003-6031155-7743648

WyrokETPCz2018-03-14

Analiza orzeczenia

Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.

Zagadnienie prawne
Czy odmowa uznania przez sądy krajowe prawa własności nabytego przez zasiedzenie, w kontekście przepisów dotyczących „własności społecznej” i wyłączenia okresu 1941-1991 z biegu zasiedzenia, stanowi naruszenie prawa do poszanowania mienia z art. 1 Protokołu nr 1 do Konwencji?
Ratio decidendi
Wcześniejszy wyrok Izby, opierając się na precedensie Trgo przeciwko Chorwacji, uznał, że o ile nie wchodziły w grę interesy osób trzecich, nie było uzasadnione wyłączanie okresu od 6 kwietnia 1941 r. do 8 października 1991 r. z biegu zasiedzenia. Izba stwierdziła, że skarżący nie powinni ponosić konsekwencji błędu państwa, jakim było przyjęcie niekonstytucyjnego przepisu, zwłaszcza gdy nie naruszono praw osób trzecich. Rozstrzygnięcie Wielkiej Izby, w tym jej uzasadnienie, zostanie ogłoszone 20 marca 2018 r.
Stan faktyczny
Skarżący, obywatele Chorwacji, domagali się uznania ich prawa własności do gruntów, które, jak twierdzili, nabyli przez zasiedzenie (usucapion). Grunty te były wcześniej „własnością społeczną”, a prawo chorwackie wykluczało okres od 6 kwietnia 1941 r. do 8 października 1991 r. z biegu zasiedzenia dla tego typu nieruchomości. Skarżący argumentowali, że ich poprzednicy posiadali te grunty przez ponad 70 lub 100 lat. Sądy krajowe ostatecznie odmówiły uznania ich roszczeń.
Rozstrzygnięcie
Izba ETPCz stwierdziła naruszenie art. 1 Protokołu nr 1. Rozstrzygnięcie Wielkiej Izby zostanie ogłoszone 20 marca 2018 r.

