se trouve un dysfonctionnement de la l�gislation et de la pratique internes ; et
Que, en vertu de l'article 46 (ex�cution des arr�ts), la Roumanie doit adopter des r�formes suppl�mentaires afin que les parties � une proc�dure excessivement longue puissent �tre indemnis�es.
L'affaire concerne la dur�e de proc�dures devant les juridictions roumaines auxquelles les trois requ�rants �taient parties et l'absence de recours disponibles � cet �gard. La Cour conclut que la dur�e de ces proc�dures a �t� d�raisonnablement longue, que les autorit�s roumaines en portent la responsabilit�, et qu'il ne semble y avoir eu aucun recours effectif ouvert aux justiciables confront�s � cette situation, par exemple un recours qui leur aurait permis d'obtenir une indemnisation. Etant donn� que 500 affaires analogues dirig�es contre la Roumanie sont actuellement pendantes devant elle relativement � la dur�e excessive de proc�dures p�nales ou civiles, la Cour dit qu'il y a l� un probl�me syst�mique qui appelle l'adoption de r�formes suppl�mentaires du syst�me juridique visant � assurer en Roumanie le respect du droit � un proc�s �quitable dans un d�lai raisonnable.
Principaux faits
Les requ�rants, Mihai Vlad, Flaviu Plaa et Vasilica Bratu, sont des ressortissants roumains n�s respectivement en 1945, 1969 et 1964 et r�sidant � Bucarest (Roumanie). Ils sont ou ont �t� parties en Roumanie � des proc�dures judiciaires excessivement longues.
M. Vlad fut arr�t� le 30 janvier 1994 pour assassinat. Au cours des 12 ann�es qui suivirent, il fut jug� et reconnu coupable quatre fois de cette infraction. Sa condamnation fut annul�e trois fois en appel, mais, la quatri�me fois, en avril 2006, elle fut d�finitivement confirm�e.
M. Plaa fut inform� en mars 1997 que sa tante avait engag� une action civile � son encontre relativement au partage d'un patrimoine dont elle et lui avaient coh�rit�. Apr�s de nombreux retards et deux nouveaux proc�s, la tante finit par obtenir partiellement gain de cause en juin 2006 ;
1 Conform�ment aux dispositions des articles 43 et 44 de la Convention, cet arr�t de chambre n'est pas d�finitif. Dans un d�lai de trois mois � compter de la date de son prononc�, toute partie peut demander le renvoi de l'affaire devant la Grande Chambre de la Cour. En pareil cas, un coll�ge de cinq juges d�termine si l'affaire m�rite plus ample examen. Si tel est le cas, la Grande Chambre se saisira de l'affaire et rendra un arr�t d�finitif. Si la demande de renvoi est rejet�e, l'arr�t de chambre deviendra d�finitif � la date de ce rejet. D�s qu'un arr�t devient d�finitif, il est transmis au Comit� des Ministres du Conseil de l'Europe qui en surveille l'ex�cution. Des renseignements suppl�mentaires sur le processus d'ex�cution sont consultables � l'adresse suivante : http://www.coe.int/t/dghl/monitoring/execution.
cependant, une autre action relative � l'ex�cution du jugement est encore pendante devant les juridictions roumaines, 16 ans apr�s le d�but de l'affaire.
Enfin, une proc�dure relative � des all�gations de malversations dans l'exercice de fonctions publiques fut ouverte � l'encontre de Mme Bratu en juin 1998. Apr�s plusieurs retards et nouvelles audiences, l'affaire ne fut totalement close que 9 ans plus tard, en mai 2007.
Griefs, proc�dure et composition de la Cour
Invoquant l'article 6 � 1 (droit � un proc�s �quitable dans un d�lai raisonnable), les trois requ�rants se plaignaient de la dur�e selon eux excessive des proc�dures judiciaires auxquelles ils �taient ou avaient �t� parties devant les juridictions roumaines. M. Plaa et Mme Bratu se plaignaient en outre, sous l'angle de l'article 13 (droit � un recours effectif), de ne pas avoir dispos� en droit national d'un recours effectif relativement � leurs griefs de dur�e excessive de la proc�dure.
Les requ�tes ont �t� introduites devant la Cour europ�enne des droits de l'homme le 5 octobre 2006 (M. Vlad), le 14 septembre 2007 (M. Plaa) et le 9 novembre 2007 (Mme Bratu) respectivement.
L'arr�t a �t� rendu par une chambre de sept juges compos�e de :
Josep Casadevall (Andorre), pr�sident, Alvina Gyulumyan (Arm�nie), Corneliu B�rsan (Roumanie), J�n Sikuta (Slovaquie), Luis L�pez Guerra (Espagne), Nona Tsotsoria (G�orgie), Kristina Pardalos (Saint-Marin),
ainsi que de Santiago Quesada, greffier de section.
