003-6257186-8144813
WyrokETPCz2018-11-21
Analiza orzeczenia
Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.
Zagadnienie prawne
Czy zastosowanie dekretu legislacyjnego, skutkujące unieważnieniem wyboru i zakazem kandydowania w wyborach po skazaniu za oszustwo podatkowe, naruszyło prawo do braku kary bez ustawy (art. 7), prawo do wolnych wyborów (art. 3 Protokołu nr 1) oraz prawo do skutecznego środka odwoławczego (art. 13 Konwencji)?Stan faktyczny
Skarżący, Silvio Berlusconi, były premier Włoch, został skazany 26 października 2012 r. za oszustwo podatkowe na karę czterech lat pozbawienia wolności (zredukowaną do jednego roku) oraz pięcioletni zakaz pełnienia funkcji publicznych. W międzyczasie, weszła w życie ustawa nr 190/2012 oraz dekret legislacyjny nr 235/2012, które wprowadziły zakaz kandydowania w wyborach i sprawowania funkcji publicznych dla osób skazanych prawomocnym wyrokiem na karę pozbawienia wolności powyżej dwóch lat. W konsekwencji, po prawomocnym skazaniu, wybór Berlusconiego na senatora został unieważniony, a on sam został pozbawiony mandatu i objęty sześcioletnim zakazem kandydowania w wyborach.Rozstrzygnięcie
Trybunał ogłosi wyrok w dniu 27 listopada 2018 r. Skarżący poinformował Trybunał o zamiarze wycofania skargi.Pełny tekst orzeczenia
du Greffier de la Cour
CEDH 396 (2018) 21.11.2018
Annonce de Grande Chambre dans l'affaire Berlusconi contre Italie
La Cour europ�enne des droits de l'homme se prononcera dans l'affaire de Grande Chambre Berlusconi c. Italie (requ�te no 58428/13), par �crit, le 27 novembre � 11 heures au Palais des droits de l'homme � Strasbourg.
L'affaire concerne M. Silvio Berlusconi, ancien pr�sident du Conseil des ministres de l'Italie.
Principaux faits et griefs
Le requ�rant, M. Silvio Berlusconi, est un ressortissant italien, n� en 1936 et r�sidant � Rome (Italie).
Le 28 novembre 2012, la loi no 190/2012 entra en vigueur. Le paragraphe 1 de l'article 1, pr�voyait l'institution d'une Autorit� nationale anticorruption et l'�tablissement d'un plan d'action national pour � contr�ler, pr�venir et combattre la corruption et l'ill�galit� au sein de l'administration publique �. Le paragraphe 63 de l'article 1, d�l�guait au gouvernement le pouvoir d'adopter un d�cret l�gislatif r�unissant en un texte les dispositions relatives � l'interdiction de se porter candidat (incandidabilit�) aux �lections permettant d'acc�der aux fonctions de membre du Parlement europ�en, de d�put� et de s�nateur de la R�publique, et � l'interdiction d'exercer des fonctions �lectives et de gouvernement.
Le 6 d�cembre 2012, dans les limites de son pouvoir d�l�gu�, le � gouvernement Monti � adopta le d�cret l�gislatif no 235. Aux termes de son article 1, ce d�cret interdit de se porter candidat aux �lections ou d'exercer le mandat de s�nateur ou de d�put� en cas de condamnation d�finitive � une peine sup�rieure � deux ans d'emprisonnement pour un d�lit commis par dol sanctionn� par une peine d'emprisonnement non inf�rieure au plafond de quatre ans. Selon son article 3, lorsque la cause d' incandidabilit� survient, ou est constat�e pendant l'exercice du mandat �lectif, il incombe � la chambre � laquelle appartient le d�put� ou le s�nateur condamn�, de d�lib�rer aux fins de l'article 66 de la Constitution.
Le 26 octobre 2012, dans le cadre du proc�s � Mediaset �, le tribunal de Milan reconnut M. Berlusconi, avec trois autres personnes, coupable de fraude fiscale pour les ann�es 2002-2003. Le tribunal le condamna � une peine de quatre ans d'emprisonnement, ramen�e � un an, en application d'une remise de peine, et assortie de la peine accessoire d'interdiction d'exercer des fonctions publiques pendant cinq ans. Ce jugement fut confirm� par la cour d'appel de Milan, puis par la Cour de cassation quant � la peine principale ; la Cour de cassation renvoya devant la cour d'appel de Milan la question de la d�termination de la peine accessoire.
