003-6369786-8344765

WyrokETPCz2019-03-28

Analiza orzeczenia

Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.

Zagadnienie prawne
Czy zmiana daty rozpoczęcia wykonywania kar łącznych, która znacząco wpłynęła na długość pozbawienia wolności, naruszyła prawo do wolności i bezpieczeństwa (art. 5 ust. 1) oraz prawo do rzetelnego procesu (art. 6 ust. 1) z powodu braku możliwości przedstawienia uwag w postępowaniu korygującym?
Ratio decidendi
Trybunał stwierdził naruszenie art. 6 ust. 1 Konwencji, ponieważ skarżący nie miał możliwości przedstawienia ustnych ani pisemnych uwag w postępowaniu dotyczącym sprostowania daty rozpoczęcia wykonywania kar łącznych. Ta zmiana miała istotny wpływ na długość jego pozbawienia wolności, a brak możliwości wypowiedzenia się w tej kwestii naruszył jego prawo do dostępu do sądu i rzetelnego procesu. W odniesieniu do art. 5 ust. 1 Trybunał nie stwierdził naruszenia, co oznacza, że samo sprostowanie daty nie zostało uznane za niezgodne z prawem pozbawienie wolności.
Stan faktyczny
Skarżący, Irakli Kereselidze, odbywał karę 20 lat więzienia za podwójne morderstwo. W marcu 2002 r. podjął próbę ucieczki, za co w kwietniu 2006 r. został skazany. Sąd ustalił kary łączne, których data rozpoczęcia wykonywania była kilkakrotnie zmieniana. Ostatecznie, po reformie legislacyjnej, sąd apelacyjny skorygował datę rozpoczęcia wykonywania kar łącznych na kwiecień 2006 r., co przedłużyło jego przewidywany termin zwolnienia do kwietnia 2013 r. Skarżący dowiedział się o tej zmianie po ostatecznej decyzji i jego odwołania zostały odrzucone. Został zwolniony w styczniu 2013 r. na mocy amnestii.
Rozstrzygnięcie
Trybunał stwierdza brak naruszenia art. 5 ust. 1 Konwencji. Trybunał stwierdza naruszenie art. 6 ust. 1 Konwencji. Trybunał zasądza słuszne zadośćuczynienie.

