C-186/91
Opinia rzecznika generalnegoTSUE1992-11-10CELEX: 61991CC0186ECLI:EU:C:1992:424
Analiza orzeczenia
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Zagadnienie prawne
Czy art. 11 dyrektywy 85/203/EWG, nakładający na państwa członkowskie obowiązek konsultacji z państwami sąsiednimi w kwestii norm jakości powietrza, wymaga formalnej transpozycji do prawa krajowego, nawet jeśli kompetencje w tym zakresie mogą być rozdzielone między władze centralne a regionalne?Ratio decidendi
Rzecznik generalny stwierdził, że art. 11 dyrektywy 85/203/EWG nakłada na państwo członkowskie wiążący obowiązek konsultacji, który musi zostać transponowany do prawa krajowego. Obowiązek ten spoczywa na rządach państw członkowskich jako adresatach dyrektywy, a nie na władzach regionalnych. Aby zagwarantować przestrzeganie tego obowiązku, musi on zostać nałożony na podmioty posiadające władzę ustawodawczą, co wymaga formalnej transpozycji, niezależnie od tego, czy państwo członkowskie zamierza skorzystać z możliwości ustalenia surowszych norm, czy też kompetencje w tym zakresie są rozdzielone na poziomie krajowym.Stan faktyczny
Komisja Wspólnot Europejskich wniosła skargę o stwierdzenie uchybienia zobowiązaniom państwa członkowskiego przeciwko Królestwu Belgii. Zarzucono Belgii, że nie transponowała do prawa krajowego art. 11 dyrektywy 85/203/EWG, który przewiduje obowiązek konsultacji z innymi państwami członkowskimi w przypadku ustalania surowszych norm jakości powietrza w regionach przygranicznych lub gdy zanieczyszczenie pochodzi z innego państwa członkowskiego. Belgia transponowała dyrektywę dekretem królewskim z 1 lipca 1986 r., ale art. 11 nie został w nim uwzględniony. Rząd belgijski argumentował, że są to przepisy czysto instrumentalne, niewymagające dosłownej transpozycji, oraz że nie zamierza korzystać z możliwości ustalania surowszych norm. Zasygnalizowano również, że kompetencje w zakresie środowiska mogą leżeć po stronie władz regionalnych.Rozstrzygnięcie
Proponuję Trybunałowi orzec w następujący sposób:
1) Przez niewprowadzenie w życie przepisów ustawowych, wykonawczych i administracyjnych niezbędnych do transpozycji do prawa krajowego obowiązków przewidzianych w art. 11 dyrektywy Rady 85/203/EWG z dnia 7 marca 1985 r. w sprawie norm jakości powietrza dla dwutlenku azotu, Królestwo Belgii uchybiło zobowiązaniom ciążącym na nim na mocy tej dyrektywy oraz art. 189 Traktatu EWG.
2) Królestwo Belgii zostaje obciążone kosztami postępowania.Pełny tekst orzeczenia
Avis juridique important
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61991C0186
Conclusions de l'avocat général Lenz présentées le 10 novembre 1992. - Commission des Communautés européennes contre Royaume de Belgique. - Manquement d'État - Exécution partielle de la directive 85/203/CEE - Normes de qualité de l'air pour le dioxyde d'azote - Obligation de concertation avec les États membres limitrophes. - Affaire C-186/91.
Recueil de jurisprudence 1993 page I-00851
Conclusions de l'avocat général
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Monsieur le Président,
Messieurs les Juges,
A - Introduction
1. Dans le recours en manquement qui fait l' objet des présentes conclusions, la Commission fait grief au gouvernement du royaume de Belgique d' avoir omis de transposer en droit interne l' article 11 de la directive 85/203/CEE concernant les normes de qualité de l' air pour le dioxyde d' azote (1) et d' avoir, de ce fait, manqué aux obligations qui lui incombent en vertu du droit communautaire.