Le 19 octobre 2013, la cour d'appel fixa � deux ans la peine accessoire et rejeta la demande de M. Berlusconi visant � la saisine de la Cour constitutionnelle au sujet de l'all�gation de non-conformit� de l'article 13 du d�cret no 235/2012 avec l'article 25 � 2 de la Constitution qui interdit la r�troactivit� des lois en mati�re p�nale.
Le 25 novembre 2013, M. Berlusconi se pourvut en cassation. La Cour de cassation confirma l'arr�t d'appel.
Le 10 avril 2014, le tribunal de l'application des peines de Milan accorda � M. Berlusconi une mesure alternative de d�tention. Le 9 avril 2015, au terme de l'ex�cution de la mesure alternative, le tribunal de l'application des peines d�clara �teinte la peine principale et la peine accessoire d'interdiction temporaire d'exercer des fonctions publiques.
Entre temps, le 24 f�vrier 2013, avaient eu lieu des �lections s�natoriales. M. Berlusconi avait pr�sent� sa candidature et avait �t� �lu s�nateur. En application de l'article 13 du d�cret l�gislatif en cause, M. Berlusconi fut frapp� par l'interdiction de se porter candidat, pour une dur�e de six ans, aux �lections � compter du 1er ao�t 2013, date � laquelle sa condamnation devint d�finitive. Le 2 ao�t 2013, en application des articles 1 et 3 du m�me d�cret, le parquet communiqua l'extrait du jugement du tribunal de Milan au pr�sident du S�nat, qui le transmit le m�me jour au comit� des �lections et des immunit�s parlementaires du S�nat. Le 4 octobre 2013, le comit� d�lib�ra � huis clos et d�cida � la majorit� de proposer au S�nat d'invalider l'�lection de M. Berlusconi. Le 27 novembre 2013, le S�nat invalida l'�lection de M. Berlusconi et d�clara celui-ci d�chu de son mandat. Le 11 mai 2018, le tribunal de l'application des peines de Milan fit droit � la demande de r�habilitation introduite par M. Berlusconi. Le tribunal constatait dans sa d�cision, qui devint d�finitive le 29 mai 2018, que l'int�ress� avait purg� sa peine et que, depuis, il n'avait pas fait l'objet d'autres condamnations. Le 27 juillet 2018, M. Berlusconi informa la Cour de son intention de ne plus maintenir sa requ�te. Le requ�rant all�gue notamment que l'application du d�cret l�gislatif no 235/2012, ayant abouti � la d�claration d'invalidation de son �lection par le s�nat, cons�cutive � l'interdiction de se porter candidat aux �lections � la suite de sa condamnation pour fraude fiscale, a enfreint l'article 7 (pas de peine sans loi), l'article 3 du Protocole no 1 (droit � des �lections libres) et l'article 13 (droit � un recours effectif) de la Convention.
Proc�dure
La requ�te a �t� introduite devant la Cour europ�enne des droits de l'homme le 10 septembre 2013. Le 6 juin 2017 la chambre s'est dessaisie au profit de la Grande Chambre. Une audience a eu lieu le 22 novembre 2017.
R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci, peuvent �tre obtenus sur www.echr.coe.int . Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire ici : www.echr.coe.int/RSS/fr ou de nous suivre sur Twitter @ECHRpress. Contacts pour la presse [email protected] | tel: +33 3 90 21 42 08 Denis Lambert (tel: + 33 3 90 21 41 09) Tracey Turner-Tretz (tel: + 33 3 88 41 35 30) Inci Ertekin (tel: + 33 3 90 21 55 30) Patrick Lannin (tel: + 33 3 90 21 44 18) Somi Nikol (tel: + 33 3 90 21 64 25)
La Cour europ�enne des droits de l'homme a �t� cr��e � Strasbourg par les �tats membres du Conseil de l'Europe en 1959 pour conna�tre des all�gations de violation de la Convention europ�enne des droits de l'homme de 1950.
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© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 13.07.2026. · Źródło