003-6467787-8520597

WyrokETPCz2019-07-24

Analiza orzeczenia

Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.

Zagadnienie prawne
Czy skazanie oparte na zeznaniach uzyskanych pod przymusem i bez obecności adwokata naruszyło prawo do rzetelnego procesu sądowego, w szczególności prawo do pomocy prawnej oraz prawo do przesłuchania świadków, zgodnie z art. 6 ust. 1 i 3 lit. c) i d) Konwencji?
Stan faktyczny
Harun Gürbüz, turecki obywatel, został skazany za morderstwo i próbę kradzieży po dwóch atakach na taksówkarzy w Stambule w 2007 roku. Zeznania obciążające go zostały złożone na policji bez obecności adwokata, a skarżący twierdzi, że zostały uzyskane pod przymusem. Pomimo późniejszego odwołania zeznań przed prokuratorem i sędzią śledczym, został skazany na dożywocie za morderstwo i pięć lat więzienia za próbę kradzieży, a także na kary więzienia za napaść na drugiego taksówkarza.

Pełny tekst orzeczenia

du Greffier de la Cour CEDH 278 (2019) 24.07.2019 Annonce d'arr�ts et d�cisions La Cour europ�enne des droits de l'homme communiquera par �crit deux arr�ts le mardi 30 juillet 2019. Les communiqu�s de presse et le texte des arr�ts et d�cisions seront disponibles � partir de 10 heures (heure locale) sur le site Internet de la Cour (www.echr.coe.int). Mardi 30 juillet 2019 Harun G�rb�z c. Turquie (no 68556/10) Le requ�rant, Harun G�rb�z, est un ressortissant turc n� en 1988. Il r�side � stanbul (Turquie). Il se plaint d'avoir �t� reconnu coupable de plusieurs crimes, dont un meurtre, sur la base de d�clarations qu'il avait faites � la police sous la contrainte et hors la pr�sence d'un avocat. M. G�rb�z fut jug� et condamn� pour deux agressions contre des chauffeurs de taxi � stanbul. Le premier avait �t� poignard� et tu� en janvier 2007, alors que le second avait �t� poignard� et bless� en avril de la m�me ann�e. Peu apr�s la seconde agression, la police arr�ta M. G�rb�z et un autre homme, M.K., et les interrogea. Selon les proc�s-verbaux des interrogatoires, M. G�rb�z aurait avou�, lors de son premier interrogatoire, avoir �t� impliqu� avec M.K. dans l'agression du second chauffeur de taxi. Il aurait ensuite admis, lors d'un autre interrogatoire, avoir pris part, toujours avec M.K., au meurtre du premier chauffeur de taxi. Les deux interrogatoires se d�roul�rent hors la pr�sence d'un avocat. La police aurait demand� la d�signation d'un avocat commis d'office aupr�s du barreau d'stanbul mais celui-ci, apparemment touch� par un mouvement de gr�ve, aurait refus� car le suspect n'�tait pas mineur. M. G�rb�z signa le proc�s-verbal des deux interrogatoires et ne vit un avocat, engag� par sa famille, qu'apr�s le deuxi�me interrogatoire. Il all�gue que son avocat demanda qu'il f�t proc�d� � nouveau au deuxi�me interrogatoire, ce que la police refusa. Accompagn� de son avocat, M. G�rb�z fut ensuite interrog� par le parquet d'stanbul. Il confirma son implication dans la deuxi�me agression mais soutint que c'�tait M.K. qui avait effectivement poignard� le chauffeur. Il nia en outre le contenu des d�clarations concernant la premi�re agression, qu'il avait faites lors de son interrogatoire par la police. Il d�clara n'avoir aucun lien avec le meurtre et la tentative de vol qui avaient �t� commis en janvier 2007 et affirma n'avoir racont� que ce que M.K. lui avait relat�. Il confirma plus tard sa d�claration � un juge d'instruction. M. G�rb�z fut jug� par la cour d'assises d'stanbul pour les deux crimes. Au cours du proc�s pour meurtre, qui d�buta en septembre 2007, il d�clara qu'il avait �t� contraint de signer le proc�s-verbal de l'interrogatoire contenant ses aveux hors la pr�sence d'un avocat et sans avoir eu la possibilit� de le lire avant. M.K. et lui-m�me contest�rent toutes les accusations de vol et de meurtre, et soutinrent que leurs d�clarations avaient �t� obtenues par la contrainte. Les deux hommes furent d�clar�s coupables en f�vrier 2009 et condamn�s � une peine d'emprisonnement � perp�tuit� pour meurtre ainsi qu'� une peine de cinq ans d'emprisonnement pour tentative de vol. Le proc�s pour l'agression contre le second chauffeur de taxi prit fin en juin 2008. M. G�rb�z et M.K. revinrent tous deux sur les d�clarations qu'ils avaient faites au cours de l'enqu�te pr�liminaire et ni�rent la tentative de vol. Le requ�rant fut reconnu coupable et condamn� � cinq ans de prison pour tentative de vol et � deux ans et un mois pour coups et blessures volontaires. M. G�rb�z soutient que l'utilisation de d�clarations obtenues par la contrainte, alors qu'il �tait en garde � vue, hors la pr�sence de son avocat a port� atteinte � son droit � un proc�s �quitable. La Cour examinera