Pełny tekst orzeczenia

du Greffier de la Cour CEDH 109 (2019) 28.03.2019 Arr�ts et d�cisions du 28 mars 2019 La Cour europ�enne des droits de l'homme a communiqu� aujourd'hui par �crit cinq arr�ts1 et 83 d�cisions2 : un arr�t de chambre est r�sum� ci-dessous ; une d�cision de comit� fait l'objet d'un communiqu� de presse s�par� : Eiseman-Renyard et autres c. Royaume-Uni (requ�tes nos 57884/17, 57918/17, 58019/17, 58326/17, 58333/17, 58343/17, 58377/17 et 58462/17) ; quatre arr�ts de comit�, qui concernent des questions d�j� examin�es par la Cour auparavant, et les 82 autres d�cisions peuvent �tre consult�s sur Hudoc et ne figurent pas dans le pr�sent communiqu� de presse. Les arr�ts en fran�ais ci-dessous sont indiqu�s par un ast�risque (*). Kereselidze c. G�orgie (requ�te no 39718/09) Le requ�rant, Irakli Kereselidze, est un ressortissant g�orgien n� en 1975. Il se plaignait du calcul de la date de d�but de l'ex�cution des peines cumul�es prononc�es � son encontre. En mars 2002, alors qu'il purgeait une peine de vingt ans d'emprisonnement pour un double meurtre aggrav�, M. Kereselidze tenta de s'�vader. Apr�s plusieurs d�cisions successives, il fut reconnu coupable en avril 2006 de tentative d'�vasion. Le reliquat de la peine qui lui avait �t� inflig�e pour meurtre fut ajout� � la nouvelle peine prononc�e � son encontre et il en r�sulta des peines cumul�es d'une dur�e de treize ans et six mois, dont la date de d�but d'ex�cution fut fix�e � mars 2002, date de la commission de la deuxi�me infraction. En 2008, alors que la proc�dure concernant sa deuxi�me condamnation �tait pendante devant la cour d'appel, la Cour supr�me, statuant sur la r�duction de la dur�e de la premi�re peine inflig�e � M. Kereselidze pour double meurtre aggrav�, confirma la date de d�but de l'ex�cution des peines cumul�es � purger par l'int�ress�, qui devaient ainsi arriver � terme en septembre 2010. En avril 2009, � la suite d'une r�forme l�gislative, la cour d'appel rectifia toutefois, dans le cadre d'une proc�dure �crite, la date de d�but de l'ex�cution des peines cumul�es du requ�rant et la fixa � avril 2006, date du prononc� de la peine pour la deuxi�me infraction dont M. Kereselidze s'�tait rendu coupable. La Cour supr�me confirma cette d�cision et dit que les peines inflig�es � M. Kereselidze arriveraient � terme en avril 2013. L'int�ress� eut connaissance de la rectification en question apr�s que la Cour supr�me eut rendu sa d�cision d�finitive. Il demanda la rectification de la d�cision de la Cour supr�me et forma un appel interlocutoire sur des points de droit, arguant que la modification de la date de d�but de l'ex�cution de ses peines 1 Conform�ment aux dispositions des articles 43 et 44 de la Convention, les arr�ts de chambre ne sont pas d�finitifs. Dans un d�lai de trois mois � compter de la date du prononc� de l'arr�t, toute partie peut demander le renvoi de l'affaire devant la Grande Chambre de la Cour. En pareil cas, un coll�ge de cinq juges d�termine si l'affaire m�rite plus ample examen. Si tel est le cas, la Grande Chambre se saisira de l'affaire et rendra un arr�t d�finitif. Si la demande de renvoi est rejet�e, l'arr�t de chambre deviendra d�finitif � la date de ce rejet. Conform�ment aux dispositions de l'article 28 de la Convention, les arr�ts rendus par un comit� sont d�finitifs. D�s qu'un arr�t devient d�finitif, il est transmis au Comit� des Ministres du Conseil de l'Europe qui en surveille l'ex�cution. Des renseignements suppl�mentaires sur le processus d'ex�cution sont consultables � l'adresse suivante : www.coe.int/t/dghl/monitoring/execution 2 Les d�cisions d'irrecevabilit� et de radiation du r�le sont d�finitives. cumul�es �tait d�pourvue de base l�gale et qu'elle avait affect� substantiellement la dur�e de celles-ci. Il fut d�bout� de ses deux recours. En janvier 2013, il fut amnisti� et lib�r� de prison avant le terme de ses peines cumul�es. Invoquant en particulier l'article 5 � 1 (droit � la libert� et � la s�ret�) de la Convention europ�enne des droits de l'homme, M. Kereselidze soutenait que la d�cision de rectifier la date de d�but de l'ex�cution des peines cumul�es prononc�es � son encontre avait ind�ment prolong� son incarc�ration au-del� de septembre 2010 et avait rendu sa d�tention irr�guli�re. Il all�guait �galement, sur le terrain notamment de l'article 6 � 1 (acc�s � un tribunal), qu'il n'avait pas eu la possibilit� de pr�senter des observations orales ou �crites concernant la proc�dure de rectification, alors m�me que la modification de la date de d�but de l'ex�cution de ses peines cumul�es avait eu un impact substantiel sur la dur�e de celles-ci. Non-violation de l'article 5 � 1 Violation de l'article 6 � 1 Satisfaction �quitable : 1 500 euros (EUR) pour pr�judice moral, ainsi que 2 370 EUR pour frais et d�pens. R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci, peuvent �tre obtenus sur www.echr.coe.int. Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire ici : www.echr.coe.int/RSS/fr ou de nous suivre sur Twitter @ECHR_Press. Contacts pour la presse [email protected] | tel: +33 3 90 21 42 08 Tracey Turner-Tretz (tel: + 33 3 88 41 35 30) Denis Lambert (tel: + 33 3 90 21 41 09) Inci Ertekin (tel: + 33 3 90 21 55 30) Patrick Lannin (tel: + 33 3 90 21 44 18) Somi Nikol (tel: + 33 3 90 21 64 25) La Cour europ�enne des droits de l'homme a �t� cr��e � Strasbourg par les �tats membres du Conseil de l'Europe en 1959 pour conna�tre des all�gations de violation de la Convention europ�enne des droits de l'homme de 1950. 2

© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 16.07.2026. · Źródło