003-6410394-8419843

WyrokETPCz2019-05-21

Analiza orzeczenia

Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.

Zagadnienie prawne
Czy wydalenie skarżącego z Rosji do Uzbekistanu, pomimo istnienia realnego ryzyka złego traktowania w kraju docelowym oraz zignorowania środka tymczasowego wydanego przez ETPCz, stanowiło naruszenie art. 3 (zakaz złego traktowania) i art. 34 (prawo do skargi indywidualnej) Konwencji?
Ratio decidendi
Trybunał uznał, że władze rosyjskie naruszyły art. 3 Konwencji, wydalając skarżącego do Uzbekistanu, gdzie istniało realne ryzyko poddania go złemu traktowaniu, co skarżący podnosił w postępowaniu krajowym. Ponadto, Trybunał stwierdził naruszenie art. 34 Konwencji, ponieważ Rosja nie zastosowała się do środka tymczasowego wydanego na podstawie art. 39 Regulaminu Trybunału, który nakazywał wstrzymanie wydalenia. Takie działanie podważyło skuteczność prawa do skargi indywidualnej.
Stan faktyczny
Skarżący, M. O.O., obywatel Uzbekistanu, został w 2014 r. skazany w Rosji za udział w organizacji ekstremistycznej, fałszerstwo i próbę nielegalnego przekroczenia granicy. W 2016 r. władze imigracyjne zarządziły jego wydalenie. Skarżący argumentował przed sądami krajowymi, że w Uzbekistanie grozi mu ryzyko złego traktowania z powodu oskarżeń o ekstremizm religijny, jednak jego argumenty zostały odrzucone. Pomimo wydania przez ETPCz środka tymczasowego nakazującego wstrzymanie wydalenia, M. O.O. został wydalony do Uzbekistanu, gdzie został aresztowany i obecnie odbywa siedmioletni wyrok, twierdząc, że był źle traktowany i jego warunki detencji są nieludzkie.
Rozstrzygnięcie
Trybunał stwierdza naruszenie art. 3 Konwencji. Trybunał stwierdza naruszenie art. 34 Konwencji. Środek tymczasowy (art. 39 Regulaminu Trybunału) zostaje uchylony. Trybunał zasądza zadośćuczynienie.

