003-5562264-7012049
WyrokETPCz2016-11-29
Analiza orzeczenia
Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.
Zagadnienie prawne
Czy postępowanie cywilne, w którym skarżący został skazany na zapłatę odszkodowania na podstawie dowodów uznanych przez sąd pierwszej instancji za niespójne i fantazyjne, naruszyło prawo do rzetelnego procesu z art. 6 ust. 1 Konwencji?Ratio decidendi
Trybunał uznał, że sądy krajowe, w szczególności sąd pierwszej instancji, nie zbadały w sposób wystarczający wiarygodności i spójności dowodów przedstawionych przeciwko skarżącemu w postępowaniu cywilnym. Pomimo stwierdzenia, że zeznania poszkodowanego były niespójne i jego argumenty fantazyjne, sąd uznał identyfikację skarżącego za wiarygodną, co doprowadziło do skazania go na zapłatę odszkodowania. Taka ocena dowodów, bez należytego uzasadnienia i wyjaśnienia sprzeczności, naruszyła zasadę rzetelnego procesu.Stan faktyczny
W maju 1995 roku doszło do napadu na dom państwa Z., w którym uczestniczyło kilku zamaskowanych mężczyzn. Brak było postępowań karnych z powodu braku dowodów. W czerwcu 2000 roku, pięć lat po zdarzeniu, państwo Z. wszczęli postępowanie cywilne przeciwko skarżącemu, Carmelowi Salibie, który wcześniej pracował dla nich jako hydraulik, żądając odszkodowania. Pan Z. twierdził, że rozpoznał skarżącego po fakcie, choć nie zgłosił tego podczas śledztwa policyjnego. Sąd cywilny pierwszej instancji, pomimo uznania zeznań pana Z. za niespójne i fantazyjne, uznał identyfikację skarżącego za wiarygodną i skazał go na zapłatę 130 000 EUR odszkodowania.Rozstrzygnięcie
Trybunał stwierdził naruszenie art. 6 ust. 1 Konwencji. Zasądził skarżącemu 10 000 EUR za szkody niemajątkowe oraz 11 000 EUR za koszty i wydatki.Pełny tekst orzeczenia
du Greffier de la Cour
CEDH 387 (2016) 29.11.2016
Arr�ts du 29 novembre 2016
La Cour europ�enne des droits de l'homme a communiqu� aujourd'hui par �crit quatre arr�ts1 :
un arr�t de chambre est r�sum� ci-dessous ;
les trois arr�ts de comit� peuvent �tre consult�s sur Hudoc et ne figurent pas dans le pr�sent communiqu� de presse.
L'arr�t r�sum� ci-dessous n'existe qu'en anglais.
Saliba c. Malte (requ�te no 24221/13)
Le requ�rant, Carmel Saliba, est un ressortissant maltais n� en 1949 et r�sidant � San Gwann (Malte). L'affaire concernait l'�quit� de la proc�dure civile dirig�e contre lui et � l'issue de laquelle il avait �t� condamn� � verser des dommages et int�r�ts pour sa participation all�gu�e � un vol qualifi�.
En mai 1995, entre cinq et sept hommes cagoul�s commirent un vol au domicile de M. et Mme Z. Une enqu�te de police fut ouverte sur l'incident, mais il n'y eut jamais de poursuites p�nales, faute de preuves indiquant l'identit� des coupables.
Le requ�rant et son fr�re avaient p�riodiquement travaill� au domicile des Z. en tant que plombier, �lectricien et homme � tout faire. Les relations entre les deux fr�res et M. Z. prirent fin et, en 1997, la soci�t� du requ�rant engagea une proc�dure contre M. Z. pour r�clamer le versement de montants impay�s, proc�dure qui fut cl�tur�e apr�s le paiement.
En juin 2000, cinq ans apr�s le vol, M. et Mme Z. engag�rent une proc�dure civile contre le requ�rant. Ils r�clam�rent des dommages et int�r�ts pour les pertes r�sultant du vol. M. Z. pr�tendit qu'il avait reconnu le requ�rant apr�s coup comme �tant l'un des voleurs (alors qu'il n'avait pas formul� cette all�gation durant l'enqu�te de police). Il soutint qu'il l'avait identifi� � ses mani�res et � son attitude. Le requ�rant nia s'�tre trouv� sur les lieux du vol.
