003-7058684-9535694

WyrokETPCz2021-06-24

Analiza orzeczenia

Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.

Zagadnienie prawne
Czy decyzja o ekstradycji osoby z poważnymi problemami zdrowotnymi, bez odpowiedniej oceny jej stanu zdrowia i ryzyka dla życia w kraju docelowym, stanowiłaby naruszenie zakazu nieludzkiego lub poniżającego traktowania z art. 3 Konwencji?
Ratio decidendi
Trybunał uznał, że państwo ma pozytywny obowiązek zapewnienia, aby ekstradycja osoby cierpiącej na poważne problemy zdrowotne nie prowadziła do nieludzkiego lub poniżającego traktowania. Brak odpowiedniej oceny ryzyka dla zdrowia w kraju docelowym przed ekstradycją, w kontekście poważnego stanu zdrowia skarżącego, stanowiłby naruszenie art. 3 Konwencji. Stwierdzenie to jest warunkowe, zależne od braku takiej oceny.
Stan faktyczny
Skarżący, Suren Khachaturov, obywatel Rosji, zamieszkały w Erywaniu, był pierwszym zastępcą dyrektora jednej z moskiewskich instytucji państwowych. Władze Armenii podjęły decyzję o jego ekstradycji do Rosji w związku z podejrzeniami o przestępstwa korupcyjne. Skarżący cierpiał na poważne problemy zdrowotne, będące następstwem udaru.
Rozstrzygnięcie
Stwierdza naruszenie artykułu 3 Konwencji, jeśli skarżący zostanie poddany ekstradycji do Rosji bez odpowiedniej oceny jego stanu zdrowia przez władze armeńskie.