Pełny tekst orzeczenia

du Greffier de la Cour CEDH 181 (2019) 21.05.2019 Arr�ts du 21 mai 2019 La Cour europ�enne des droits de l'homme a communiqu� aujourd'hui par �crit 11 arr�ts1 : un arr�t de chambre est r�sum� ci-dessous ; un autre fait l'objet d'un communiqu� de presse s�par� : G.K. c. Belgique (requ�te no 58302/10) ; un arr�t de comit� fait �galement l'objet d'un communiqu� de presse s�par� : O.C.I. et autres c. Roumanie (no 49450/17) ; les huit autres arr�ts de comit�, qui concernent des questions d�j� examin�es par la Cour auparavant, peuvent �tre consult�s sur Hudoc et ne figurent pas dans le pr�sent communiqu� de presse. L'arr�t r�sum� ci-dessous n'existe qu'en anglais. O.O. c. Russie (requ�te no 36321/16) Le requ�rant, M. O.O., est un ressortissant ouzbek n� en 1989. L'affaire concernait son expulsion de Russie vers l'Ouzb�kistan en d�pit d'une mesure provisoire de la Cour europ�enne des droits de l'homme � l'effet de suspendre l'ex�cution de la d�cision d'�loignement. M. O.O. arriva en Russie en 2012. En 2014, il fut reconnu coupable de participation � une organisation extr�miste, de faux en �criture et de tentative de franchissement ill�gal de fronti�re. Il fut transf�r� dans un centre de d�tention pour y purger sa peine. En 2016, les autorit�s de l'immigration ordonn�rent son expulsion. Le requ�rant contesta cette d�cision en justice, arguant qu'il �tait accus� d'extr�misme religieux en Ouzb�kistan et qu'il appartenait donc � un groupe vuln�rable et risquait de subir des mauvais traitements si on le renvoyait dans ce pays. Les juges �cart�rent ses arguments et conclurent que le risque invoqu� �tait fond� sur des sp�culations. Le 30 juin 2016, M. O.O. fut remis en libert� et fut imm�diatement arr�t� en vue de son expulsion. Ses avocats contact�rent les autorit�s de poursuite et de l'immigration, ainsi que la police, afin de leur faire savoir que deux jours plus t�t, la Cour europ�enne des droits de l'homme avait prononc� en faveur de l'int�ress� une mesure provisoire (en vertu de l'article 39 de son r�glement) � l'effet de suspendre pendant la dur�e de la proc�dure devant elle l'ex�cution de la d�cision d'expulsion. M. O.O. fut n�anmoins transport� par avion vers l'a�roport Domodedovo de Moscou, puis expuls� le lendemain vers l'Ouzb�kistan. D'apr�s la police, les agents des forces de l'ordre �taient arriv�s trop tard pour faire sortir M. O.O. de l'avion, qui se pr�parait au d�collage. Les autorit�s de poursuites, quant � elles, d�clar�rent qu'elles n'avaient �t� inform�es de la mesure provisoire qu'apr�s l'expulsion du requ�rant. 1 Conform�ment aux dispositions des articles 43 et 44 de la Convention, les arr�ts de chambre ne sont pas d�finitifs. Dans un d�lai de trois mois � compter de la date du prononc� de l'arr�t, toute partie peut demander le renvoi de l'affaire devant la Grande Chambre de la Cour. En pareil cas, un coll�ge de cinq juges d�termine si l'affaire m�rite plus ample examen. Si tel est le cas, la Grande Chambre se saisira de l'affaire et rendra un arr�t d�finitif. Si la demande de renvoi est rejet�e, l'arr�t de chambre deviendra d�finitif � la date de ce rejet. Conform�ment aux dispositions de l'article 28 de la Convention, les arr�ts rendus par un comit� sont d�finitifs. D�s qu'un arr�t devient d�finitif, il est transmis au Comit� des Ministres du Conseil de l'Europe qui en surveille l'ex�cution. Des renseignements suppl�mentaires sur le processus d'ex�cution sont consultables � l'adresse suivante : www.coe.int/t/dghl/monitoring/execution M. O.O. fut arr�t� d�s son arriv�e en Ouzb�kistan. Il y purge actuellement une peine de sept ans d'emprisonnement. Il all�guait qu'il avait subi des mauvais traitements pendant la phase d'instruction de son dossier en Ouzb�kistan et que ses conditions de d�tention, inhumaines d'apr�s lui, avaient provoqu� chez lui une perte de vision presque totale et l'avaient pouss� � faire une tentative de suicide. Invoquant l'article 3 (interdiction des traitements inhumains ou d�gradants) de la Convention europ�enne des droits de l'homme, M. O.O. all�guait que les autorit�s russes n'avaient pas tenu compte de ses arguments qui consistaient � dire que son expulsion vers l'Ouzb�kistan l'exposerait � un risque r�el de mauvais traitements. Il estimait �galement qu'en l'expulsant, les autorit�s avaient ignor� la mesure provisoire prononc�e par la Cour europ�enne, au m�pris de l'article 34 (droit de recours individuel) de la Convention. Violation de l'article 3 � en raison de l'expulsion par les autorit�s de M. O.O. vers l'Ouzb�kistan Violation de l'article 34 Mesure provisoire (article 39 du r�glement de la Cour) - ne pas expulser M. O.O. � lev�e Satisfaction �quitable : 20 000 euros (EUR) pour pr�judice moral, ainsi que 5 000 EUR pour frais et d�pens. R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci, peuvent �tre obtenus sur www.echr.coe.int. Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire ici : www.echr.coe.int/RSS/fr ou de nous suivre sur Twitter @ECHR_Press. 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© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 16.07.2026. · Źródło