003-7308611-9967717

WyrokETPCz2022-04-12

Analiza orzeczenia

Sekcja wygenerowana przez AI na podstawie treści orzeczenia — nie stanowi cytatu.

Zagadnienie prawne
Czy skazanie lekarza za pomoc w samobójstwie i usiłowanie pomocy w samobójstwie naruszyło jego prawo do wolności wypowiedzi z art. 10 Konwencji?
Ratio decidendi
Trybunał uznał, że skazanie skarżącego stanowiło ingerencję w jego prawo do wolności wypowiedzi, ale była ona przewidziana prawem krajowym (art. 240 duńskiego kodeksu karnego). Trybunał podkreślił, że jego zadaniem nie jest ocena zasadności kryminalizacji wspomaganego samobójstwa, lecz ustalenie, czy ingerencja była „niezbędna w społeczeństwie demokratycznym”. Trybunał stwierdził, że władze krajowe miały uzasadnione cele (ochrona zdrowia, moralności i praw innych) oraz działały w granicach szerokiego marginesu oceny, ponieważ Konwencja nie gwarantuje prawa do wspomaganego samobójstwa, a państwo ma obowiązek chronić osoby wrażliwe. Skazanie dotyczyło konkretnych porad prowadzących do samobójstwa, a nie legalnej publikacji przewodnika.
Stan faktyczny
Svend Lings, duński lekarz, założył organizację promującą wspomagane samobójstwo i opublikował w internecie przewodnik na ten temat. Po tym, jak w wywiadzie radiowym przyznał się do pomocy osobie w samobójstwie, został skreślony z rejestru lekarzy. Następnie został oskarżony i skazany za dwa przypadki pomocy w samobójstwie i jeden przypadek usiłowania pomocy w samobójstwie, co zostało potwierdzone przez Sąd Najwyższy w 2019 roku. Otrzymał wyrok 60 dni więzienia w zawieszeniu.
Rozstrzygnięcie
Trybunał stwierdza brak naruszenia artykułu 10 (wolność wypowiedzi) Konwencji europejskiej praw człowieka.

