003-7200934-9781661
WyrokETPCz2021-12-03
Analiza orzeczenia
Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.
Zagadnienie prawne
Czy decyzja władz norweskich o zezwoleniu na adopcję dziecka przez rodzinę zastępczą wbrew woli matki, skutkująca pozbawieniem jej praw rodzicielskich i brakiem możliwości utrzymania więzi z korzeniami kulturowymi i religijnymi dziecka, stanowi naruszenie prawa do poszanowania życia prywatnego i rodzinnego (art. 8) oraz wolności myśli, sumienia i religii (art. 9) Konwencji?Stan faktyczny
Skarżąca, Mariya Abdi Ibrahim, jest obywatelką Somalii, urodzoną w 1993 roku. Jej syn, urodzony w Kenii w 2009 roku, został umieszczony w rodzinie zastępczej w Norwegii pod koniec 2010 roku, po tym jak skarżąca uzyskała status uchodźcy. Skarżąca prosiła o umieszczenie dziecka u krewnych lub w rodzinie somalijskiej/muzułmańskiej, ale zostało ono umieszczone w rodzinie chrześcijańskiej. W 2013 roku władze wystąpiły o zgodę na adopcję dziecka przez rodzinę zastępczą, co wiązało się z pozbawieniem skarżącej praw rodzicielskich i praw do odwiedzin. Skarżąca odwołała się od tej decyzji, nie żądając powrotu syna, lecz prawa do odwiedzin, aby dziecko mogło zachować więź ze swoimi korzeniami kulturowymi i religijnymi. Sąd apelacyjny w maju 2015 roku oddalił jej odwołanie i zezwolił na adopcję, a Sąd Najwyższy odmówił rozpatrzenia sprawy we wrześniu 2015 roku.Pełny tekst orzeczenia
De la Greffi�re de la Cour
CEDH 370 (2021) 03.12.2021
Annonce d'une affaire de Grande Chambre concernant l'adoption d'un enfant
La Cour europ�enne des droits de l'homme se prononcera dans l'affaire Abdi Ibrahim c. Norv�ge (requ�te no 15379/16) en audience publique le 10 d�cembre 2021 � 11 h 30 au Palais des droits de l'homme, � Strasbourg.
L'affaire concerne la d�cision des autorit�s norv�giennes d'autoriser l'adoption d'un enfant par une famille d'accueil, contre la volont� de sa m�re.
Principaux faits et griefs
La requ�rante, Mariya Abdi Ibrahim, est une ressortissante somalienne n�e en 1993.
Son fils, n� en 2009 au Kenya avant d'arriver en Norv�ge avec sa m�re qui y obtint le statut de r�fugi�, fit l'objet d'une prise en charge d'urgence � la fin de l'ann�e 2010. Il fut ensuite plac� dans une famille chr�tienne alors que la requ�rante avait demand� qu'il f�t confi� � des cousins � elle ou bien � une famille somalienne ou musulmane.
En 2013 les autorit�s demand�rent que la famille d'accueil de l'enfant f�t autoris�e � l'adopter, ce qui supposait que la requ�rante f�t priv�e de tout droit de visite � l'�gard de son fils et d�chue de ses droits parentaux. L'int�ress�e forma un recours par lequel elle ne sollicita pas le retour de son fils aupr�s d'elle, celui-ci ayant d�j� pass� beaucoup de temps chez ses parents d'accueil et s'�tant attach� � eux, mais elle demanda un droit de visite afin que, entre autres, l'enfant p�t conserver un lien avec ses racines culturelles et religieuses.
En mai 2015, la cour d'appel, � la majorit�, d�bouta la requ�rante de son recours et autorisa l'adoption. Elle examina notamment les questions concernant l'origine ethnique, la culture et la religion que soulevait l'adoption de cet enfant par une famille chr�tienne. En septembre 2015, la requ�rante se vit refuser l'autorisation de saisir la Cour supr�me.
Sur le terrain des articles 8 (droit au respect de la vie priv�e et familiale) et 9 (libert� de pens�e, de conscience et de religion) de la Convention europ�enne des droits de l'homme, la requ�rante se plaint de la d�cision par laquelle elle a �t� d�chue de ses droits parentaux et par laquelle l'adoption de son fils a �t� autoris�e. Elle avance en particulier que pendant toute la dur�e de son affaire, elle a exprim� son identit� religieuse et ses souhaits pr�cis concernant l'�ducation de son fils. Elle expose aussi que la Cour devrait indiquer au Gouvernement des mesures � prendre au titre de l'article 46 (force obligatoire et ex�cution), comme la r�ouverture de la proc�dure d'adoption.
Proc�dure
La requ�te a �t� introduite devant la Cour europ�enne des droits de l'homme le 17 mars 2016.
Dans son arr�t de chambre du 17 d�cembre 2019, la Cour, ayant d�cid� d'examiner les griefs de la requ�rante sous l'angle du seul article 8 de la Convention, a conclu, � l'unanimit�, � une violation de cet article.
Le 17 mars 2020 la requ�rante a demand� le renvoi de l'affaire devant la Grande Chambre en vertu de l'article 43 de la Convention (renvoi devant la Grande Chambre), all�guant sp�cifiquement que, pour statuer, la chambre avait examin� tous ses arguments sous l'angle de l'article 8, alors que selon elle l'affaire appelait aussi un examen sous l'angle de l'article 9. Le 11 mai 2020, le coll�ge de la Grande Chambre a fait droit � sa demande.
Une audience de Grande Chambre s'est tenue le 27 janvier 2021 au Palais des droits de l'Homme, � Strasbourg. Les gouvernements de la R�publique tch�que, du Danemark et de la Turquie, ainsi que le Centre AIRE (une organisation non gouvernementale) et les parents adoptifs de l'enfant ont �t� autoris�s � intervenir dans la proc�dure �crite en tant que tiers intervenants. R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci, peuvent �tre obtenus sur www.echr.coe.int . Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire ici : www.echr.coe.int/RSS/fr ou de nous suivre sur Twitter @ECHR_CEDH. Contacts pour la presse [email protected] | tel: +33 3 90 21 42 08 Tracey Turner-Tretz (tel : + 33 3 88 41 35 30) Denis Lambert (tel : + 33 3 90 21 41 09) Inci Ertekin (tel : + 33 3 90 21 55 30) Neil Connolly (tel : + 33 3 90 21 48 05) Jane Swift (tel : + 33 3 88 41 29 04) La Cour europ�enne des droits de l'homme a �t� cr��e � Strasbourg par les �tats membres du Conseil de l'Europe en 1959 pour conna�tre des all�gations de violation de la Convention europ�enne des droits de l'homme de 1950.
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© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 13.07.2026. · Źródło