003-4882708-5968283

WyrokETPCz2014-09-26

Analiza orzeczenia

Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.

Zagadnienie prawne
Czy odmowa przyznania pozwolenia na pobyt obywatelce Surinamu, która przebywa w Niderlandach nielegalnie, ale ma tam męża i troje dzieci będących obywatelami Niderlandów, stanowi naruszenie prawa do poszanowania życia rodzinnego gwarantowanego przez art. 8 Konwencji?
Stan faktyczny
Skarżąca, Meriam Margriet Jeunesse, obywatelka Surinamu, wjechała do Niderlandów w 1997 roku na wizie turystycznej i pozostała w kraju po jej wygaśnięciu. W 1999 roku poślubiła obywatela Niderlandów pochodzenia surinamskiego, z którym ma troje dzieci, wszystkie posiadające obywatelstwo niderlandzkie. Między 1997 a 2010 rokiem pięciokrotnie ubiegała się o pozwolenie na pobyt, jednak jej wnioski były odrzucane. W 2010 roku została zatrzymana w celu wydalenia, ale zwolniono ją ze względu na ciążę. Skarżąca zarzuca, że odmowa przyznania jej pozwolenia na pobyt narusza jej prawo do życia rodzinnego.

Pełny tekst orzeczenia

du Greffier de la Cour CEDH 273 (2014) 26.09.2014 Annonce d'un arr�t de Grande Chambre concernant le refus d'accorder un permis de s�jour � une ressortissante surinamaise, mari�e � un ressortissant n�erlandais La Cour europ�enne rendra son arr�t de Grande Chambre dans l'affaire Jeunesse c. Pays-Bas (requ�te n� 12738/10) le vendredi 3 octobre 2014 � 11h, heure locale, en audience publique au Palais des droits de l'homme � Strasbourg. L'affaire concerne le refus d'accorder un permis de s�jour � une ressortissante surinamaise, mari�e � un ressortissant n�erlandais dont elle a trois enfants, qui n'a pas quitt� le territoire des Pays-Bas � l'expiration de son visa de tourisme en 1997. Principaux faits La requ�rante, Meriam Margriet Jeunesse, est une ressortissante surinamaise n�e en 1967 et r�sidant � La Haye. Elle est entr�e aux Pays-Bas en 1997 avec un visa de tourisme et y est demeur�e apr�s l'expiration de ce dernier. En 1999, elle �pousa M. W., qui �tait d'origine surinamaise mais avait �t� naturalis� et qui, comme elle, avait toujours v�cu au Surinam avant de venir aux Pays-Bas. Les deux �poux avaient cohabit� dans leur pays d'origine, o� ils s'�taient rencontr�s en 1987. En 1991, M. W. avait quitt� le Surinam pour les Pays-Bas. Il avait par la suite obtenu la nationalit� n�erlandaise, ce qui impliquait qu'il renonce � sa nationalit� surinamaise. Le 4 mars 1997, apr�s cinq tentatives infructueuses, Mme Jeunesse obtint, � sa sixi�me tentative, un visa de court s�jour pour les Pays-Bas, pour visite familiale. Elle y entra le 12 mars 1997. Lorsque son visa expira, 45 jours plus tard, elle ne retourna pas au Surinam mais resta aux Pays-Bas, qu'elle n'a plus quitt�s depuis lors. Elle a v�cu � Rotterdam jusqu'en 1998, puis elle s'est install�e � La Haye. La requ�rante et M. W. ont trois enfants. Tous trois ont la nationalit� n�erlandaise comme leur p�re. Entre 1997 et 2010, Mme Jeunesse demanda � cinq reprises un permis de s�jour. Ses trois derni�res requ�tes furent rejet�es au motif qu'elle ne d�tenait pas de visa de s�jour temporaire d�livr� par une repr�sentation des Pays-Bas au Surinam. En avril 2010, n'ayant pas r�pondu � une convocation � se pr�senter � la police des �trangers, elle fut plac�e en r�tention aux fins d'�loignement. En ao�t 2010, elle fut remise en libert� car elle attendait son troisi�me enfant, qui naquit en novembre 2010. Devant la Cour, la requ�rante soutient en particulier que le refus de lui accorder un permis de s�jour aux Pays-Bas a emport� violation � son �gard du droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8. Elle se plaint de ne pas avoir �t� exempt�e de l'obligation de d�tenir un visa de s�jour temporaire d�livr� dans une repr�sentation des Pays-Bas au Surinam avant de pouvoir solliciter un permis de s�jour aux Pays-Bas. Dans sa requ�te, elle soutenait aussi, en particulier, que l'obligation de retourner au Surinam pour obtenir un visa de s�jour temporaire et la s�paration d'avec ses enfants rest�s aux Pays-Bas qui en r�sulterait, son placement en centre de r�tention pour les �trangers et l'absence de recours effectif avaient emport� violation � son �gard des droits garantis par les articles 3 (interdiction des traitements inhumains ou d�gradants), 5 (droit � la libert� et � la s�ret�) et 13 (droit � un recours effectif). Elle d�non�ait aussi des violations des droits garantis par l'article 14 (interdiction de la discrimination), l'article 3 � 1 du Protocole no 4 (interdiction de l'expulsion des nationaux) et l'article 1 du Protocole no 12 (interdiction g�n�rale de la discrimination). Proc�dure La requ�te a �t� introduite devant la Cour europ�enne des droits de l'homme le 1er mars 2010. Dans une d�cision sur la recevabilit� rendue le 4 d�cembre 2012, une chambre de la Cour l'a d�clar�e recevable quant au grief tir� de l'article 8 et irrecevable pour le surplus. Le 14 mai 2013, la chambre s'est dessaisie au profit de la Grande Chambre. Cette derni�re a tenu une audience le 13 novembre 2013 � Strasbourg. Les organisations non gouvernementales Defence for Children et Immigrant Council of Ireland (Independent Law Centre) ont �t� autoris�es � intervenir dans la proc�dure �crite (article 36 � 2 de la Convention). R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci, peuvent �tre obtenus sur www.echr.coe.int . Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire ici : www.echr.coe.int/RSS/fr ou de nous suivre sur Twitter @ECHRpress. Contacts pour la presse [email protected] | tel: +33 3 90 21 42 08 C�line Menu-Lange (tel: + 33 3 3 90 21 58 77) Tracey Turner-Tretz (tel: + 33 3 88 41 35 30) Nina Salomon (tel: + 33 3 90 21 49 79) Denis Lambert (tel: + 33 3 90 21 41 09) La Cour europ�enne des droits de l'homme a �t� cr��e � Strasbourg par les Etats membres du Conseil de l'Europe en 1959 pour conna�tre des all�gations de violation de la Convention europ�enne des droits de l'homme de 1950. 2

© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 14.07.2026. · Źródło