003-5447209-6828008
WyrokETPCz2016-07-26
Analiza orzeczenia
Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.
Zagadnienie prawne
Czy ekstradycja skarżącego do Kirgistanu naraziłaby go na ryzyko tortur i nieludzkiego traktowania, naruszając art. 3 Konwencji, oraz czy brak sądowej kontroli legalności detencji naruszył art. 5 ust. 4 Konwencji?Stan faktyczny
M. U.N., obywatel Kirgistanu pochodzenia uzbeckiego, urodzony w 1991 roku, przybył do Rosji w lipcu 2010 roku po zamieszkach etnicznych w Kirgistanie. Był poszukiwany przez władze kirgiskie w związku z oskarżeniami o porwanie i zabójstwo dwóch funkcjonariuszy organów ścigania. Został aresztowany we Władywostoku w styczniu 2014 roku i osadzony w areszcie tymczasowym. Władze rosyjskie zgodziły się na jego ekstradycję w październiku 2014 roku, jednak skarżący argumentował, że jako Uzbek byłby narażony na tortury i złe traktowanie. Rosyjski Sąd Najwyższy odrzucił jego odwołanie w marcu 2015 roku, powołując się na zapewnienia dyplomatyczne. Wniosek skarżącego o status uchodźcy został również odrzucony.Rozstrzygnięcie
Stwierdza naruszenie art. 3 Konwencji w przypadku ekstradycji M. U.N. do Kirgistanu. Stwierdza naruszenie art. 5 ust. 4 Konwencji. Zasądza 5 000 EUR za szkody niemajątkowe oraz 4 600 EUR za koszty i wydatki. Stosuje środek tymczasowy (art. 39 Regulaminu Sądu) zakazujący ekstradycji M. U.N., obowiązujący do czasu uprawomocnienia się wyroku lub wydania nowej decyzji.Pełny tekst orzeczenia
du Greffier de la Cour
CEDH 259(2016) 26.07.2016
Arr�ts du 26 juillet 2016
La Cour europ�enne des droits de l'homme a communiqu� aujourd'hui par �crit quatre arr�ts1 :
un arr�t de chambre est r�sum� ci-dessous ; un autre fait l'objet d'un communiqu� de presse s�par� : Adam c. Slovaquie (requ�te n� 68066/12) ;
deux arr�ts de comit�, qui concernent des questions d�j� soumises � la Cour auparavant, peuvent �tre consult� sur Hudoc et ne figurent pas dans le pr�sent communiqu� de presse.
L'arr�t ci-dessous n'existe qu'en anglais.
U.N. c. Russie (requ�te no 14348/15)
Le requ�rant, M. U.N., est un ressortissant kirghize n� en 1991 et r�sidant � Vladivostok (Russie). L'affaire concernait une possible extradition vers la R�publique kirghize (Kirghizistan).
M. U.N., qui appartient � l'ethnie ouzbek, arriva en Russie en juillet 2010, peu apr�s des troubles de grande ampleur et des affrontements interethniques qui avaient eu lieu au Kirghizistan. Recherch� par les autorit�s kirghizes pour des accusations li�es � ces affrontements, et notamment pour l'enl�vement et le meurtre de deux repr�sentants des forces de l'ordre, il fut arr�t� � Vladivostok (Russie) en janvier 2014 et plac� en d�tention. Il fut ensuite plac� en d�tention pr�ventive, une mesure qui fut prolong�e � plusieurs reprises jusqu'� sa lib�ration en juillet 2015.
