003-4652961-5636726

WyrokETPCz2014-01-30

Analiza orzeczenia

Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.

Zagadnienie prawne
Czy skazanie za zniesławienie w związku z publikacją listu otwartego, zawierającego oskarżenia wobec osoby publicznej, stanowiło naruszenie prawa do wolności wyrażania opinii gwarantowanego przez art. 10 Konwencji?
Ratio decidendi
Trybunał uznał, że skazanie skarżącego za zniesławienie nie naruszyło art. 10 Konwencji. Stwierdził, że chociaż list otwarty dotyczył kwestii publicznej i był skierowany do osoby publicznej, to jednak zawierał poważne oskarżenia dotyczące unikania służby wojskowej, oparte na niezweryfikowanych informacjach przypisywanych anonimowej "wybitnej osobistości". W kontekście wolności wypowiedzi, szczególnie w odniesieniu do osób publicznych, Trybunał ocenił, że ingerencja była "konieczna w społeczeństwie demokratycznym" i proporcjonalna do uzasadnionego celu, jakim była ochrona reputacji burmistrza i odpowiedzialność za rozpowszechnianie nieprawdziwych informacji.
Stan faktyczny
Skarżący, Henry de Lesquen du Plessis-Casso, radny miejski w Wersalu, został skazany za zniesławienie. We wrześniu 2006 roku, w odpowiedzi na zaproszenie burmistrza Wersalu, E.P., na ceremonię upamiętniającą "harkis", skarżący opublikował w internecie list otwarty. W liście tym, powołując się na "wybitną osobistość wersalską", oskarżył burmistrza o to, że czekał na koniec wojny, aby ubiegać się o naturalizację i uniknąć służby wojskowej w Algierii.
Rozstrzygnięcie
Trybunał stwierdził brak naruszenia artykułu 10 Konwencji.

