003-4988930-6120287
WyrokETPCz2015-01-22
Analiza orzeczenia
Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.
Zagadnienie prawne
Czy użycie potencjalnie śmiertelnej siły przez policję wobec Aleksandra Kitanovskiego było uzasadnione, a także czy przeprowadzono skuteczne śledztwo w sprawie zarzutów maltretowania i zagrożenia życia, zgodnie z art. 2 i 3 Konwencji?Ratio decidendi
Trybunał uznał, że policja użyła potencjalnie śmiertelnej siły wobec Aleksandra Kitanovskiego w sposób nieuzasadniony. Ponadto stwierdził, że władze krajowe nie przeprowadziły skutecznego śledztwa w sprawie zarzutów zagrożenia życia i złego traktowania przez funkcjonariuszy policji. Te zaniechania stanowiły naruszenie pozytywnych obowiązków państwa wynikających z art. 2 i 3 Konwencji.Stan faktyczny
Skarżący, Tihomir i Aleksandar Kitanovski, to ojciec i syn z Macedonii Północnej. 10 czerwca 2009 roku Aleksandar Kitanovski, prowadząc samochód ojca, był ścigany przez policję. Po ominięciu blokady drogowej, policjanci otworzyli ogień do jego samochodu z pistoletu i karabinu automatycznego. Skarżący zarzucili, że po zatrzymaniu Aleksandar Kitanovski został pobity przez policjantów. Tihomir Kitanovski złożył skargę karną, która została umorzona. Aleksandar Kitanovski został później skazany za napaść na policjanta, ale sprawa została zwrócona do ponownego rozpatrzenia i jest w toku.Rozstrzygnięcie
Stwierdza naruszenie art. 2 (prawo do życia) w zakresie nieuzasadnionego użycia potencjalnie śmiertelnej siły wobec Aleksandra Kitanovskiego. Stwierdza naruszenie art. 2 (skuteczne śledztwo) w zakresie braku skutecznego śledztwa. Stwierdza naruszenie art. 3 (poniżające traktowanie) wobec Aleksandra Kitanovskiego. Stwierdza naruszenie art. 3 (skuteczne śledztwo) w zakresie braku skutecznego śledztwa.Pełny tekst orzeczenia
du Greffier de la Cour
CEDH 022 (2015) 22.01.2015
Arr�ts et d�cisions du 22 janvier 2015
La Cour europ�enne des droits de l'homme a communiqu� aujourd'hui par �crit deux arr�ts et 21 d�cisions :
- deux arr�ts de chambre1 sont r�sum�s ci-dessous ;
- la d�cision dans l'affaire Tymoshenko c. Ukraine (no 2) (requ�te no 65656/12) fait l'objet d'un communiqu� de presse s�par� ;
- les autres d�cisions2 (certains concernant des questions qui avaient d�j� �t� soumises � la Cour, notamment la dur�e excessive de proc�dures) peuvent �tre consult�es sur HUDOC et ne figurent pas dans le pr�sent communiqu� de presse.
Les arr�ts en fran�ais sont indiqu�s par un ast�risque (*).
Kitanovski c. � L'ex-R�publique yougoslave de Mac�doine � (requ�te no 15191/12)
Les requ�rants, Tihomir et Aleksandar Kitanovski, p�re et fils, sont des ressortissants mac�doniens. Aleksandar Kitanovski est n� en 1988. Tous deux r�sident � Skopje. L'affaire concernait leur all�gation selon laquelle la vie de Aleksandar Kitanovski avait �t� mise en danger lorsque des policiers avaient ouvert le feu sur la voiture de son p�re alors qu'ils le prenaient en chasse dans les rues de Skopje.
Selon les requ�rants, Aleksandar Kitanovski, qui �tait au volant de la voiture de son p�re le 10 juin 2009 vers 2 heures du matin, recula afin d'atteindre un restaurant � fast-food �. Des policiers commenc�rent � le poursuivre avec leur voiture de service. Apr�s qu'il eut contourn� un barrage routier destin� � l'arr�ter, les policiers commenc�rent � tirer sur la voiture avec un pistolet et un fusil automatique. Les requ�rants all�guent que, apr�s l'avoir arr�t�, les policiers frapp�rent l'int�ress� � l'aide de matraques et lui donn�rent des coups de poing et de pied au visage, � la t�te, � l'estomac et au dos.
D'apr�s le gouvernement, Aleksandar Kitanovski a tent� de contourner un second barrage en roulant sur le trottoir, o� se trouvait un policier qui a ainsi perdu l'�quilibre et tir� sur les pneus de la voiture en tombant. L'une des balles aurait travers� la vitre arri�re du v�hicule et se serait log�e dans le si�ge du passager avant.
