003-4717343-5728941

WyrokETPCz2014-04-01

Analiza orzeczenia

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Zagadnienie prawne
Czy nadmierna długość postępowań cywilnych dotyczących praw własności w Albanii naruszyła prawo skarżących do rozpoznania sprawy w rozsądnym terminie, gwarantowane przez art. 6 ust. 1 Konwencji?
Ratio decidendi
Trybunał stwierdził naruszenie art. 6 ust. 1 Konwencji, uznając, że postępowania cywilne dotyczące praw własności skarżących trwały zbyt długo, co naruszyło ich prawo do rozpoznania sprawy w rozsądnym terminie. Dodatkowo, Trybunał zauważył, że przewlekłość postępowań sądowych w Albanii stanowi problem systemowy, który może prowadzić do wielu uzasadnionych skarg, co wymaga podjęcia przez państwo środków generalnych na podstawie art. 46 Konwencji.
Stan faktyczny
Skarżący, dziesięciu obywateli Albanii, wnieśli skargi dotyczące nadmiernej długości postępowań cywilnych w ich kraju, które dotyczyły uznania ich praw własności. Postępowania te, w zależności od skargi, trwały zbyt długo, co skarżący uznali za naruszenie ich prawa do rzetelnego procesu.
Rozstrzygnięcie
Stwierdza naruszenie art. 6 ust. 1 Konwencji w odniesieniu do skarg nr 64480/09, 64482/09, 12874/10 i 56935/10. Uznaje skargi nr 31355/09 i 3129/12 za niedopuszczalne. Zasądza zadośćuczynienie pieniężne za szkody moralne oraz koszty i wydatki w odniesieniu do niektórych skarg. Wskazuje na potrzebę podjęcia środków generalnych przez Albanię na podstawie art. 46 Konwencji.