Pełny tekst orzeczenia

De la Greffi�re de la Cour CEDH 198 (2021) 24.06.2021 Arr�ts et d�cisions du 24 juin 2021 La Cour europ�enne des droits de l'homme a communiqu� aujourd'hui par �crit 17 arr�ts1 et 36 d�cisions2 : sept arr�ts de chambre sont r�sum�s ci-dessous ; dix arr�ts de comit�, qui concernent des questions d�j� examin�es par la Cour auparavant, et les 36 autres d�cisions peuvent �tre consult�s sur Hudoc et ne figurent pas dans le pr�sent communiqu� de presse. Les arr�ts en fran�ais ci-dessous sont indiqu�s par un ast�risque (*). Khachaturov c. Arm�nie (requ�te no 59687/17) Le requ�rant, Suren Khachaturov, est un ressortissant russe, n� en 1974 et r�sidant � Erevan. Il �tait premier directeur adjoint de l'un des �tablissements budg�taires d'�tat de la Ville de Moscou. L'affaire concerne la d�cision des autorit�s arm�niennes d'extrader le requ�rant vers la Russie, o� il est soup�onn� d'infractions de corruption. Le requ�rant a de graves probl�mes de sant� r�sultant d'un accident vasculaire c�r�bral. Invoquant l'article 2 (droit � la vie), l'article 3 (interdiction des traitements inhumains ou d�gradants), l'article 18 (limitation de l'usage des restrictions aux droits), l'article 34 (droit de recours individuel) et l'article 38 (examen contradictoire de l'affaire) de la Convention europ�enne des droits de l'homme, le requ�rant all�gue, en particulier, que son transfert, en cas d'extradition vers la Russie, l'exposerait � un risque pour sa sant� et constituerait donc une violation de la Convention. Violation de l'article 3 si le demandeur devait �tre extrad� vers la Russie sans une �valuation appropri�e de son �tat de sant� par les autorit�s arm�niennes Mesure provisoire (article 39 du r�glement de la Cour) : toujours en vigueur jusqu'� ce que le pr�sent arr�t devienne d�finitif ou jusqu'� nouvel ordre ; Satisfaction �quitable : Pr�judice moral : le constat d'une potentielle violation de l'article 3 de la Convention constitue en soi une satisfaction �quitable suffisante pour le dommage moral qu'aurait pu subir le requ�rant. Frais et d�pens : 2 000 euros (EUR) Dodoja c. Croatie (no 53587/17) Le requ�rant, Sinisa Dodoja, est un ressortissant croate, n� en 1963 et r�sidant � Split (Croatie). 1 Conform�ment aux dispositions des articles 43 et 44 de la Convention, les arr�ts de chambre ne sont pas d�finitifs. Dans un d�lai de trois mois � compter de la date du prononc� de l'arr�t, toute partie peut demander le renvoi de l'affaire devant la Grande Chambre de la Cour. En pareil cas, un coll�ge de cinq juges d�termine si l'affaire m�rite plus ample examen. Si tel est le cas, la Grande Chambre se saisira de l'affaire et rendra un arr�t d�finitif. Si la demande de renvoi est rejet�e, l'arr�t de chambre deviendra d�finitif � la date de ce rejet. Conform�ment aux dispositions de l'article 28 de la Convention, les arr�ts rendus par un comit� sont d�finitifs. D�s qu'un arr�t devient d�finitif, il est transmis au Comit� des Ministres du Conseil de l'Europe qui en surveille l'ex�cution. Des renseignements suppl�mentaires sur le processus d'ex�cution sont consultables � l'adresse suivante : www.coe.int/t/dghl/monitoring/execution 2 Les d�cisions d'irrecevabilit� et de radiation du r�le sont d�finitives. L'affaire concerne le proc�s du requ�rant pour consommation de stup�fiants, � l'issue duquel il fut reconnu coupable et condamn� � huit ans d'emprisonnement. Invoquant l'article 6 �� 1 et 3 d) (droit � un proc�s �quitable) de la Convention europ�enne, le requ�rant se plaint de l'impossibilit� d'interroger un t�moin � charge. Violation de l'article 6 �� 1 et 3 (d) Satisfaction �quitable : Pr�judice moral : 1 500 EUR Frais et d�pens : 2 000 EUR Imeri c. Croatie (no 77668/14) Le requ�rant, Ardian Imeri, est un ressortissant norv�gien, n� en 1980 et r�sidant � Ski (Norv�ge). L'affaire concerne une proc�dure pour infraction administrative dirig�e contre le requ�rant � l'issue de laquelle il fut condamn� � une amende de 530 000 couronnes norv�giennes (NOK). L'int�ress� s'�tait rendu en Croatie � partir de la Slov�nie, en possession de 43 500 euros et 730 000 NOK, sans le d�clarer aux autorit�s douani�res. Il fut inculp� en vertu des articles 40(1) et 69(1) de la loi sur les devises �trang�res et de l'article 74 de la loi sur la pr�vention du blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Invoquant l'article 1 du Protocole n� 1 (protection de la propri�t�) � la Convention, le requ�rant all�gue que la confiscation de la somme de 530 000 NOK a �t� excessive. Violation de l'article 1 du Protocole n� 1 Satisfaction �quitable : Pr�judice moral : le constat d'une violation constitue en soi une satisfaction �quitable suffisante pour le dommage moral subi par le