Tihomir Kitanovski d�posa une plainte p�nale au nom de son fils contre des policiers non identifi�s pour mise en danger de la vie d'autrui, torture et mauvais traitements. En janvier 2013, le procureur d�cida d'abandonner les poursuites. Apr�s que le minist�re de l'Int�rieur eut d�pos� une plainte p�nale contre Aleksandar Kitanovski, le tribunal de premi�re instance le jugea coupable d'agression sur un policier dans l'exercice de ses fonctions et, en d�cembre 2013, le condamna � une peine
1 Conform�ment aux dispositions des articles 43 et 44 de la Convention, les arr�ts de chambre ne sont pas d�finitifs. Dans un d�lai de trois mois � compter de la date du prononc� de l'arr�t, toute partie peut demander le renvoi de l'affaire devant la Grande Chambre de la Cour. En pareil cas, un coll�ge de cinq juges d�termine si l'affaire m�rite plus ample examen. Si tel est le cas, la Grande Chambre se saisira de l'affaire et rendra un arr�t d�finitif. Si la demande de renvoi est rejet�e, l'arr�t de chambre deviendra d�finitif � la date de ce rejet. Conform�ment aux dispositions de l'article 28 de la Convention, les arr�ts rendus par un comit� sont d�finitifs. D�s qu'un arr�t devient d�finitif, il est transmis au Comit� des Ministres du Conseil de l'Europe qui en surveille l'ex�cution. Des renseignements suppl�mentaires sur le processus d'ex�cution sont consultables � l'adresse suivante : www.coe.int/t/dghl/monitoring/execution 2 Les d�cisions d'irrecevabilit� et de radiation du r�le sont d�finitives.
d'emprisonnement d'un an et demi avec sursis. En appel, l'affaire fut renvoy�e � la juridiction de premi�re instance ; la proc�dure est toujours pendante.
Invoquant en substance notamment l'article 2 (droit � la vie) et l'article 3 (interdiction des traitements inhumains ou d�gradants) de la Convention europ�enne des droits de l'homme, les requ�rants se plaignaient que la vie de Aleksandar Kitanovski avait �t� mise en danger, qu'il avait �t� maltrait� par des policiers, qu'il n'y avait pas eu d'enqu�te effective sur leurs all�gations et qu'ils n'avaient dispos� d'aucun recours effectif.
Violation de l'article 2 (droit � la vie) � dans le chef d'Aleksandar Kitanovski, � raison du recours injustifi� � une force potentiellement meurtri�re Violation de l'article 2 (enqu�te) � dans le chef d'Aleksandar Kitanovski Violation de l'article 3 (traitement d�gradant) � dans le chef d'Aleksandar Kitanovski Violation de l'article 3 (enqu�te) � dans le chef d'Aleksandar Kitanovski
Satisfaction �quitable : 9 000 euros (EUR) pour pr�judice moral, ainsi que 950 EUR pour frais et d�pens � Aleksandar Kitanovski.
Pinto Pinheiro Marques c. Portugal (no 26671/09)*
Le requ�rant, Alfredo Pinto Pinheiro Marques, est un ressortissant portugais n� en 1956 et r�sidant � Figueira Da Foz (Portugal). L'affaire concernait sa condamnation pour atteinte � la r�putation d'une mairie.
Historien et pr�sident d'une association culturelle, M. Pinto Pinheiro Marques avait sign� un accord avec la mairie de Montemor-o-Velho visant � divulguer l'oeuvre d'un po�te de la r�gion. Un premier recueil fut publi� dans ce cadre en 2003. En 2005, la mairie de Montemor-o-Velho publia un autre ouvrage sur l'oeuvre du po�te. M. Pinto Pinheiro Marques, estimant que la mairie ne s'�tait pas comport�e correctement en prenant seule l'initiative de cette publication, fit publier dans un journal r�gional un article d'opinion qui lui valut une condamnation pour offense � personne morale exer�ant l'autorit� publique. Il fut condamn� � 290 jours-amende - correspondant � un montant total de 2 320 euros (EUR) - au paiement de 1 000 EUR pour dommages et int�r�ts � la mairie ainsi qu'� la publication, � ses propres frais, d'une annonce dans la presse r�gionale faisant �tat de la condamnation. La cour d'appel de Coimbra d�bouta M. Pinto Pinheiro Marques en novembre 2008, soulignant que le droit de la mairie � la pr�servation de sa r�putation pr�valait sur le droit du requ�rant - qui n'�tait pas de bonne foi et avait voulu porter atteinte, par la m�disance, � l'image de la mairie - � la libert� d'expression.
Invoquant en particulier l'article 10 (libert� d'expression) de la Convention, le requ�rant se plaignait de sa condamnation pour diffamation.
Violation de l'article 10
Satisfaction �quitable : Le requ�rant n'a pr�sent� aucune demande de satisfaction �quitable.
R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci, peuvent �tre obtenus sur www.echr.coe.int. Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire ici : www.echr.coe.int/RSS/fr ou de nous suivre sur Twitter @ECHR_Press.
Contacts pour la presse [email protected] | tel: +33 3 90 21 42 08 Tracey Turner-Tretz (tel: + 33 3 88 41 35 30) C�line Menu-Lange (tel: + 33 3 90 21 58 77)
Nina Salomon (tel: + 33 3 90 21 49 79) Denis Lambert (tel: + 33 3 90 21 41 09) La Cour europ�enne des droits de l'homme a �t� cr��e � Strasbourg par les �tats membres du Conseil de l'Europe en 1959 pour conna�tre des all�gations de violation de la Convention europ�enne des droits de l'homme de 1950.
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© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 13.07.2026. · Źródło