2. Les États membres se sont vu reconnaître la faculté de fixer des valeurs plus sévères que celles prévues par la directive (articles 4 et 5 de la directive).
3. La directive 85/203 a été transposée en droit belge par l' arrêté royal du 1er juillet 1986 (2). L' article 11 de la directive 85/203, qui n' a pas été repris dans l' arrêté royal ni d' une façon littérale ni par des dispositions analogues, prévoit la consultation d' autres États membres avec une participation facultative de la Commission, et ce aux termes du paragraphe 1, lorsqu' un État membre se propose de fixer dans une région proche d' une frontière des valeurs plus sévères et, aux termes du paragraphe 2, lorsque les valeurs risquent d' être dépassées à la suite d' une pollution qui a pour origine ou peut avoir pour origine un autre État membre.
4. Le gouvernement belge objecte qu' il s' agit de dispositions purement instrumentales qui n' exigent pas une transposition littérale. Au demeurant, l' État belge n' aurait pas l' intention d' utiliser la faculté, prévue par les articles 4 et 5 de la directive 85/203, de fixer des valeurs plus sévères, et même dans l' hypothèse où des régions limitrophes devraient faire l' objet de valeurs plus sévères, une consultation préalable avec l' État voisin sera dans la nature des choses, puisqu' il n' est pas possible d' améliorer unilatéralement la qualité de l' air.
5. Nous renvoyons au rapport d' audience pour un plus ample exposé des éléments de fait et de droit du litige ainsi que des moyens et arguments des parties.
B - Appréciation juridique
6. Il est incontesté que l' article 11 de la directive 85/203 n' a pas été repris dans l' acte de transposition arrêté par l' État membre. Il s' agit seulement de savoir si cette obligation de consultation imposée à un État membre exige une transposition, car le caractère contraignant d' une obligation imposée à un État membre sous la forme d' une directive ne fait aucun doute (article 189, troisième alinéa, du traité CEE).
7. La réponse à cette question dépend du point de savoir quel organe est habilité en vertu de la répartition des compétences nationale à fixer des valeurs limites ou des valeurs guides plus sévères que celles prévues par la directive. Si cette mission était confiée exclusivement au gouvernement de l' État membre, une transposition formelle serait le cas échéant inutile, puisque l' article 11 de la directive prévoit déjà une obligation qui lie directement l' État membre.
8. Toutefois, la requête comporte une allusion au fait que, selon la répartition des compétences en Belgique, la fixation de valeurs plus sévères pourrait être de la compétence des autorités régionales. Cette idée a été approfondie à l' audience où il a été indiqué que précisément en matière d' environnement certaines compétences ont été transférées aux régions.
9. L' obligation de consultation incombe cependant aux gouvernements des États membres, destinataires de la directive (article 16), et non aux régions. Pour garantir le respect de l' obligation de consultation, il faut que celle-ci soit imposée aux détenteurs du pouvoir législatif. Étant donné que l' État belge ne satisfait pas à ces exigences en ce qui concerne la transposition de la directive 85/203, nous suggérons donc à la Cour d' accueillir le recours de la Commission.
C - Conclusion
10. Nous vous proposons de statuer de la manière suivante:
1) En ne mettant pas en vigueur les dispositions législatives, réglementaires et administratives nécessaires pour transposer en droit interne les obligations prévues par l' article 11 de la directive 85/203/CEE du Conseil, du 7 mars 1985, concernant les normes de qualité de l' air pour le dioxyde d' azote, le royaume de Belgique a manqué aux obligations qui lui incombent en vertu de cette directive ainsi que de l' article 189 du traité CEE.
2) Le royaume de Belgique est condamné aux dépens.
(*) Langue originale: l' allemand.
(1) Directive 85/203/CEE du Conseil, du 7 mars 1985 (JO L 87, p. 1), modifiée par la directive 85/580/CEE du Conseil, du 20 décembre 1985 (JO L 372, p. 36).
(2) Moniteur belge du 23 septembre 1986, p. 12867.
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