Pełny tekst orzeczenia

du Greffier de la Cour CEDH 029 (2014) 30.01.2014 Arr�ts concernant la France, la Russie et la Slov�nie La Cour europ�enne des droits de l'homme a communiqu� aujourd'hui par �crit les cinq arr�ts suivants dont un (en italique) est un arr�t de comit� d�finitif. Les autres sont des arr�ts de chambre1 et ne sont pas d�finitifs. Une affaire de dur�e de proc�dure, o� est indiqu�e la conclusion principale de la Cour, figure � la fin du pr�sent communiqu� de presse. Les arr�ts en fran�ais sont indiqu�s par un ast�risque (*). De Lesquen du Plessis-Casso (n� 2) c. France (requ�te no 34400/10)* Le requ�rant, Henry de Lesquen du Plessis-Casso, est un ressortissant fran�ais n� en 1949 et r�sidant � Versailles. L'affaire concernait sa condamnation p�nale pour diffamation en raison de propos adress�s au maire de sa ville dans une lettre ouverte. En septembre 2006, � la suite d'une invitation lanc�e par le d�put�-maire de Versailles, E.P., � une c�r�monie d'hommage aux � harkis � (auxiliaires de l'arm�e fran�aise pendant la guerre d'Alg�rie), M. Plessis-Casso, conseiller municipal de Versailles, lui adressa une lettre ouverte diffus�e sur internet. Sur la base de propos pr�t�s � une � �minente personnalit� versaillaise �, il y accusait notamment E.P. d'avoir attendu la fin de la guerre pour demander sa naturalisation, afin de se soustraire au service militaire en Alg�rie. Poursuivi pour diffamation par E.P., M. Plessis-Casso fut reconnu coupable des faits qui lui �taient reproch�s et condamn� � payer 1 500 euros (EUR) d'amende, ainsi que 2 000 EUR de dommages-int�r�ts. D�bout� en appel, il se pourvut en cassation. Son pourvoi fut rejet� en d�cembre 2009. M. Plessis-Casso all�guait en particulier que sa condamnation p�nale avait �t� contraire � l'article 10 (libert� d'expression) de la Convention europ�enne des droits de l'homme. Non-violation de l'article 10 Mikiyeva et autres c. Russie (nos 61536/08, 6647/09, 6659/09, 63535/10 et 15695/11) Z. et Khatuyeva c. Russie (nos 39436/06 et 40169/07) Les deux affaires concernaient la disparition de proches parents des requ�rants dans la r�gion russe du Caucase du Nord apr�s qu'ils eurent pr�tendument �t� enlev�s par des agents de l'�tat. Dans la premi�re affaire, les requ�rants sont neuf ressortissants russes r�sidant dans diverses localit�s de R�publique de Tch�tch�nie (Russie). Ils sont les proches parents � fille, fils, femme ou tante � de cinq hommes n�s entre 1955 et 1983 qui furent enlev�s chez eux entre 2001 et 2004 par des groupes d'hommes arm�s portant l'uniforme et parlant russe sans accent et qui, selon les requ�rants, �taient des militaires russes. Les requ�rants n'ont jamais revu leurs proches parents depuis lors. Ils d�nonc�rent les enl�vements aupr�s des autorit�s charg�es de l'ex�cution des lois, et des enqu�tes officielles furent ouvertes. Les proc�dures furent suspendues et rouvertes � maintes reprises et sont pendantes depuis plusieurs ann�es sans avoir produit aucun r�sultat tangible. 1 Conform�ment aux dispositions des articles 43 et 44 de la Convention, les arr�ts de chambre ne sont pas d�finitifs. Dans un d�lai de trois mois � compter de la date du prononc� de l'arr�t, toute partie peut demander le renvoi de l'affaire devant la Grande Chambre de la Cour. En pareil cas, un coll�ge de cinq juges d�termine si l'affaire m�rite plus ample examen. Si tel est le cas, la Grande Chambre se saisira de l'affaire et rendra un arr�t d�finitif. Si la demande de renvoi est rejet�e, l'arr�t de chambre deviendra d�finitif � la date de ce rejet. Conform�ment aux dispositions de l'article 28 de la Convention, les arr�ts rendus par un comit� sont d�finitifs. D�s qu'un arr�t devient d�finitif, il est transmis au Comit� des Ministres du Conseil de l'Europe qui en surveille l'ex�cution. Des renseignements suppl�mentaires sur le processus d'ex�cution sont consultables � l'adresse suivante : www.coe.int/t/dghl/monitoring/execution Dans la deuxi�me affaire, les requ�rantes sont deux ressortissantes russes ; l'une, Mme Z., habitait auparavant en R�publique de Tch�tch�nie et r�side maintenant en Autriche ; l'autre, Mme Khatuyeva, r�side � Grozny, R�publique de Tch�tch�nie. Elles sont respectivement la soeur et la femme de Zhamalayl Yanayev, n� en 1961, qui a disparu le 28 d�cembre 2004 en Oss�tie du Nord, o� la famille vivait � l'�poque. D'apr�s des informations recueillies par les requ�rantes apr�s l'incident, M. Yanayev aurait �t� arr�t� apr�s avoir enregistr� ses bagages sur un vol pour Moscou, � l'a�roport de Beslan, en Oss�tie du Nord, par des hommes arm�s en uniforme paraissant �tre des militaires du service r�gional de lutte contre le crime