Dans l'intervalle, en octobre 2014, les autorit�s de poursuite russes accept�rent la demande formul�e par les autorit�s kirghizes tendant � l'extradition de M. U.N. Le requ�rant forma un recours, plaidant qu'en sa qualit� de membre de l'ethnie ouzbek accus� d'avoir pris part � des crimes violents li�s aux troubles de grande ampleur qui avaient eu lieu en 2010, il serait expos� � un risque grave de torture et de mauvais traitements s'il �tait effectivement extrad�. En mars 2015, la Cour supr�me rejeta son recours, faisant observer que les autorit�s kirghizes avaient donn� des assurances diplomatiques et qu'il existait un m�canisme de surveillance permettant aux diplomates russes de rendre visite aux personnes qui avaient �t� extrad�es vers le Kirghizistan. Du fait de l'arr�t de la Cour supr�me, l'ordonnance d'extradition devint d�finitive. Toutefois, l'ordonnance fut suspendue en raison d'une mesure provisoire accord�e par la Cour europ�enne des droits de l'homme sur le fondement de l'article 39 du r�glement de la Cour, qui indiquait au gouvernement russe que jusqu'� nouvel ordre, le requ�rant ne devait pas �tre extrad� ni renvoy� au Kirghizistan contre son gr�.
En parall�le � cette proc�dure, M. U.N. pr�senta une demande d'obtention du statut de r�fugi� qui fut rejet�e en avril 2014 par les services de l'immigration. En avril 2015, ce rejet fut confirm� par les juridictions internes.
Sur le terrain de l'article 3 (interdiction de la torture et des traitements inhumains ou d�gradants) de la Convention europ�enne des droits de l'homme, M. U.N. plaidait que son extradition vers le
1 Conform�ment aux dispositions des articles 43 et 44 de la Convention, les arr�ts de chambre ne sont pas d�finitifs. Dans un d�lai de trois mois � compter de la date du prononc� de l'arr�t, toute partie peut demander le renvoi de l'affaire devant la Grande Chambre de la Cour. En pareil cas, un coll�ge de cinq juges d�termine si l'affaire m�rite plus ample examen. Si tel est le cas, la Grande Chambre se saisira de l'affaire et rendra un arr�t d�finitif. Si la demande de renvoi est rejet�e, l'arr�t de chambre deviendra d�finitif � la date de ce rejet. Conform�ment aux dispositions de l'article 28 de la Convention, les arr�ts rendus par un comit� sont d�finitifs. D�s qu'un arr�t devient d�finitif, il est transmis au Comit� des Ministres du Conseil de l'Europe qui en surveille l'ex�cution. Des renseignements suppl�mentaires sur le processus d'ex�cution sont consultables � l'adresse suivante : www.coe.int/t/dghl/monitoring/execution
Kirghizistan l'exposerait � un risque grave de torture ou de traitements inhumains ou d�gradants, en raison de son appartenance � l'ethnie ouzbek, minoritaire au Kirghizistan. Invoquant l'article 5 � 4 (droit � un examen � bref d�lai par un juge de la r�gularit� de la d�tention) M. U.N. se plaignait en outre de n'avoir eu aucune voie de recours pour obtenir l'examen par un juge de la r�gularit� de sa d�tention. Violation de l'article 3 � dans l'�ventualit� de l'extradition de M. U.N. vers le Kirghizistan Violation de l'article 5 � 4 Satisfaction �quitable : 5 000 euros (EUR) pour pr�judice moral, ainsi que 4 600 EUR pour frais et d�pens. Mesure provisoire (article 39 du r�glement de la Cour) � ne pas extrader M. U.N. � en vigueur jusqu'� ce que l'arr�t devienne d�finitif ou qu'une nouvelle d�cision soit rendue.
R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci, peuvent �tre obtenus sur www.echr.coe.int. Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire ici : www.echr.coe.int/RSS/fr ou de nous suivre sur Twitter @ECHR_Press. Contacts pour la presse [email protected] | tel: +33 3 90 21 42 08 Tracey Turner-Tretz (tel: + 33 3 88 41 35 30) Denis Lambert (tel: + 33 3 90 21 41 09) Inci Ertekin (tel: + 33 3 90 21 55 30) La Cour europ�enne des droits de l'homme a �t� cr��e � Strasbourg par les �tats membres du Conseil de l'Europe en 1959 pour conna�tre des all�gations de violation de la Convention europ�enne des droits de l'homme de 1950.
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© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 13.07.2026. · Źródło