Par un jugement du 10 octobre 2006, le tribunal civil (premi�re chambre) retint la demande de M. Z., et condamna le requ�rant au versement de dommages et int�r�ts, qui devaient �tre calcul�s ult�rieurement. Tout en jugeant que les t�moignages de M. Z. �taient incoh�rents et que ses arguments �taient fantaisistes et banals, la Cour estima que l'identification du requ�rant �tait n�anmoins fiable. En mars 2008, le tribunal civil (premi�re chambre) condamna le requ�rant � verser 130 000 euros � M. Z.
Le requ�rant interjeta appel de ces d�cisions devant la cour d'appel, qui le d�bouta en octobre 2009 au motif qu'elle ne voyait aucune raison de mettre en cause l'appr�ciation des faits � laquelle s'�tait livr�e la juridiction de premi�re instance. Le requ�rant forma alors un recours constitutionnel en r�paration, soutenant qu'il n'avait pas b�n�fici� d'un proc�s �quitable. Cette demande fut rejet�e d'abord par le tribunal civil (premi�re chambre) qui si�gea dans le cadre de sa comp�tence
1 Conform�ment aux dispositions des articles 43 et 44 de la Convention, les arr�ts de chambre ne sont pas d�finitifs. Dans un d�lai de trois mois � compter de la date du prononc� de l'arr�t, toute partie peut demander le renvoi de l'affaire devant la Grande Chambre de la Cour. En pareil cas, un coll�ge de cinq juges d�termine si l'affaire m�rite plus ample examen. Si tel est le cas, la Grande Chambre se saisira de l'affaire et rendra un arr�t d�finitif. Si la demande de renvoi est rejet�e, l'arr�t de chambre deviendra d�finitif � la date de ce rejet. Conform�ment aux dispositions de l'article 28 de la Convention, les arr�ts rendus par un comit� sont d�finitifs. D�s qu'un arr�t devient d�finitif, il est transmis au Comit� des Ministres du Conseil de l'Europe qui en surveille l'ex�cution. Des renseignements suppl�mentaires sur le processus d'ex�cution sont consultables � l'adresse suivante : www.coe.int/t/dghl/monitoring/execution
constitutionnelle puis en appel par la Cour constitutionnelle. La d�cision d�finitive fut rendue le 15 octobre 2012. D'apr�s les pi�ces communiqu�es � la Cour, � la suite des d�cisions susmentionn�es, le requ�rant devint extr�mement d�pressif et inapte au travail. Invoquant l'article 6 � 1 (droit � un proc�s �quitable) de la Convention europ�enne des droits de l'homme, le requ�rant se plaignait que les juridictions internes n'avaient pas d�ment consid�r� la validit�, la cr�dibilit� et la pertinence des �l�ments de preuve soumis dans le cadre de la proc�dure civile dirig�e contre lui. Violation de l'article 6 � 1 Satisfaction �quitable : 10 000 euros (EUR) pour pr�judice moral, ainsi que 11 000 EUR pour frais et d�pens.
R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci, peuvent �tre obtenus sur www.echr.coe.int. Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire ici : www.echr.coe.int/RSS/fr ou de nous suivre sur Twitter @ECHR_Press. Contacts pour la presse [email protected] | tel: +33 3 90 21 42 08 Tracey Turner-Tretz (tel: + 33 3 88 41 35 30) Denis Lambert (tel: + 33 3 90 21 41 09) Inci Ertekin (tel: + 33 3 90 21 55 30) George Stafford (tel: + 33 3 90 21 41 71)
La Cour europ�enne des droits de l'homme a �t� cr��e � Strasbourg par les �tats membres du Conseil de l'Europe en 1959 pour conna�tre des all�gations de violation de la Convention europ�enne des droits de l'homme de 1950.
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© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 16.07.2026. · Źródło