organis�. Sa famille est sans nouvelles de lui depuis lors. Au cours des semaines qui suivirent la disparition, elle prit contact � maintes reprises avec divers organismes publics, dont les autorit�s de poursuite. Le 10 f�vrier 2005, une enqu�te p�nale fut ouverte sur l'enl�vement. L'enqu�te, toujours pendante, n'a pas permis de d�terminer ce qu'il est advenu de M. Yanayev, pas plus que l'identit� des auteurs de l'enl�vement. Invoquant l'article 2 (droit � la vie), les requ�rants se plaignaient dans les deux affaires du fait que leurs proches avaient disparu apr�s avoir �t� d�tenus par des agents de l'�tat et que les autorit�s russes n'avaient pas men� d'enqu�te effective sur les faits. Les requ�rants d�non�aient �galement des violations de l'article 3 (interdiction des traitements inhumains ou d�gradants) et de l'article 5 (droit � la libert� et � la s�ret�) � raison des souffrances morales dues � la disparition de leurs proches et de l'irr�gularit� de la d�tention de ceux-ci. Ils all�guaient aussi que, au m�pris de l'article 13 (droit � un recours effectif), ils n'avaient dispos� d'aucun recours interne effectif pour se plaindre des violations all�gu�es, en particulier celles concernant les droits garantis par les articles 2 et 3. Violation de l'article 2 (droit � la vie) � dans les deux affaires, dans le chef des proches des requ�rants qui ont disparu Violation de l'article 2 (proc�dure) � dans les deux affaires, en raison du manquement des autorit�s � mener une enqu�te effective sur la disparition des proches des requ�rants Violation de l'article 3 � dans les deux affaires, dans le chef des requ�rants, en raison de la disparition de leurs proches et de la r�ponse des autorit�s � leurs souffrances Violation de l'article 5 � dans les deux affaires, dans le chef des proches des requ�rants qui ont disparu, en raison de leur d�tention ill�gale Violation de l'article 13 combin� avec les articles 2 et 3 � dans les deux affaires Satisfaction �quitable : - dans l'affaire Mikiyeva et autres c. Russie : La Cour a allou� un montant total de 9 000 EUR (requ�te no 61536/08) et de 25 000 EUR (no 6659/09) pour pr�judice mat�riel, 60 000 EUR par requ�te pour pr�judice moral, ainsi que 2 500 EUR par requ�te (� l'exception de la requ�te n� 15695/11 : en l'esp�ce, le requ�rant n'avait pas formul� de demande � ce titre) pour frais et d�pens. - dans l'affaire Z. et Khatuyeva : La Cour a allou� � Mme Khatuyeva 60 000 EUR pour pr�judice moral, ainsi que 1 800 EUR pour frais et d�pens. Velikanov c. Russie (no 4124/08) Le requ�rant, Vadim Velikanov, est un ressortissant russe n� en 1977 et r�sidant � Shchelkovo (r�gion de Moscou). Il purge actuellement une peine d'emprisonnement � la prison de Saratov (Russie). M. Velikonov se plaignait des mauvais traitements subis aux mains de policiers russes apr�s son arrestation le 31 mars 2003 alors qu'il �tait soup�onn� de meurtre ainsi que de l'absence d'enqu�te effective sur ses all�gations. M. Velikanov fut jug� coupable en ao�t 2003 et condamn� � une peine de onze ans d'emprisonnement. Sa condamnation fut confirm�e en appel en f�vrier 2004. Invoquant en particulier l'article 3 (interdiction des traitements inhumains ou d�gradants), M. Velikanov all�guait notamment que, lors de son arrestation, les policiers lui avaient extorqu� des aveux en l'attachant � une chaise avec des menottes et en le frappant au dos et aux flancs. Violation de l'article 3 (traitements inhumains et d�gradants) Violation de l'article 3 (proc�dure) Satisfaction �quitable : 15 000 EUR pour pr�judice moral. Affaire de dur�e de proc�dure Dans l'affaire suivante, la requ�rante se plaignait notamment, sous l'angle de l'article 6 � 1 (droit � un proc�s �quitable dans un d�lai raisonnable), de la dur�e excessive d'une proc�dure ne relevant pas du droit p�nal. Bitenc c. Slov�nie (no 34747/06) Violation de l'article 6 � 1 Violation de l'article 13 (droit � un recours effectif) R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci, peuvent �tre obtenus sur www.echr.coe.int. Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire ici : www.echr.coe.int/RSS/fr ou de nous suivre sur Twitter @ECHR_Press. Contacts pour la presse [email protected] | tel: +33 3 90 21 42 08 Tracey Turner-Tretz (tel: + 33 3 88 41 35 30) Nina Salomon (tel: + 33 3 90 21 49 79) Denis Lambert (tel: + 33 3 90 21 41 09) Jean Conte (tel: + 33 3 90 21 58 77) La Cour europ�enne des droits de l'homme a �t� cr��e � Strasbourg par les �tats membres du Conseil de l'Europe en 1959 pour conna�tre des all�gations de violation de la Convention europ�enne des droits de l'homme de 1950. 3

© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 16.07.2026. · Źródło