requ�rant. Frais et d�pens : 3 000 EUR A.T. c. Italie (no 40910/19)* Le requ�rant, A.T., est un ressortissant italien, n� en 1969 et r�sidant � Z.B. en Italie. L'affaire concerne l'impossibilit�, all�gu�e par le requ�rant, d'exercer son droit de visite � l'�gard de son fils et de le voir selon les conditions fix�es par les tribunaux. Invoquant les articles 6 (droit � un proc�s �quitable) et 8 (droit au respect de la vie familiale), le requ�rant all�gue une attitude d'opposition de la part de la m�re de l'enfant et reproche aux autorit�s internes de na pas avoir pris de mesures rapides de nature � assurer la mise en oeuvre de son droit de visite Il dit �tre priv� de la possibilit� d'exercer son droit de visite dans les conditions fix�es par les tribunaux et y voit une atteinte au respect de son droit � la vie familiale. Violation de l'article 8 Satisfaction �quitable : Pr�judice moral : 13 000 EUR Frais et d�pens : 15 000 EUR D.S. c. Italie (no 14833/16)* Le requ�rant, M. D.S., est un ressortissant italien, n� en 1962 et r�sidant � Rocca di Papa. L'affaire concerne l'ex�cution tardive d'une d�cision interne ayant reconnu au requ�rant un droit de d�dommagement pour le pr�judice subi � la suite d'une infection apr�s transfusion sanguine. Invoquant les articles 6 � 1 (droit � un proc�s �quitable), 1 du Protocole n� 1 (protection de la propri�t�) et 14 (interdiction de la discrimination), le requ�rant se plaint de l'inex�cution prolong�e du jugement qui lui avait reconnu le droit d'�tre d�dommag� du pr�judice subi � la suite d'une infection post transfusionnelle. Violation de l'article 6 � 1 Violation de l'article 1 du Protocole n� 1 Satisfaction �quitable : Pr�judice moral : 10 000 EUR Frais et d�pens : 12 060,24 EUR Mastroianni et Toscano c. Italie (no 12205/16)* Les requ�rants, M. Mario Mastroianni et Mme Fernada Damiana Toscano, sont des ressortissants italiens, n�s en 1965 et en 1969 et r�sidant � Alvignano (Caserte). L'affaire concerne l'inex�cution d'une d�cision interne reconnaissant aux requ�rants un droit � �tre indemnis�s pour l'infection qui a fait suite � la transfusion op�r�e par M. Mastroianni. Invoquant les articles 6 � 1 (droit � un proc�s �quitable), 1 du Protocole n� 1 (protection de la propri�t�) et 13 (droit � un recours effectif), les requ�rant se plaignent de la violation de leur droit d'acc�s � un tribunal ainsi que de la longueur, excessive selon eux, de la proc�dure ; ils d�noncent �galement une violation de leur droit de propri�t� r�sultant de l'inex�cution de la cr�ance n�e dudit jugement ; ils se plaignent enfin de ne pas avoir pu disposer d'un recours effectif au niveau interne pour soulever leurs griefs. Violation de l'article 6 � 1 Violation de l'article 1 du Protocole n� 1 Violation de l'article 13 Satisfaction �quitable : Pr�judice mat�riel : 101 151,88 EUR au premier requ�rant et 12 508,44 EUR � la deuxi�me requ�rante. Pr�judice moral : 10 000 EUR aux deux requ�rants conjointement. Frais et d�pens : 13 635 EUR. Has�likov� c. Slovaquie (no 39654/15) La requ�rante, Jana Has�likov�, est une ressortissante slovaque, n�e en 1972 et actuellement d�tenue � la prison de Levoca (Slovaquie). Elle souffre d'un handicap intellectuel. L'affaire concerne principalement le proc�s et la condamnation le 11 janvier 2011 de la requ�rante pour meurtre � particuli�rement grave �. Invoquant l'article 6 �� 1 et 3 a), b) et c) (droit � un proc�s �quitable), l'article 17 (interdiction de l'abus de droit) et l'article 5 � 2 (toute personne arr�t�e doit �tre inform�e, dans le plus court d�lai des raisons de son arrestation), la requ�rante se plaint, en particulier, de l'�quit� de la proc�dure p�nale dirig�e contre elle, compte tenu de son handicap et de son incapacit� � comprendre les accusations. Elle se plaint �galement d'une violation de ses droits � la suite de son arrestation. Non-violation de l'article 6 �� 1 et 3 La Cour a d�clar� les autres griefs irrecevables. R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci, peuvent �tre obtenus sur www.echr.coe.int. Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire ici : www.echr.coe.int/RSS/fr ou de nous suivre sur Twitter @ECHR_CEDH. Contacts pour la presse [email protected] | tel: +33 3 90 21 42 08 Tracey Turner-Tretz (tel : + 33 3 88 41 35 30) Denis Lambert (tel : + 33 3 90 21 41 09) Inci Ertekin (tel : + 33 3 90 21 55 30) Neil Connolly (tel : + 33 3 90 21 48 05) Jane Swift (tel : + 33 3 88 41 29 04) La Cour europ�enne des droits de l'homme a �t� cr��e � Strasbourg par les �tats membres du Conseil de l'Europe en 1959 pour conna�tre des all�gations de violation de la Convention europ�enne des droits de l'homme de 1950. 4

© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 15.07.2026. · Źródło