D�cision de la Cour
Article 6 � 1
La Cour note que la proc�dure � laquelle M. Vlad a �t� partie a dur� 12 ans, 2 mois et 6 jours ; que l'affaire a �t� renvoy�e devant les autorit�s de poursuite par trois fois pour compl�ment d'enqu�te, et que des retards ont �t� caus�s par le manquement des autorit�s � communiquer des documents ou � obtenir des rapports. La proc�dure � laquelle est partie M. Plaa dure depuis environ 16 ans et est toujours pendante ; elle n'est pas particuli�rement complexe, et l'essentiel des retards a �t� caus� par la mani�re dont les juridictions roumaines ont trait� l'affaire � il y a eu de nombreuses erreurs de proc�dure. Enfin, l'affaire dont se plaint Mme Bratu a dur� neuf ans ; elle non plus n'est pas particuli�rement complexe et, alors que les audiences ont �t� report�es pr�s de 40 fois pour que les autorit�s communiquent les bons documents ou convoquent d�ment les parties, le gouvernement roumain n'a pas tent� de justifier ces retards.
La Cour juge donc que la dur�e de la proc�dure de chacun des requ�rants a �t� excessive, de sorte que ces proc�dures ne r�pondent pas � l'exigence de � d�lai raisonnable � �nonc�e � l'article 6.
Article 13
Le gouvernement roumain soutenait devant la Cour que plusieurs modifications avaient �t� apport�es au syst�me juridique national, de sorte qu'un recours effectif �tait � pr�sent disponible pour les justiciables confront�s � une proc�dure d'une dur�e excessive. La Cour prend note de l'adoption d'une loi en 2010, de l'entr�e en vigueur en f�vrier 2013 d'un nouveau code de proc�dure civile, et de l'affirmation du gouvernement roumain selon laquelle plusieurs affaires r�centes
d�montreraient que les justiciables roumains peuvent d�sormais �tre indemnis�s en cas de proc�dure excessivement longue. Elle observe cependant qu'il n'a pas produit un seul exemple d'affaire montrant que les justiciables auraient d�sormais acc�s � un recours effectif comme il l'affirme, et que l'adoption d'une nouvelle loi et l'entr�e en vigueur du nouveau code de proc�dure civile sont ult�rieures � la majorit� des proc�dures auxquelles �taient parties M. Plaa et Mme Bratu. Elle retient donc leur grief relatif � l'absence de recours effectif face � la dur�e de ces proc�dures. Article 46 La Cour observe qu'elle a d�j� fait droit � 200 griefs port�s devant elle pour violation par les juridictions roumaines de l'exigence de � d�lai raisonnable � dans des proc�dures civiles ou p�nales, et que 500 autres affaires du m�me type sont encore pendantes devant elle. Elle voit l� le signe de l'existence d'un probl�me syst�mique. Tout en notant les progr�s accomplis par la Roumanie dans la r�solution de cette question, elle estime que les autorit�s nationales doivent continuer de prendre, sous la surveillance du Comit� des Ministres, des mesures coh�rentes � long terme visant � la r�gler. En particulier, elle invite le gouvernement roumain � assurer le respect du droit � un proc�s �quitable dans un d�lai raisonnable soit en modifiant les recours existants soit en en cr�ant de nouveaux, par exemple un recours en indemnisation sp�cifique et clairement encadr�. Satisfaction �quitable (Article 41) La Cour dit que la Roumanie doit verser � M. Vlad, M. Plaa et Mme Bratu 3 600, 7 800 et 2 340 euros respectivement, pour dommage moral.
L'arr�t n'existe qu'en anglais.
R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci, peuvent �tre obtenus sur www.echr.coe.int . Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire ici : www.echr.coe.int/RSS/fr ou de nous suivre sur Twitter @ECHRpress. Contacts pour la presse [email protected] | tel: +33 3 90 21 42 08 Tracey Turner-Tretz (tel: + 33 3 88 41 35 30) Nina Salomon (tel: + 33 3 90 21 49 79) Denis Lambert (tel: + 33 3 90 21 41 09) Jean Conte (tel: + 33 3 90 21 58 77)
La Cour europ�enne des droits de l'homme a �t� cr��e � Strasbourg par les Etats membres du Conseil de l'Europe en 1959 pour conna�tre des all�gations de violation de la Convention europ�enne des droits de l'homme de 1950.
3
© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 16.07.2026. · Źródło