ce grief sous l'angle de l'article 6 �� 1 et 3 c) (droit � un proc�s �quitable et droit � l'assistance d'un d�fenseur de son choix) de la Convention europ�enne des droits de l'homme. Le requ�rant soul�ve �galement un grief sous l'angle de l'article 6 � 3 d) (droit � obtenir la convocation et l'interrogation de t�moins) de la Convention europ�enne. �rek et �rek c. Turquie (no 74845/12) Les requ�rants, Nezir �rek et Ahmet �rek, sont deux ressortissants turcs n�s en 1960. Ils r�sident � irnak (Turquie). L'affaire concerne leur condamnation pour appartenance au PKK, propagande terroriste et r�sistance � la police pendant une manifestation non pacifique. Le 5 d�cembre 2009, une manifestation se tint � Cizre pour protester contre les conditions de d�tention d'Abdullah �calan, le leader du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), organisation terroriste ill�gale. Un groupe de 10 � 15 manifestants brandirent des affiches d'Abdullah �calan et scand�rent des slogans de soutien � son �gard. La police leur demanda de se disperser mais ils refus�rent et jet�rent des pierres sur les policiers. Lorsque la police intervint, les manifestants s'enfuirent et les requ�rants ainsi que quatre autres personnes furent arr�t�s. Sur le lieu de l'arrestation, la police trouva un certain nombre de banni�res portant des slogans de soutien � l'�gard du leader de l'organisation terroriste, ainsi que des matraques en bois et des barres de fer. Deux jours plus tard, Nezir �rek et Ahmet �rek furent d�f�r�s au parquet et au tribunal de Cizre. Ils affirm�rent qu'ils n'avaient pas particip� � la manifestation et ne savaient rien des banni�res qui avaient �t� trouv�es. Le tribunal les pla�a n�anmoins en d�tention provisoire. Toujours en d�cembre 2009, le parquet d�posa contre les requ�rants un acte d'accusation par lequel il les inculpait d'appartenance � une organisation ill�gale, de port d'explosifs, d'infraction � la loi sur les rassemblements et les manifestations, et de diffusion de propagande en faveur du PKK. En juin 2010, huit policiers qui avaient particip� � l'arrestation des requ�rants comparurent spontan�ment pour t�moigner devant le tribunal de premi�re instance, hors la pr�sence des requ�rants ou de leurs avocats. Ils indiqu�rent qu'ils ne seraient pas en mesure de compara�tre devant le tribunal lors de l'audience suivante car ils exer�aient leurs fonctions dans un lieu �loign� et ils seraient en service ce jour-l�. Le tribunal admit les d�clarations qu'ils firent en pr�sence du parquet mais en l'absence des requ�rants et de leurs avocats. Deux des huit policiers soutinrent avoir vu toutes les personnes arr�t�es jeter des pierres et scander des slogans ill�gaux pendant la manifestation, version qui diff�rait des d�clarations qu'ils avaient faites au stade de l'enqu�te. Au cours de l'audience suivante, les t�moignages des policiers furent lus � voix haute aux requ�rants et � leurs avocats. Les requ�rants formul�rent une objection contre ces d�clarations, soutenant qu'ils avaient �t� priv�s de leur droit � contre-interroger ces t�moins. Ils demand�rent en vain au tribunal de r�entendre les policiers en leur pr�sence. En d�cembre 2010, le tribunal rendit son jugement et d�clara les requ�rants coupables d'avoir diffus� de la propagande en faveur d'une organisation terroriste, d'avoir particip� � une manifestation alors qu'ils �taient en possession d'objets interdits, d'avoir r�sist� aux forces de s�curit� et de les avoir entrav�es dans l'accomplissement de leurs devoirs, ainsi que d'appartenir � une organisation ill�gale. Les requ�rants form�rent un recours contre cette d�cision qui fut toutefois confirm�e par la Cour de cassation. � une date non pr�cis�e en 2015, ils furent lib�r�s apr�s avoir purg� leur peine. Invoquant l'article 6 �� 1 et 3 d) (droit � un proc�s �quitable et droit � obtenir la convocation et l'interrogation de t�moins) de la Convention europ�enne, les requ�rants soutiennent, en particulier, qu'ils ont �t� condamn�s alors m�me qu'ils n'avaient �t� impliqu�s dans aucun acte de violence, que le tribunal de premi�re instance n'a pas correctement examin� leur affaire et qu'ils ont �t� priv�s de la possibilit� d'interroger les policiers dont les d�clarations avaient �t� entendues au tribunal hors leur pr�sence. R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci, peuvent �tre obtenus sur www.echr.coe.int. Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire ici : www.echr.coe.int/RSS/fr ou de nous suivre sur Twitter @ECHRpress. 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© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 15.07.2026. · Źródło