Pełny tekst orzeczenia

du Greffier de la Cour CEDH 102 (2018) 14.03.2018 Annonce d'un arr�t de Grande Chambre dans deux affaires croates de prescription acquisitive La Cour europ�enne des droits de l'homme rendra un arr�t de Grande Chambre1 dans l'affaire Radomilja et autres c. Croatie (requ�te no 37685/10) et Jakelji c. Croatie (requ�te no 22768/12), par �crit le 20 mars 2018 � 10h00 heures. L'affaire a pour objet le refus par les juridictions internes de reconna�tre les requ�rants propri�taires de terrains qu'ils disaient avoir acquis par voie de prescription acquisitive (usucapion). Principaux faits et griefs Les requ�rants sont tous des ressortissants croates. Les auteurs de la requ�te no 37685/10 sont Mladen Radomilja, Ivan Brci, Vesna Radomilja, Nenad Radomilja et Marin Radomilja, habitant � Stobrec. Les auteurs de la requ�te no 22768/12 sont Jakov Jakelji et Ivica Jakelji, habitant � Split. En ex-Yougoslavie, il �tait interdit d'acqu�rir par voie d'usucapion la propri�t� des biens en � propri�t� sociale �2. Le droit croate prit ult�rieurement en compte cette ancienne interdiction en pr�voyant que personne ne pouvait demander � �tre reconnu propri�taire de biens de ce type par voie d'usucapion en invoquant la p�riode allant du 6 avril 1941 au 8 octobre 1991. Une disposition d�rogeant � cette r�gle entra bri�vement en vigueur entre 1997 et 1999 mais elle fut ult�rieurement d�clar�e inconstitutionnelle. Les requ�rants dans les deux affaires form�rent une action en justice en avril 2002, demandant � �tre d�clar�s propri�taires par voie d'usucapion de terrains en propri�t� sociale. Ils plaidaient que les biens avaient �t� en possession de leurs pr�d�cesseurs en titre pendant plus de 70 ans (dans la premi�re affaire) et de 100 ans (dans la seconde affaire). Le tribunal de premi�re instance leur donna gain de cause en septembre 2004 et juin 2007, respectivement, mais les jugements furent infirm�s en appel. La juridiction d'appel jugea en particulier que le seul moyen d'acqu�rir les terrains en question par voie d'usucapion �tait une possession exerc�e pendant au moins 40 ans par les requ�rants au mois d'avril 1941. Or, cette condition n'avait pas �t� satisfaite, leurs pr�d�cesseurs n'ayant �t� en possession des terrains (de mani�re continue et de bonne foi) qu'� partir de 1912. Des recours constitutionnels form�s par les requ�rants furent rejet�s en septembre 2009 et 2011. Proc�dure Invoquant l'article 1 du Protocole no 1, les requ�rants voient une violation de leur droit au respect de leurs biens dans le refus par les juridictions internes de les d�clarer propri�taires de biens acquis par voie d'usucapion. La requ�te a �t� introduite devant la Cour europ�enne des droits de l'homme le 17 mai 2010. Par des arr�ts de chambre rendus le 28 juin 2016, la Cour, s'appuyant sur l'arr�t Trgo c. Croatie, a conclu, par six voix contre une, � la violation de l'article 1 du Protocole no 1. Dans l'affaire Trgo, elle 1 Les arr�ts de Grande Chambre sont d�finitifs (article 44 de la Convention). Tous les arr�ts d�finitifs sont transmis au Comit� des Ministres du Conseil de l'Europe qui en surveille l'ex�cution. Pour plus d'informations sur la proc�dure d'ex�cution, consulter le site internet : http://www.coe.int/t/dghl/monitoring/execution. 2 La propri�t� sociale est un type de propri�t� qui n'existait pas dans d'autres pays socialistes mais qui s'�tait d�velopp� en ex-Yougoslavie. avait jug� que M. Trgo, qui avait �mis ses pr�tentions en 1997, �tait quand m�me fond� � s'appuyer sur la disposition qui avait permis de prendre en compte la p�riode allant du 6 avril 1941 au 8 octobre 1991 dans le calcul du d�lai d'acquisition par voie d'usucapion des biens en propri�t� sociale. La raison �tait que la d�cision de la Cour constitutionnelle qui avait invalid� cette disposition apr�s environ trois ans n'avait pas d'effet r�troactif. La chambre avait suivi en l'esp�ce l'arr�t Trgo. Elle avait jug� que, sauf si les int�r�ts des tiers �taient en jeu, il n'�tait pas justifi� d'exclure la p�riode allant du 6 avril 1941 au 8 octobre 1991 du d�lai d'acquisition de la propri�t� par voie d'usucapion. Faute d'atteinte aux droits des tiers, les requ�rants n'avaient pas � supporter les cons�quences de la propre faute de l'�tat que constituait l'adoption d'une disposition inconstitutionnelle. Le 28 septembre 2016 le Gouvernement a demand� le renvoi devant la Grande Chambre en vertu de l'article 43 (renvoi devant la Grande Chambre) et, le 28 novembre 2016, le coll�ge de la Grande Chambre a fait droit � cette demande3. R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci, peuvent �tre obtenus sur www.echr.coe.int . Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire ici : www.echr.coe.int/RSS/fr ou de nous suivre sur Twitter @ECHRpress. Contacts pour la presse [email protected] | tel: +33 3 90 21 42 08 Patrick Lannin (tel: + 33 3 90 21 44 18) Tracey Turner-Tretz (tel: + 33 3 88 41 35 30) Denis Lambert (tel: + 33 3 90 21 41 09) Inci Ertekin (tel: + 33 3 90 21 55 30) La Cour europ�enne des droits de l'homme a �t� cr��e � Strasbourg par les �tats membres du Conseil de l'Europe en 1959 pour conna�tre des all�gations de violation de la Convention europ�enne des droits de l'homme de 1950. 3 En vertu de l'article 43 de la Convention europ�enne, dans un d�lai de trois mois � compter du prononc� d'un arr�t de chambre, toute partie peut, dans des cas exceptionnels, demander le renvoi de l'affaire devant la Grande Chambre de la Cour. En pareil cas, un coll�ge de cinq juges d�termine si l'affaire soul�ve une question grave relative � l'interpr�tation ou � l'application de la Convention ou de ses protocoles, ou une question grave de caract�re g�n�ral, auquel cas la Grande Chambre rendra un arr�t d�finitif. Si aucune question de cette nature n'est soulev�e, le coll�ge rejette la demande, ce qui rend d�finitif l'arr�t de chambre. Dans le cas contraire, ce dernier devient d�finitif au bout de trois mois, ou ant�rieurement si les parties d�clarent qu'elles n'entendent pas demander le renvoi. 2

© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 15.07.2026. · Źródło