Pełny tekst orzeczenia

du Greffier de la Cour CEDH 090 (2014) 01.04.2014 Arr�ts concernant l'Albanie, la Roumanie et la Turquie La Cour europ�enne des droits de l'homme a communiqu� aujourd'hui par �crit les quatre arr�ts de chambre1 suivants dont aucun n'est d�finitif. Les arr�ts en fran�ais sont indiqu�s par un ast�risque (*). Luli et autres c. Albanie (requ�tes nos 64480/09, 64482/09, 12874/10, 56935/10, 3129/12 et 31355/09) Les requ�rants sont dix ressortissants albanais, n�s respectivement entre 1921 et 1968. Ils se plaignaient en particulier de la dur�e excessive de proc�dures civiles concernant la reconnaissance de leurs droits de propri�t�. Ils invoquaient notamment l'article 6 � 1 (droit � un proc�s �quitable dans un d�lai raisonnable) de la Convention europ�enne des droits de l'homme. Violation de l'article 6 � 1 (dur�e) � en ce qui concerne les requ�tes nos 64480/09, 64482/09 12874/10 et 56935/10 La Cour a par ailleurs d�clar� irrecevables les requ�tes nos 31355/09 et 3129/12 La Cour a �galement observ� que les proc�dures judiciaires nationales en Albanie commen�aient � p�tir gravement de la dur�e excessive des proc�dures et que cette situation pourrait ult�rieurement donner lieu � de nombreuses requ�tes bien fond�es. Elle a dit, au titre de l'article 46 (force obligatoire et ex�cution des arr�ts) que des mesures g�n�rales s'imposaient sans aucun doute au niveau national afin d'ex�cuter le pr�sent arr�t, incluant, notamment, l'introduction d'un recours en ce qui concerne la dur�e excessive de proc�dures. Satisfaction �quitable : - requ�tes nos 64480/09 et 64482/09 : La Cour a allou�, par requ�te, 1 500 EUR aux requ�rants conjointement pour pr�judice moral. Au titre des frais et d�pens, elle a allou� 1 500 EUR pour les deux requ�tes globalement. - requ�te no 12874/10 : La requ�rante n'a pas pr�sent� de demande au titre de la satisfaction �quitable. - requ�te no 56935/10 : La requ�rante n'a pas pr�sent� de demande au titre du pr�judice moral. La Cour lui a allou� 500 EUR pour frais et d�pens. Enache c. Roumanie (no 10662/06) Aurel Rdulescu c. Roumanie (no 32800/12) Dans ces deux affaires, les requ�rants all�guaient qu'ils �taient d�tenus dans des conditions inhumaines. 1 Conform�ment aux dispositions des articles 43 et 44 de la Convention, les arr�ts de chambre ne sont pas d�finitifs. Dans un d�lai de trois mois � compter de la date du prononc� de l'arr�t, toute partie peut demander le renvoi de l'affaire devant la Grande Chambre de la Cour. En pareil cas, un coll�ge de cinq juges d�termine si l'affaire m�rite plus ample examen. Si tel est le cas, la Grande Chambre se saisira de l'affaire et rendra un arr�t d�finitif. Si la demande de renvoi est rejet�e, l'arr�t de chambre deviendra d�finitif � la date de ce rejet. Conform�ment aux dispositions de l'article 28 de la Convention, les arr�ts rendus par un comit� sont d�finitifs. D�s qu'un arr�t devient d�finitif, il est transmis au Comit� des Ministres du Conseil de l'Europe qui en surveille l'ex�cution. Des renseignements suppl�mentaires sur le processus d'ex�cution sont consultables � l'adresse suivante : www.coe.int/t/dghl/monitoring/execution Le requ�rant dans la premi�re affaire, Marian Enache, est un ressortissant roumain n� en 1977. Condamn� pour meurtre � la prison � perp�tuit�, il purge actuellement sa peine � la prison de Girurgiu (Roumanie) apr�s avoir �t� incarc�r� dans plusieurs lieux de d�tention depuis 1997. Le requ�rant dans la seconde affaire, Aurel Rdulescu, est un ressortissant roumain n� en 1954. Condamn� pour escroquerie, entre autres, il purge actuellement une peine de dix ans d'emprisonnement � la prison de Jilava (Roumanie). Apr�s avoir �t� incarc�r� au commissariat de Bucarest en septembre 2009, il a �t� transf�r� � la prison de Rahova, puis � la prison de Jilava. Invoquant l'article 3 (interdiction des traitements inhumains ou d�gradants) de la Convention europ�enne, les int�ress�s se plaignaient de leurs conditions de d�tention, qu'ils jugeaient inhumaines. M. Enache d�non�ait en particulier ses conditions de d�tention dans les prisons de Craiova et de Giurgiu. Il se plaignait de manquer d'espace vital et de lumi�re dans sa cellule et all�guait qu'elle �tait d�nu�e d'eau courante chaude et froide. Il affirmait que les activit�s propos�es dans la prison �taient inadapt�es, que le temps pass� par les d�tenus � l'ext�rieur des cellules �tait insuffisant, que la nourriture �tait de mauvaise qualit�, et qu'il �tait menott� chaque fois qu'il quittait sa cellule. Pour sa part, M. Rdulescu d�non�ait en particulier son incarc�ration dans des cellules surpeupl�es. Sur le terrain de l'article 34 (droit de recours individuel), M. Enache all�guait que les autorit�s p�nitentiaires avaient exerc� sur sa personne une pression constante pour qu'il abandonne sa requ�te devant la Cour europ�enne, affirmant notamment qu'elles s'�taient immisc�es dans sa correspondance avec la Cour, qu'elles l'avaient transf�r� � la prison de Giurgiu et qu'elles l'avaient contraint � signer une d�claration de retrait de sa plainte adress�e � la Cour. Violation de l'article 3 � dans les deux affaires, s'agissant des conditions de d�tention des requ�rants Violation de l'article 34 dans l'affaire Enache Satisfaction �quitable : 24 000 EUR � M. Enache et 6 000 � M. Rdulescu pour pr�judice moral, ainsi que 800 EUR � M. Rdulescu pour frais et d�pens. Mehmet K�se c. Turquie (no 10449/06)* Le requ�rant, Mehmet K�se est un ressortissant turc, n� en 1927 et r�sidant � Mersin. Il est le p�re d'Yilmaz K�se, d�c�d� le 31 d�cembre 2002 pendant son service militaire obligatoire. L'affaire concernait le d�c�s du jeune homme au sujet duquel l'enqu�te avait conclu � un suicide. Incorpor� au mois d'avril 2002, le jeune homme fut d�couvert gravement bless� � son poste de garde le 15 d�cembre 2002. Il fut aussit�t conduit � l'h�pital et y succomba une quinzaine de jours apr�s. Apr�s avoir enqu�t� sur les causes du d�c�s, le parquet militaire rendit le 28 juin 2005 une ordonnance de non-lieu estimant que le jeune homme en possession d'un fusil M-1 s'�tait suicid� au moyen de celui-ci alors qu'il montait la garde. Mehmet K�se forma opposition. En ao�t 2005, le tribunal militaire confirma le non-lieu attaqu�. Invoquant l'article 2 (droit � la vie) M. K�se d�non�ait en substance une insuffisance de l'enqu�te men�e sur le d�c�s de son fils qui avait conclu au suicide mais qui n'avait pas permis de dissiper tous les doutes quant � l'origine du d�c�s. Violation de l'article 2 (enqu�te) Satisfaction �quitable : 10 000 EUR pour pr�judice moral. R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci, peuvent �tre obtenus sur www.echr.coe.int. Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire ici : www.echr.coe.int/RSS/fr ou de nous suivre sur Twitter @ECHR_Press. Contacts pour la presse [email protected] | tel: +33 3 90 21 42 08 Tracey Turner-Tretz (tel: + 33 3 88 41 35 30) Nina Salomon (tel: + 33 3 90 21 49 79) Denis Lambert (tel: + 33 3 90 21 41 09) Jean Conte (tel: + 33 3 90 21 58 77) La Cour europ�enne des droits de l'homme a �t� cr��e � Strasbourg par les �tats membres du Conseil de l'Europe en 1959 pour conna�tre des all�gations de violation de la Convention europ�enne des droits de l'homme de 1950. 3

© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 15.07.2026. · Źródło