Pełny tekst orzeczenia

De la Greffi�re de la Cour CEDH 130 (2022) 12.04.2022 Une condamnation pour suicide assist� n'a pas emport� violation du droit � la libert� d'expression Dans son arr�t de chambre1, rendu ce jour dans l'affaire Lings c. Danemark (requ�te no 15136/20), la Cour europ�enne des droits de l'homme dit, � l'unanimit�, qu'il y a eu : non-violation de l'article 10 (libert� d'expression) de la Convention europ�enne des droits de l'homme. Le requ�rant, qui est m�decin, est le fondateur d'une organisation militant en faveur du suicide assist�, M�decins en faveur de l'euthanasie. L'affaire concerne sa condamnation pour deux suicides assist�s et une tentative de suicide assist�. Le requ�rant affirmait qu'il s'�tait born� � diffuser des informations � propos du suicide. La Cour juge en particulier que les autorit�s ont agi dans les limites de l'ample marge d'appr�ciation qui est la leur lorsqu'elles ont condamn� M. Lings. La l�gislation pertinente �rigeait en infraction le suicide assist�, acte dont le requ�rant a �t� reconnu coupable, et non le fait de diffuser des informations sur le suicide. Les buts poursuivis par les autorit�s � protection de la sant�, de la morale et des droits d'autrui � �taient l�gitime. Un r�sum� juridique de cette affaire sera disponible dans la base de donn�es HUDOC de la Cour (lien). Principaux faits Le requ�rant, Svend Lings, est un ressortissant danois n� en 1941 et r�sidant � Copenhague. M. Lings est le fondateur de M�decins en faveur de l'euthanasie (L�ger for Aktiv D�dshj�lp), une organisation militant en faveur du suicide assist�. Dans le cadre de cette organisation, il a produit un guide intitul� � Les m�dicaments indiqu�s pour un suicide � (L�gemidler der er velegnede til selvmord) qu'il a publi� sur Internet, ce que le droit danois l'autorisait � faire. Il expliquait dans ce guide comment proc�der pour se suicider, et fournissait notamment des descriptions d�taill�es et les doses requises pour chacun des m�dicaments �voqu�s, des explications sur les moyens physiques pouvant �tre employ�s, etc. En 2017, apr�s avoir d�clar� dans une interview radiodiffus�e qu'il avait aid� une personne � se suicider, M. Lings fut radi� du tableau de l'ordre des m�decins. Il fut par la suite accus� de deux suicides assist�s et d'une tentative de suicide assist�, et, le 26 septembre 2018, fut reconnu coupable sur deux chefs. En appel, toutefois, la cour r�gionale du Danemark oriental (�stre Landsret) le reconnut coupable des trois chefs d'accusation. Cette d�cision fut confirm�e par la Cour supr�me en 2019. La condamnation de M. Lings �tait fond�e sur plusieurs �l�ments, dont le fait que l'int�ress� avait prescrit des m�dicaments (Fenemal) � deux personnes dont il savait qu'elles avaient l'intention de se 1 Conform�ment aux dispositions des articles 43 et 44 de la Convention, cet arr�t de chambre n'est pas d�finitif. Dans un d�lai de trois mois � compter de la date de son prononc�, toute partie peut demander le renvoi de l'affaire devant la Grande Chambre de la Cour. En pareil cas, un coll�ge de cinq juges d�termine si l'affaire m�rite plus ample examen. Si tel est le cas, la Grande Chambre se saisira de l'affaire et rendra un arr�t d�finitif. Si la demande de renvoi est rejet�e, l'arr�t de chambre deviendra d�finitif � la date de ce rejet. D�s qu'un arr�t devient d�finitif, il est transmis au Comit� des Ministres du Conseil de l'Europe qui en surveille l'ex�cution. Des renseignements suppl�mentaires sur le processus d'ex�cution sont consultables � l'adresse suivante : http://www.coe.int/t/dghl/monitoring/execution. suicider, et le fait qu'il avait conseill� � une autre personne de placer un sac plastique sur sa t�te en m�me temps qu'elle s'administrait une surdose m�dicamenteuse. Deux des personnes en question �taient d�c�d�es et la troisi�me avait surv�cu et avait m�me recouvr� sa pleine sant� mentale � l'issue d'un traitement m�dical. M. Lings fut condamn� en derni�re instance � soixante jours de prison avec sursis, son �ge ayant �t� retenu comme circonstance att�nuante. Griefs, proc�dure et composition de la Cour Invoquant l'article 10 (libert� d'expression) de la Convention europ�enne des droits de l'homme, le requ�rant all�guait que la d�cision interne d�finitive qui avait �t� rendue contre lui s'analysait en une violation de son droit � la libre expression. La requ�te a �t� introduite devant la Cour europ�enne des droits de l'homme le 18 mars 2020. L'arr�t a �t� rendu par une chambre de sept juges compos�e de : Carlo Ranzoni (Liechtenstein), pr�sident, Jon Fridrik Kj�lbro (Danemark), Egidijus Kris (Lituanie), Branko Lubarda (Serbie), Gilberto Felici (Saint-Marin), Saadet Y�ksel (Turquie), Diana S�rcu (R�publique de Moldova), ainsi que de Stanley Naismith, greffier de section. D�cision de la Cour Les parties ne contestent pas que la condamnation du requ�rant s'analyse en une atteinte au droit � la libre expression du requ�rant. La Cour proc�de donc sur cette base. Elle constate �galement que cette atteinte �tait pr�vue par la loi (article 240 du code p�nal). La Cour rel�ve que le suicide assist� �tait ill�gal au Danemark depuis 1930, et que la l�gislation pertinente disposait qu'un acte sp�cifique d'assistance au suicide devait avoir �t� commis pour que le mis en cause f�t reconnu coupable. Sa t�che consiste n�anmoins � d�terminer non pas si le fait d'�riger le suicide assist� en infraction est justifi�, mais si pareille mesure �tait � n�cessaire dans une soci�t� d�mocratique � en l'esp�ce. La Cour observe � cet �gard que les autorit�s ont le devoir de prot�ger les membres vuln�rables de la soci�t�. La Cour souligne que la Convention ne consacre pas le droit au suicide assist�. Elle prend note des conclusions finales de la Cour supr�me et ne voit pas de raison de s'en �carter, en particulier du constat selon lequel les conseils de M. Ling, quoique fond�s sur son guide relatif au suicide, avaient pouss� une personne au suicide. La publication du guide en question �tait l�gale, mais l'affaire portait sur les conseils sp�cifiques que le requ�rant avait donn�s � des individus. Ni la condamnation, ni la peine inflig�e n'ont �t� excessives en l'esp�ce. Globalement, les juridictions internes ont avanc� pour justifier leur d�cision des motifs � protection de la sant�, de la morale et des droits d'autrui � l�gitimes, et elles ont agi dans les limites de l'ample marge d'appr�ciation dont jouissent les autorit�s en pareil cas. Partant, la Cour conclut � la non-violation de l'article 10 de la Convention. L'arr�t n'existe qu'en anglais. R�dig� par le greffe, le pr�sent communiqu� ne lie pas la Cour. Les d�cisions et arr�ts rendus par la Cour, ainsi que des informations compl�mentaires au sujet de celle-ci, peuvent �tre obtenus sur www.echr.coe.int . Pour s'abonner aux communiqu�s de presse de la Cour, merci de s'inscrire ici : www.echr.coe.int/RSS/fr ou de nous suivre sur Twitter @ECHR_CEDH. Contacts pour la presse [email protected] | tel: +33 3 90 21 42 08 Les journalistes sont invit�s � privil�gier les demandes de renseignement par courriel. Neil Connolly (tel : + 33 3 90 21 48 05) Tracey Turner-Tretz (tel : + 33 3 88 41 35 30) Denis Lambert (tel : + 33 3 90 21 41 09) Inci Ertekin (tel : + 33 3 90 21 55 30) Jane Swift (tel : + 33 3 88 41 29 04) La Cour europ�enne des droits de l'homme a �t� cr��e � Strasbourg par les �tats membres du Conseil de l'Europe en 1959 pour conna�tre des all�gations de violation de la Convention europ�enne des droits de l'homme de 1950. 3

© Rada Europy / Europejski Trybunał Praw Człowieka, źródło: HUDOC (hudoc.echr.coe.int), pozyskano 16.07.2026. · Źródło